dimanche 20 décembre 2015

Samarcande d'Amin Maalouf

Hue dia !
Samarcande d'Amin Maalouf (Livre de poche, 1988, 312 pages)

Incipit :
Au fond de l'Atlantique, il y a un livre. C'est son histoire que je vais raconter.
Peut-être en connaissez-vous le dénouement, les journaux l'ont rapporté à l'époque, certains ouvrages l'ont consignés depuis : lorsque le Titanic a sombré, dans la nuit du 14 au 15 avril 1912, au large de Terre-Neuve, la plus prestigieuse des victimes était un livre, exemplaire unique des Robaïyat d'Omar Khayyam, sage persan, poète, astronome.

J'ai d'abord découvert Amin Malouf au travers de son ouvrage Les désorientés puis de son essai Les identités meurtrières. J'apprécie beaucoup son style, son analyse des évènements, sa manière de raconter, ses réflexions. J'en ai déjà un autre de lui, Le dérèglement du monde.

Cet auteur a un réel talent de conteur et je me sens immergé par ses histoires. Petite précision, dans ce livre il y a une carte à la fin, je l'ai découverte une fois le livre terminé. Alors pour les nouveaux lecteurs sachez que vous pouvez vous y référer pour les lieux décrits, nous sommes au XIème siècle, quand bien même nous serions au XXème mon niveau de géographie trouverait toujours utile une carte ...
Le paradis et l'enfer sont en toi
Dans ce livre il y a en gros deux périodes, l'une se situant à l'époque d'Omar Khaayyam (XIème siècle) et l'autre au début du XXème. Je pensais connaitre Omar et ses robaïyat (proche des haïku) et en fait non, pas du tout, j'ai retrouvé avec peine le livre auquel je pensais et il se trouve qu'il s'agit de Nasr Eddin Hodja !! Rien à voir, ah la mémoire ce qu'elle peut jouer comme tour ... En tout cas Amin Maalouf m'a clairement donné envie d'en savoir plus sur cet Omar !!!
Lève-toi nous avons l'éternité pour dormir
Comme points forts, l'auteur nous faire découvrir l'étonnant Omar, un savant, passionné par le savoir et la découverte, comme un enfant lorsqu'un sultan lui propose de lui construire un observatoire. Et surtout un livre dans lequel Omar a consigné ses pensées (ses robaïyat), lesquelles à cette époque aurait pu lui valoir la prison voire la mort. L'auteur s'attache à nous raconter la destinée du seul exemplaire du manuscrit d'Omar ayant traversé les époques.

La deuxième partir, plus récente, décrit l'opportunité ratée de la Perse (en partie due aux pressions géopolitique  Britanniques et Prussiennes) d'entrer dans la modernité. Les forces progressistes n'ayant pu s'installer durablement.

Au final un conte enchanteur et teinté d'amertume. J'aime de plus en plus cet auteur !

Note : AAAA

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