samedi 6 septembre 2014

Comme une tombe de Peter James

Six feet under
Comme une tombe de Peter James (Pocket, 532 pages, 2004 pour l'édition originale)

Incipit :
Jusque-là, à quelques détails près, le plan A fonctionnait à merveille. Ce qui tombait plutôt bien, vu qu'ils n'avaient pas, à proprement parler, de plan B.



Hier soir il y a eu un repas gastronomique avec les membres du Club de Lecture. Très très sympathique de faire le tour de table en sirotant un apéritif dans un lieu de détente, paon, jardin, petit étang. Un moment festif très agréable et réussi, dommage que tout le monde n'ait pu venir.

Après un bon livre, comme par exemple ceux de Michel Folco, Dumas (Alexandre pas Mireille) ou encore plein d'autres, peu importe, j'ai un peu de mal à passer à un nouveau livre. Finalement un intermède salvateur s'est concrétisé par une lecture plus distrayante, où on est directement dans le bain. Un bon thriller par exemple. Enfin, on ne sait pas en le commençant qu'il sera bon, mais un thriller tout de même. C'est Franck Thilliez qui me permettait cette transition en souplesse, mais voilà j'ai quasiment tout lu de lui. Récemment un ami m'a passé deux Peter James dont Comme une tombe avec une accroche motivante et un peu délire. J'aurais bien lu le dernier Fred Vargas mais voilà c'est déjà fait et j'attends le prochain depuis plusieurs mois ...

Imaginez une bande de copains dont l'un enterre sa vie de garçon, Michael. D'ailleurs je ne pense pas que cette expression idiomatique,  "enterrer sa vie de garçon" ait son équivalent en anglais, ou plutôt si (Stag party) mais pas avec le même champ sémantique, car enterrer sa vie de garçon et se retrouver dans un cercueil six pieds sous terre est assez savoureux en français.  En anglais le titre a bien un double sens (sur le mot dead/mort car le titre est Dead simple pour dire que quelque chose est particulièrement simple) mais bien différent. Bref, le Michael en question est plutôt doué, tout lui réussit, mais il est également un camarade qui peut pousser loin la plaisanterie, et ses quatre amis ce soir là ont décidé de prendre leur revanche. Lors de cet enterrement de vie de garçon, tournée des pubs obligatoire et surprise, une fois bien éméché (et les autres aussi), le Michael se retrouve enterré, un tuyau pour respirer dans son cercueil, un talkie-walkie et une revue pour adulte.  Puis les amis s'en vont, bien décidés à le laisser moisir une heure ou deux ... Là où cela se corse (pour une vendetta c'est bien choisi, non ?), c'est qu'en continuant leur tournée dans leur van, en pleine nuit, un accident survient du fin fond de la nuit, court vers l'aventure au galop !!! yi ha ! ha pardon là c'est zorro. Donc un accident et les quatre amis ont un ticket direct vers leur créateur, ne passent pas par la case départ et ne touchent pas 20 000 francs (ha on est en euros ?). C'est ballot. Hum, je suis pas Madame Soleil, mais l'avenir de Michael me semble légèrement compromis. Et ce ne sera pas la seule surprise de ce thriller qui distille, comme un sadique surentrainé distillerait des électrochocs sur sa victime, son lot de surprises. Déjà son associé Mark qui ... hum non je ne vous dis rien.

Voilà je vais pouvoir passer à un livre moins détente. J'ai eu la bonne nouvelle d'apprendre que ma fille allait étudier Les misérables. Pas mal non ? Toute la famille va s'y mettre, cela sera l'occasion d'échanger sur cette œuvre très connue que je n'ai pourtant pas lue. J'ai acheté le dernier Pynchon et Aurélien Bellanger. Cela ne va pas être facile de tout lire. Faudrait que je démissionne de mon boulot. Je vais y réfléchir.

En conclusion, Peter James est mon nouveau candidat pour la lecture détente. Ce livre commence un cycle avec le détective Roy Grace, ce qui tombe à pic, car ce pauvre détective n'a plus sa femme et ne va pas fort. Et sa vie personnelle m'intéresse, j'espère en apprendre plus dans les prochains tomes.

Un bon thriller !

Note : 9/10

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