mardi 24 septembre 2013

Étrange suicide dans une fiat rouge à faible kilométrage de L.C. Tyler

Étrange suicide dans une fiat rouge à faible kilométrage de L.C. Tyler (Pocket, 273 pages, 2012)

Incipit [1] :
 J'ai toujours été écrivain.
J'ai écrit mon premier roman à l'âge de 6 ans. Il faisait sept pages et demie et racontait l’histoire d'un pingouin, qui se trouvait avoir le même prénom que moi, et d'une femelle hérisson, qui se trouvait avoir le même prénom que ma maîtresse d'école.

J'aime bien les titres farfelus, comme celui du livre Le bizarre incident du chien pendant la nuit. Intrigué à la fois par le titre et ce très beau collage, je l'ai ajouté à ma liste de lecture ni une ni deux, et j'ai cédé le soir même (aucune volonté).


Un titre improbable qui annonce un humour british de bon aloi omniprésent et rend la lecture jubilatoire, met sens dessus dessous le roman policier, un peu comme lire un Agatha Christie sous substances proscrites.

Le seul bémol est qu'à la fin j'ai ressenti comme une légère frustration, une suite avec un titre aussi savoureux Homicides multiples dans un hôtel miteux des bords de Loire étant censée la combler. Et il n'y a pas que cette suite qui se passe dans la Loire, ma région, c'est également le cas pour le présent volume.

Len Tyler (courtesy of LC Tyler himself)
Un très bon moment de lecture, avec de multiples rebondissements, un jeu constant avec le lecteur, qui mène qui en bateau ?. L'objet 'roman policier' maltraité avec délectation un peu comme dans La vérité sur l'affaire Harry Québert (comment écrire un policier, un des héros de l'histoire est écrivain etc.), les deux étant tout de même suffisamment différents pour que le plaisir n'en soit pas affecté (Je le dis aussi bien pour ceux qui ont aimé Québert que pour ceux qui n'y ont pas souscrit. Si je peux faire plaisir.).

Ce crime writer comme il se nomme lui-même a lui aussi des initiales dont je n'ai pu connaître la teneur même sur sa fiche wikipédia. Un livre parfait pour l'été (et même les autres saisons ...)

Le titre anglais est beaucoup moins drôle je trouve (ou alors je ne l'ai pas compris, ce qui n'est pas exclu). De même que pour Karine Tuil j'ai demandé l'autorisation de publier son portrait et j'ai écrit (en anglais of course !!) à M. Tyler. A suivre [2]

Note : 9/10

[1] En fait le livre commence par ... un post-scriptum ... que je n'ai pas utilisé pour l'incipit, mais dès le départ j'ai pu sentir que l'auteur était joueur.
[2] Mr Tyler sent me a picture two days ago (september, 26, 2013). Many thanks !!!

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