samedi 11 octobre 2014

Et rien d'autre de James Salter

My name is Salter ...
James Salter
Et rien d'autre de James Salter (Éditions de l'Olivier, 365 pages, 2014 )

Incipit :
Toute la nuit, dans le noir, la mer avait défilé.
Sous le pont, dans leurs lits métalliques étagés les uns au-dessus des autres par rangées de six, des centaines d'hommes, silencieux, gisant pour la plupart sur le dos, n'avaient toujours pas trouvé le sommeil alors que le jour allait poindre.
Je me suis engagé dans une nouvelle activité, le tir à l'arc, et mon rythme de lecture en a pâtit.  Car je potasse les livres comme Les fondamentaux du tir à l'arc de Nicolier et Rousseau, Tir à l'arc de Haywood et Lewis (Vigot) et enfin Tir à l'arc méthode pour la performance (Amphora) de la F.F.T.A. Et puis bien sûr l’activité en elle même.

Également Les Misérables de Victor Hugo, j'en suis à plus de la moitié, guère pressé d'en finir tellement je suis bien dedans. Une fresque qui se déguste. Quelques chapitres chaque soir avant de s'endormir. Mais venons-en à James Salter :

En parcourant les quatrièmes de couverture, ce livre s'était inséré dans la liste des livres à lire. Et puis Catherine me l'a proposé à la dernière réunion du Club de Lecture La Marguerite. Ce qui tombait bien. Un livre assez simple à résumer, on suit la vie de Philip Bowman, ses ambitions, ses rencontres amoureuses, ses contradictions, ses états d'âmes, ses hauts et ses bas et un peu de la vie des personnages qui gravitent autour de lui. La vie en somme, mais si bien racontée qu'il m'est difficile de dire exactement pourquoi ce livre me touche.

Qu'est-ce que la vie ? Ou plus précisément qu'est-ce qu'une vie, réussie ou non, ce n'est pas le sujet ? On s'aperçoit qu'il n'y a guère de logique à trouver dans nos destinées, que les contingences de la vie sont intrinsèques à celle-ci. Que chacun peut y donner un sens selon sa propre vision, sa propre perception, sa propre logique mais que les évènements sont intangibles, évanescents, surprenants que cela soit une bonne surprise ou une mauvaise. Que rien n'est sûr, que cette incertitude même est finalement le sel de la vie. L'auteur a su capter une partie de l'indicible de nos vies, le temps qui s'écoule, de l'absurdité du monde dans laquelle nous nous mouvons. Y donner un sens affirmé, être sûr de quelque chose aide bien sûr à vivre au mieux mais se base la plupart du temps sur des illusions. L'auteur le démontre avec talent, légèreté, amoralité et une forme d'insouciance salvatrice.

Un lecture enrichissante.

Note : 9/10


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