mercredi 16 décembre 2015

Why I write by George Orwell

Because I can
Why I write by George Orwell (Penguin Books, Great Ideas, 120 pages, 1984)

Incipit :
From a very early age, perhaps the age of five or six, I knew that when I grew up I should be a writer. Between the ages of about seventeen and twenty-four I tried to abandon this idea, but I did so with the consciousness that I was outraging my true nature and that sooner or later I should have to settle down and write books.

En fait il s'agit d'un recueil de quatre courts essais. Le premier qui est le titre éponyme, sur les raisons qui ont poussé Eric Arthur Blair à devenir écrivain, le deuxième sur la politique de l'Angleterre, juste avant la deuxième guerre mondiale et en plein post-colonialisme, le troisième sur une pendaison, essai qui prend à la gorge, et enfin le quatrième sur les dérives du langage dans la pensée et en politique, les discours ou réflexions remplacés par un verbiage approximatif et de la pure communication, le tout au détriment de la clarté et du sens. Bien qu'appliqué à la langue anglaise, il est tout  à loisir de transposer l'analyse, sur le fond, à d'autres langues ... dont le français.

Political language is designed to make lies sound truthful and murder respectable, and to give an appearence of solidity to pure wind.

Une langue claire, incisive. Une pensée affirmée et construite. Des dons d'observation et d'analyse qui rendent instructif ces quatre essais. Ce qui m'a amené à lire autre chose que les classiques 1984 et Animal Farm, est une émission qui soulignait la vie intense de l'auteur. Je m'étais dit qu'il fallait que je lise sa biographie. En cherchant la meilleure d'entre elle je suis tombé sur ce recueil. Le dernier essai sur le langage est réjouissant et n'a pas perdu de son intérêt même à notre époque. C'est tout le contraire.

Ayant lu Churchill, le premier essai permet de sentir ce que pouvait penser un esprit réfléchi juste avant 1939 de la politique anglaise vis à vis d'Hitler. Il pressentait les concessions à faire pour gagner la guerre. Certes cela seyait à sa vision du Socialisme, mais il entrevoyait déjà les problèmes que peuvent susciter des écarts de revenu trop important pour ne citer qu'un exemple.

Un livre qui n'est pas du vent.

Note : AAA

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