samedi 15 mars 2014

Sauf les fleurs de Nicolas Clément

J'écris notre histoire pour oublier
que nous n'existons plus.
Sauf les fleurs de Nicolas Clément (Buchet-Chastel, 75 pages, 2013)

Incipit :
Nous étions une famille de deux enfants, plus les parents. Je m'appelais Marthe, mon frère s'appelait Léonce, né un mensonge après moi.
Dans une ferme, un père violent, Marthe raconte son histoire, sa survie, son amour pour sa mère et son frère, sa destinée fracassée et sa lutte tragique.
Ce que j'aime dans un nom c'est trouver un toit.
Un livre court, certes, mais intense et d'une énergie sourde. D'un style très personnel, particulièrement inventif aux formes originales, l'auteur raconte le savoir et l'amour contre la bêtise et la violence au travers de la narratrice, Marthe, attachante et poignante.
En ouvrant, la ferme me saute au cou et je crois me réveiller aux côtés de Maman.
Des raccourcis elliptiques aux images fulgurantes, un très beau texte dont la puissance évocatrice touche l'âme. Une énergie viscérale qui éblouit nappée de soubresauts poétiques ... tout en simplicité.  J'ai relu plusieurs fois certains passages pour les déguster.
A Baltimore, être heureuse, appeler sa peau sans faire le zéro, respirer son visage.
Un premier roman réussi ! Fait partie de le sélection du Prix Emmanuel Roblès 2014.

Note fleurie : 10/10

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