vendredi 18 mars 2016

Erik Satie de Romaric Gergorin

Cataclop cataclop
Dada est partout
tout est Dada


Erik Satie de Romaric Gergorin (Actes Sud/Classica, 168 pages avec bibliographie et index, 2016)

Incipit :
Premiers chocs, premières fêlures, la disparition de sa mère, puis de sa grand-mère, oblige Erik Satie à s'inventer une identité sans autre protection qu'un mystère voilant son intimité. 

Avant toute chose, aujourd'hui est l'ouverture du 31ème Salon du Livre Jeunesse de Beaugency. Remise de prix, ateliers découvertes (reliures, imprimerie, etc.), des spectacles ... et des livres. Plein !

Cela faisait un bout de temps que je recherchais à lire la biographie d'Erik Satie. Déjà, un objectif beaucoup plus réaliste et réalisable que de jouer une Gymnopédie. J'ai tenté, je vais attendre encore un peu. Entre 5 et 20 ans, j'hésite encore.

Sa musique m'intriguait par sa modernité, son originalité, et les annotations de jeu de ses œuvres pianistiques m'amusaient énormément. Et puis depuis un certain temps les biographies m'intéressent, finalement. Je n'ai pas été déçu, que ce soit sur la vie même de Satie, de la genèse de quelques-unes de ses créations, du milieu dans lequel il naviguait, de sa proximité intime avec la peinture et les peintres bien sûr. Je pensais avoir l'intégrale de la partie piano, que nenni, il manque notamment Vexations. Bon, c'est pas simple pour un éditeur, 840 fois un motif, cela fait long. 18 heures semble-t-il, défi relevé par John Cage (pas tout seul, fort heureusement). Cela fait quelques CDs.

L'auteur présente très bien son sujet, il a semble-t-il une excellente connaissance des créations d'Erik, et intègre bien le tout dans la vie mouvementée de Satie. Je ne savais pas que ce dernier avait été au cœur du Dadaïsme, ni n’avait connaissance de la rivalité avec divers artistes (Debussy, Ravel). Un livre relativement court mais qui en fait une excellente synthèse.

J'avais appris sur Radio Classique ou France Musique (je navigue entre les deux) que Pierre Boulez avait dit que le Jazz était de la musique de bar. Bon. Dire des âneries cela arrive. Eh bien dans ce livre j'ai appris que Pierre Boulez disait de Satie que c'était un inventeur du dimanche. En cherchant un peu il a dit aussi d'autres imbécilités. Difficile d'empêcher un nain de pisser sur une statue. En tout cas ce livre montre à quel point Satie a eu une influence sur son époque et celle qui a suivi.

Un livre très sympathique, à déguster avec un bloody mary en écoutant les Gymnopédies et les Gnossiennes et le reste si affinités.

Note : AAAA

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