mardi 20 janvier 2015

La méthode Schopenhauer d'Irvin Yalom

Dix vents, Ô mon amour ...
Éole
La méthode Schopenhauer d'Irvin Yalom (Points, 468 pages, 2005)

Incipit :
Les sermons sur la vie et sur la mort, Julius les connaissait aussi bien que n'importe qui. Il était d'accord avec les stoïciens, pour qui « dès notre naissance, nous commençons à mourir », et avec Épicure, qui disait : « La mort n'est rien pour nous, car quand nous sommes, la mort n'est pas là et, quand la mort est là, nous ne sommes plus. »

Un psychothérapeute, Julius, apprend par hasard qu'il a un mélanome malin et qu'il lui reste une année de bonne santé mais que sa vie n'ira guère plus loin. Un choc de savoir si précisément la date limite à sa destinée. Il décide de reprendre contact avec un cas difficile, Philip Slate, qui n'a pas bénéficié, même au  bout de trois ans de thérapie avec lui, d'une guérison. Un échec que Julius ne veut pas laisser en l'état. Il prend sur lui d'intégrer Philip au sein de se groupe de thérapie. Cela va engendrer des évènements divers et surprenants.

Fidèle à ce qui a fait le succès de son ouvrage Le problème Spinoza, Irvin Yalom scinde en alternance son récit, à la fois à l'époque du philosophe Schopenhauer, et à notre époque où par effet miroir, Philip lui fait écho. Une réussite sur les deux plans, où on découvre un philosophe et sa pensée, comme il l'a également fait avec Et Nietzsche a pleuré, et où on explore la psyché humaine. Ici, on a l'impression de faire partie du groupe de thérapie et on profite au passage d'une belle leçon de vie ... et de la mort. La misanthropie de Schopenhauer peut-elle aider à accepter notre vie quotidienne, notre destin ?

Du bel ouvrage. si vous avez apprécié ses autres ouvrages, celui-ci, plus dramatique d'un certain point de vue, couronne l'ensemble. Un livre qui peut apporter beaucoup sur la compréhension de l'autre, le métier de l'auteur (psychiatre) n'y est pas étranger et le résultat une réussite.

Note : AAA

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