mardi 24 septembre 2013

Antigone de Jean Anouilh

Antigone de Jean Anouilh (La petite vermillon, 123 pages, 2008, 1946 pour l'édition originale)

Un classique sur le jeu du pouvoir jusqu'à l'absurde, qui mène inéluctablement vers une folie nihiliste destructrice et vaine. L'exercice du pouvoir nous interpelle cruellement, les contraintes inconciliables, la soumission à l'autorité comme dans l'expérience de Milgram, la résistance à l'autorité, la déresponsabilisation et l'écrasement aveugle avec ses dommages collatéraux comme diraient certains. Et devant la mort ... nous redevenons tous égaux, mais un peu tard.

Une pièce très enrichissante à étudier, à lire et relire.

C'est en prévision de lire Le quatrième mur de Sorj Chalandon (dans mon défi de lire tous les nominés du Goncourt ...), que j'ai décidé de relire Antigone. D'ailleurs je suis tombé par hasard sur la notion de quatrième mur au théâtre, la sérendipité a parfois du bon. En revanche Sorj Chalandon n'a certainement pas choisi ce titre au hasard.

Extrait :
Tous ceux qui avaient à mourir sont mort. Ceux qui croyaient une chose, et puis ceux qui croyaient le contraire -- même ceux qui ne croyaient rien et qui se sont trouvés pris dans l'histoire sans y rien comprendre. Morts pareils, tous, bien raides, bien inutiles, bien pourris.

Note : 10/10

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