lundi 25 novembre 2013

La cravate de Milena Michiko Flašar

L'arbre aux chats beaux
La cravate de Milena Michiko Flašar (Editions de l'Olivier, 164 pages, 2013)

Incipit :

Je l'appelais Cravate.
Le nom lui plaisait. Il le faisait rire.
Des bandes rouges et grises sur sa poitrine. C'est ainsi que je veux le garder dans mon souvenir.

Un Hikikomori et un Salaryman se rencontrent dans un parc, font connaissance et finissent par s'apprécier.

Sur le conseil d'un membre du Club parce que cela parle du Japon et que j'apprécie ce pays et sa culture.

Un livre sur les conventions sociales, l'aliénation de l'individu, la normalisation, l'isolement, le poids des idéologies. Des symptômes qu'il est possible de constater un peu partout et pas qu'au Japon. Un sentiment plus fort qu'ailleurs (la Honte) favorise le phénomène des Hikikomori mais cela n'en change pas fondamentalement les causes. Un livre terrible sur la lâcheté, l’hypocrisie, ce malaise pesant qui écrase la tête du clou qui dépasse, qui étouffe la créativité, le superflu, la poésie, l'individu et sa spécificité. Qui s'attaque brutalement à la différence, y compris à l'école qui devrait être le lieu de l'épanouissement.

De très courts chapitres, un style sensible qui évoque avec beaucoup de tendresse et d'amertume deux destinées fragilisées avec l'instinct de mort très prégnant qui rôde toujours, pas loin.

Un livre intéressant.

Note : 8,5/10

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