samedi 28 mars 2015

Aÿmati de Béatrice Castaner

Aÿmati, tu descends ?
Aÿmati de Béatrice Castaner (serge Safran, 153 pages, 2014)

Incipit :
(J'ai longtemps cru que la destinée des êtres humains était le collectif. Le suicide collectif. Et que cela n'était pas grave, puisque évidemment mortel. J'ai longtemps cru que nous étions une espèce en voie de disparition, puisque la dernière du genre Homo, nous sapiens, existant à la suite de dizaines d'autres humanités.

Pour l'instant j'aime beaucoup la sélection du Prix Roblès 2015, par sa variété des thèmes et des styles abordés.

Celui-là en particulier qui parle de paléontologie, de l'origine de l'espèce humaine, de notre présent et du futur de l'humanité. Notre lien avec les primates en général, les traces laissées au cours de notre évolution (os, armes, feux,objets divers, position, lieu ...) et qui passionne notre propre espèce car cela nous interroge sur notre passé et sur l'essence même de ce que nous sommes.

Et l'art, une trace spécifique, que ce soit en sculpture (dans des os) ou en peinture (rupestre), qui fait acte de création. Cela m'a rappelé la vénus de Brassempouy, qui était offert dans Pif Gadget il y a ... bien longtemps (bon, ok, j'ai fait une petite recherche sur le web, c'était le n°23, en avril 1977 ... ah ouais quand même ...)

Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si on suit, à trois époques très différentes, une femme. Car la femme a le pouvoir de donner naissance, un acte de création fascinant.

Et la destruction bien sûr, qui permet certes parfois la création (Le principe de Lavoisier le dit très bien), mais à notre époque de réchauffement climatique, du dépassement du seuil de richesse de la Terre (nous consommons et détruisons plus que ce que Gaia est capable de supporter), le destin de l'humanité, une fraction minuscule de présence au regard de l'âge de la Terre, est remis en cause.

La structure du livre, ses choix d'expression, les thèmes abordés, le style emphatique, rend cet ouvrage particulier. En dépit de tout cela je n'ai pas réussi à me sentir emporté et ébloui. Je l'ai lu sans réelle passion. Je n'ai pas réussi à vraiment comprendre pourquoi, j'y réfléchis d'ailleurs toujours. Peut-être que les discussions au club de lecture m'apporteront des réponses sur ce point. Mais force est de reconnaitre à cet ouvrage une aura indéniable.

Note : A

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