dimanche 25 mai 2014

Le diable et le bon dieu de Jean-Paul Sartre

Cachez ce saint que je ne
saurais voir ...
Le diable et le bon dieu de Jean-Paul Sartre (Folio, 283 pages, 1951 édition originale)

Incipit :
L'ARCHEVÊQUE, à la fenêtre
Viendra-t-il ? Seigneur, le pouce de mes sujets a usé mon effigie sur mes pièces d'or et votre pouce terrible a usé mon visage : je ne suis plus qu'une ombre d'archevêque.
Un pièce de théâtre mettant en scène une bataille, un siège et l’interaction entre un chef de guerre, Gœtz, son amante, un archevêque et un moine pour les personnages principaux.

Un livre sur la prise de décision impliquant l'éthique, qu'est-ce que faire une bonne action ou faire le bien ? et son alter ego, faire le mal ? Interroge au final le libre arbitre de l'homme, et la présence ou pas de Dieu dans les décisions humaines.

Le bien et le mal et la responsabilité qui en découle que ce soit auprès des autres hommes ou de son créateur.

Un discours rhétorique sur Dieu, le diable, l'âme humaine qui permet de s'interroger quasiment à chaque page. Des phrases bien trouvées qui pourraient servir d'aphorismes. Ne dicte pas vraiment quoi penser tant finalement le sujet est complexe. En tout les cas moins simple qu'on pourrait le penser de prime abord. On sent bien sûr l'auteur philosophe derrière l'auteur écrivain. L'être et le néant sont suggérés explicitement dans cette pièce.

J'avais commencé un livre de Mohsin Hamid, un auteur pakistanais, mais tenté depuis longtemps à finir le cycle Michel Folco je me suis laissé aller à lire quelques pages de Même le mal se fait bien et ... ben je suis dans Michel Folco tant j'aime sa façon de nous plonger dans l'Histoire, avec son style si particulier de conteur talentueux.

Note de représentation : 9/10

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