vendredi 1 avril 2016

Faerie Hackers de Johan Heliot

Faerie Hackers de Johan Heliot (Folio SF, 332 pages, 2003)

Incipit :
Un déchirement assourdissant, comme un drap que l'on rompt d'un coup pour en faire des chiffons, mais démultiplié à l'infini et vite noyé dans le glapissement douloureux d'une bête souffrant mille morts.

L'épouse du Connoisseur Grübel se redressa dans le lit conjugal, arraché au cocon de plumes où elle se trouvait lovée contre la panse généreuse de son mari.
Un monde souterrain, féodal, emprunt de magie blanche, se retrouve confronté contre la Mal, s'échappant du Rebut, et s'alliant aux humains de la Surface au travers de la Réalité Virtuelle. C'est sûr, dit comme, cela le sujet semble mal parti. 

Cela faisait longtemps que je n'avais pas lu de la fantasy ou du cyberpunk, là il y a les deux ensembles, ce qui est un des points forts de ce livre,  en plus écrit par un français (ce qui est rare, non ?). La thématique rappellera à certains et certaines l'Univers du JDR Shadowrun qui mélange également ces deux thèmes a priori non conciliable. Un thriller sur la lutte ancestrale entre le Bien et le Mal, modernisé avec l'usage de technologies informatiques et la réalisation d'un graal des machines : l'ordinateur quantique. D'un côté un monde oublié, souterrain, utilisant la magie bonne, la Force de Star Wars en quelque sorte, et d'un autre côté les méchants, la dark side, les monstres, le Mal absolue, rappelé à notre attention par la singularité qu'a été l'Holocauste. Un mélange assez bien fait de Fantasy, de Cyperpunk et d'Histoire, équilibré, et qui revisite cette lutte millénaire sous un angle original.

C'est en lisant CIEL 1.0 et les livres que l'auteur avait écrit que cela m'a rappelé que j'avais Faerie Hackers quelque part. J'ai mis plusieurs jours à le retrouver et je ne le regrette pas.

Note : AAA


Écrit en écoutant Ludovico Einaudi, Royal Albert Hall Concert.

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