vendredi 2 janvier 2015

La disparue du désert de Zoë Ferraris

Parce que je le vaux bien
Hercule Poirot en Arabie Saoudite
La disparue du désert de Zoë Ferraris (10/18, 445 pages, 2008)

Incipit :
Ce soir-là, avant le coucher du soleil, Nayir remplit sa gourde, coinça un tapis de prière sous son bras, et s'apprêta à escalader la dune qui faisait face au sud, près du campement.
Une jeune fille saoudienne d'une riche famille disparait dans le désert. Un des membres de la famille fait appel  à un enquêteur privé pour la retrouver.

C'est sur le conseil d'un membre du Club de lecture La Marguerite que j'avais commandé en occasion ce livre il y a plusieurs mois. Je ne sais plus qui en avait parlé mais j'avais pris note que l'intérêt de ce livre policier était qu'il se passait en Arabie Saoudite avec ses us et coutumes particulières. L'enquêteur étant assez orthodoxe, cela lui pose notamment des soucis pour travailler avec le médecin légiste ... qui est une femme.

Bien sûr le poids des croyances est assez présent. Les rapports codifiés entre les hommes et les femmes, le pouvoir patriarcal pesant, la culpabilité et les névroses constantes à cause d'une rigidité élevée due aux règles, les stratégies hypocrites pour souffler un peu. Mais l'auteur laissera poindre un espoir de modernisme au travers de certains de ses personnages. Cette histoire est assez dépaysante, avec le désert, la chaleur omniprésente, et on y découvre une vie assez différente de l'occident. Cet environnement singulier est bien mis en valeur au sein d'une enquête pas très originale mais qui sait tenir le lecteur en haleine. La riche famille saoudienne a-t-elle voulue étouffer l'affaire ? Un duo atypique, par sa pugnacité, s'évertuera à élucider ce mystère étouffant !

Un roman policier qui sort son épingle du jeu !

Note : A

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