jeudi 19 novembre 2015

La septième fonction du langage de Laurent Binet

Ne pas confondre hémorroïde et
annus horribilis
La septième fonction du langage de Laurent Binet (Grasset, 494 pages, 2015)

Incipit :
La vie n'est pas un roman. C'est du moins ce que vous voudriez croire. Roland Barthes remonte la rue de Bièvre. Le plus grand critique littéraire du XXe siècle a toutes les raisons d'être angoissé au dernier degré.

Un accident. Roland Barthes renversé. Un accident ? vraiment ? Un inspecteur est sur le coup. Une étrange voiture le suit lors de son enquête dans le milieu intellectuel de l'époque, où on rencontre Chomsky, Derrida, Kristeva, Foucault où le langage fait l'objet de toutes les analyses. Une société secrète, le Logos Club, où les joutes de langage remplacent le combat dans l'arène, voyage en Italie pour croiser Umberto Eco. Un livre riche, à l'humour délicat, qui se joue de la langue, des mots, des personnages, de l'histoire, avec un petit côté délirant délicieux.

Une enquête intello qui se moque gentiment, au passage, des têtes pensantes de l'époque de Barthes. La première partie est plus emballante, la deuxième et les suivantes se perdent un peu parfois dans la critique d'un milieu à l'instar d'un David Lodge mais au final assez jubilatoire. Le résultat du combat avec Sollers est assez tordante. Quant à la fin, intéressante ...

Un livre érudit et bien ficelé !

Note :  AAA

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