mercredi 18 décembre 2013

In the Country of Last Things by Paul Auster

This is the end, my only friend ...
In the Country of Last Things by Paul Auster (Kindle, 155 pages, 1987 première publication)

Incipit :

These are the last things, she wrote. One by one they disappear and never come back.

Un journal écrit par une femme, à la recherche d'un William, narre son quotidien alors que la fin du monde est proche.

Un livre sombre, à l'ambiance pesante, un monde désolé où la survie est la règle, où tout dépérit, disparaît. Ne reste que les instincts et la survivance d'un passé révolu qui s'éteint.

Une ville inconnue, une monnaie imaginaire (les glots), un climat aliénant, fragmenté qui renvoie à l'absurdité du monde, de sa consommation (et son caddy), aux dérives sectaires aberrantes, un livre noir qui vous étouffe.

L'auteur a bien construit ce monde fictif où le prénom de la narratrice est connu au tiers du livre et son nom vers la moitié (ce qui rend encore plus étonnant le choix du titre français !), où  les besoins primaires deviennent la priorité, suivant la loi de la pyramide de Maslow.

Un livre qui m'a évoqué Eraserherad de David Lynch, The road de Cormac McCarthy, le film Les fils de l'homme d'Alfonso Cuarón ou encore I Am Legend de Richard Matheson. Ce même côté fin du monde désespérant.

En revanche l'histoire m'a moins passionné que Moon Palace, La trilogie New-Yorkaise ou Illusion même si c'est toujours aussi abouti. Avec toujours ce jeu avec la Littérature et la Vie, cette exploration de la psyché et les sensations évoquées pour le lecteur. A la frontière du réel et de la fiction, comme Murakami, sauf que ce dernier serait plus onirique alors que Paul Auster serait tendance plus cérébrale.

Un livre intéressant, bien écrit, prenant dans sa noirceur mais le Paul Auster que je préfère le moins de ceux que j'ai lus jusqu'à maintenant.

Note : 8/10

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