lundi 19 mai 2014

La porte du Messie de Philip Le Roy

Da Vinci Coran
La porte du Messie de Philip Le Roy (Le Cherche Midi, 382 pages, 2014)

Incipit :
En ce soir d'été 1983 dans le quartier beyrouthin d'Achrafieh, la douceur de l'air inclinait à oublier la guerre qui déchirait le Liban depuis 1975.

Simon, un voyageur impénitent, vient d'apprendre la mort de ses parents. Son père lui a légué des documents de recherche essentiels censés changer la face du monde. A la recherche de ce secret, il va se retrouver au centre de complots et fera l'objet de poursuites par des individus sans scrupules.

Un roman à la Da Vinci Code sauf qu'ici en lieu et place d'une intrigue construite autour de la Bible il s'agit du livre saint Le Coran. A l'instar de Dan Brown l'auteur s'appuie sur des sources existantes et étayées notamment des documents de recherche. Documents qu'il est possible de trouver en ligne comme ceux de Luxenberg et de son livre The Syro-Aramaic Reading of the Koran. Une postface complète les sources utilisées, ce qui est appréciable.

Comme pour les romans de Dan Brown c'est le point fort de ce livre, par exemple j'y ai appris l'histoire de la porte Dorée à Jérusalem et la raison pour laquelle elle avait été murée mais également plein d'informations sur Jérusalem, la genèse du Livre Saint Le Coran, et de points historiques sur le moyen-orient. Il m'est toutefois compliqué de séparer le grain de l'ivraie de ce roman dont l'introduction insiste sur le côté véridique, l'auteur se mettant en scène comme réceptacle de cette histoire. Par exemple difficile d'y trouver la trace sur le net (via Google) du Codex Coranicum cité dans ce roman.

Mais je ne boude pas mon plaisir, un roman enlevé, qui se laisse lire avec plaisir et facilité. Je trouve tout de même les personnages insuffisamment étoffés ou certaines ellipses, lors des scènes d'action notamment, un peu faciles ou rapides voire trop rocambolesques. Quelques points surprenants comme le fait que Simon reconnait l'écriture d'un copain vieux d'une semaine (Markus) alors qu'il s'agit de celle de son père, qu'il n'a donc pas reconnue. Bon c'est du détail mais je trouve cela bizarre. Sur les jeux de hasard, lorsque la sourate 5 est citée, préciser l'ayat 92 aurait été pas mal étant donné le nombre de versets de la sourate en question.

Cela reste un thriller plutôt bien mené et que j'ai lu avec beaucoup de plaisir. Encore un livre recommandé par l'Express. Finalement c'est bien que je reçoive gratuitement ce magazine !

Note religieuse : 9/10



2 commentaires:

  1. j'ai lu ce livre qui m'a passionné à bien des égards ! j'ai recherché comme vous ce fameux Codex, voilà ce que j'aie trouvé : http://www.coranica.de/corpus-coranicum-fr : je cite "CORANICA se situe dans la continuation de quelques projets antérieurs. Le volet « manuscripta coranica » poursuit le Projet Amari lancé par Sergio Noja Noseda (Fondation Sergio Noja Noseda, Lesa, Italie) et François Déroche, qui avaient entrepris l’édition des quelques manuscrits coraniques très anciens. CORANICA tirera parti du programme ANR DATI « De l’Antiquité tardive à l’islam » (2005-2008) qui a photographié les trois manuscrits coraniques les plus anciens parmi ceux qui ont été découverts à Sanaa (Yémen) en 1973, dans une cache de la grande mosquée. Parmi ces manuscrits se trouve un palimpseste qui présente en texte supérieur un codex très ancien et en texte inférieur un texte coranique antérieur" .. je n'ai évidemment pas moi-même poursuivi cette recherche mais je pense qu'elle serait passionnante

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