dimanche 23 juin 2013

La disparition de Jim Sullivan de Tanguy Viel

La disparition de Jim Sullivan de Tanguy Viel (Les éditions de minuit, 153 pages, 7 mars 2013)

Incipit :

Récemment, comme je faisais le point sur les livres que j'avais lus ces dernières années, j'ai remarqué qu'il y avait désormais dans ma bibliothèque plus de romans américains que de romans français. Pendant longtemps pourtant, j'ai plutôt lu de la littérature française.

Quelle surprise ! Je ne m'attendais pas à un tel ennui et à un tel calvaire à lire. Je me suis forcé à le terminer, par principe et parce que cela ne faisait que 153 pages (mais je les ai vues passer).

Je suis étonné. S'il s'agit d'un hommage je ne le vois pas. Une critique, elle est sans génie et pire que ce qu'elle prétend critiquer. Un pastiche ? Alors A la manière de ... de Paul Reboux et Charles Muller font tellement mieux ou Fioretto qui, avec L'élégance du maigrichon, est nettement plus drôle. Un essai ? cela n'en a pas le style.

Style médiocre, redondant à pleurer, lourd, aussi drôle qu'une collection de blagues Carambar (mais ils assument), une histoire décousue sans intérêt, grotesque. Si pour critiquer les clichés, les poncifs et les écrivains sans talent ou qui abusent de lieux communs  il faut être aussi mauvais voire pire, quelle souffrance pour le lecteur. Un privé à Babylone de Braudigan pastichait le roman noir avec autrement plus de talent, d'humour et d'ironie. Même en me disant que c'est volontaire, que c'est ironique cela ne prend pas.

Faire appel au deuxième degré ne m'a pas été d'un grand secours ni le troisième ni au delà. C'est bâclé, sans envergure, encore plus mal écrit et plus boursouflé de poncifs éculés que Cinquante nuances de Grey. Certes c'est l'objectif mais quand même,  parler de barbecue et de hot dog en quoi ces clichés "américains" les plus réducteurs font ressortir quelque chose ?

Même long de 153 pages cela m'a demandé du courage espérant à chaque page trouver l'étincelle de quelque chose. Quel effort vain de phrases mal construites pour un livre dans le livre (n'est pas Paul Auster qui veut) et une soi-disant prise de distance sur le "roman américain" !

Un désastre. Je vais aller de ce pas lire les critiques positives, j'ai du rater quelque chose. Mais quoi ? Mystère.

Note : 0/10.

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