jeudi 7 novembre 2013

La grâce des brigands de Véronique Ovaldé

La grâce des brigands de Véronique Ovaldé (Éditions de l'Olivier, 284 pages, 2013)

Incipit :
  Maria Cristina Väätonen, la vilaine sœur, adorait habiter à Santa Monica.
  La première raison de cette inclination, celle qu'elle n'avouerait sans doute pas ou alors seulement sous forme de boutade, en riant très fort et très brièvement, c'est qu'elle avait la possibilité à tout moment de déguster des cocktails de crevettes et des glaces à la pastèque sur le front de mer.

C'est l'histoire d'une jeune femme ayant vécu dans un milieu aliénant, pauvre, étroit d'esprit, entouré de pecnots mais qui réussit tout de même à s'éloigner de sa ville natale isolée et de ses parents castrateurs et bigots pour faire la rencontre d'un écrivain qui la décillera sur le monde et lui permettra peut être enfin de s'épanouir.

Une écriture au style personnel qui instille un mystère,  une empathie avec Maria Cristina à laquelle on s'attache au fur et à mesure qu'on découvre son passé difficile et qui en dépit de sa personnalité qui a poussé sur un terreau infertile cherche à aller de l'avant et découvre le monde.

L'auteur instaure un climat particulier, un style faussement détaché pour mieux nous surprendre et nous offre un portrait de femme dessiné avec finesse et sensualité qui traverse une vie semée d'embûches, d'écueils, de coups durs mais que Maria Cristina surmonte à sa manière.

Un roman initiatique envoûtant, qui commence doucement mais qui se lit avec une facilité dont le mérite revient à une écriture travaillée parfaitement maîtrisée.

Note : 8,5/10


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