samedi 23 novembre 2013

Les chaussures italiennes d'Henning Mankell

Les chiens aboient le Caravage passe
Les chaussures italiennes d'Henning Mankell (Points, 373 pages, éditions du Seuil 2009)

Incipit :
Je me sens toujours plus seul lorsqu'il fait froid.
Le froid de l'autre côté de la vitre me rappelle celui qui émane de mon propre corps. Je suis assailli des deux côtés. Mais je lutte, contre le froid et contre la solitude.

Un homme vivant en ermite depuis douze ans sur une île suédoise revoit un amour de jeunesse, Harriet, qu'il avait abandonné du jour au lendemain trente-sept ans plus tôt. Sa vie va en être bouleversée.


Je me rappelais vaguement avoir lu en anglais une aventure de Wallender, Firewall [1], que j'avais appréciée. De plus depuis le temps au Club de Lecture que revenait dans les discussions ce livre Les chaussures italiennes, c'était deux bonnes raisons de le lire.

Un livre magnifique qui entre en résonance avec l'âme et la fait chanter. Sur des thèmes classiques (la mort, l'amour) l'auteur nous fait voyager dans un monde à la limite de l'onirisme, entre vague à l'âme, road movie, nostalgie à la rencontre d'un amour inachevé.

Avec bonheur, le cadre se marie  avec une histoire tragique, pourtant contée avec délicatesse et douceur nimbée de non dits qui brillent de mille feux.

Un récit d'une profonde humanité avec un anti héros qui se débat pour réparer ses égarements.

Un très beau livre.


Note : 10/10

[1] En français La Muraille invisible (plus joli que pare-feu)

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