dimanche 9 mars 2014

La trahison d'Einstein d'Eric-Emmanuel Schmitt

Tout est relatif. Et inversement.
La trahison d'Einstein d'Eric-Emmanuel Schmitt (Albin Michel, 153 pages, 2014)

Incipit :
Une fin d'après-midi, dans le New-Jersey, au bord d'un lac.
Tandis que le soleil dore l'horizon de teintes cuivrées, un homme, assis sur le sol, se prépare un repas frugal avec du pain, du jambon, des cornichons.

Une rencontre au début des années 1930 sur une berge entre un vagabond et Albert Einstein. S'ensuit une discussion sur le patriotisme et l'anti militarisme. Les prises de position d'Einstein font qu'il est mis sous surveillance par le FBI.

La montée du nazisme relèguera les principes de paix d'Albert Einstein au second plan. Hiroshima et surtout Nagasaki vont tourmenter Einstein sur son choix d'avoir pris la décision d'ouvrir la boite de Pandore et le paradoxe existentiel de sa vision humaniste.
Deux choses sont infinies ; l'univers et la bêtise humaine. Et encore, pour l'univers, je n'ai pas de certitude absolue.
Une réflexion sur le pouvoir, la science, la liberté, la guerre, et la vision utopique d'Einstein. Cette dernière est un projet à l'exact opposé de la vision totalitaire des nazis. Une pièce de théâtre parfaitement construite et pleine de réflexions, que j'aimerais beaucoup voir jouée. Eric-Emmanuel Schmitt y a inséré des aphorismes connus d'Albert Einstein dont certains sont très drôles d'autant que l'humour était un trait important pour Einstein.

Note théâtrale : 10/10

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