vendredi 27 juin 2014

Pages inespérées de Julio Cortázar

Pages inespérées de Julio Cortázar (Gallimard, 133 pages, 2014)

Incipit :
J'arriverai à Istanbul à vingt heures trente. Le concert de Nathan Milstein commence à vingt et une heures, mais il n'est pas nécessaire que j'assiste à la première partie ; j'entrerai à la fin de l'entracte, une fois que j'aurai pris un bain et une collation au Hilton.

Recueil de récits et nouvelles, superbement écrit (chapeau à la traductrice Sylvie Protin) mêlant introspection, amour, humour (quelle chute dans la première nouvelle Manuscrit trouvé près d'une main) et qui se lit avec délice. Sur les conseils de la librairie Chantelivre lors de leur intervention à la médiathèque de Beaugency.

D'ordinaire je ne suis pas "nouvelles", ce n'est pas toujours facile d'entrer dans une histoire, pour peu qu'elle vous plaise et elle est déjà finie laissant une frustration s'installer confortablement, et sans gêne. Mais là rien de tel, laissant un temps entre chaque histoire, afin de la savourer, et me préparer à la suivante.

Un très beau titre judicieusement trouvé, une gourmandise avec la fantaisie dont notre monde manque tant et qu'Eva Bester regrette à juste titre (dans l'émission charmante d'hier, Encore heureux, sur France Inter).

Un doux moment à savourer qui démontre, une fois de plus, que la littérature est essentielle à notre humanité, notre bonheur. Merci à l'éditeur de nous informer du contexte de ce recueil dans un prologue instructif. Et pour cette couverture qui me rappelle Jules Verne et ses voyages extraordinaires ce qui se prête bien à cet ouvrage dans un sens.

Note fantaisiste : (Ω * Ψ)/ δζ

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