dimanche 8 mai 2016

La Jeune Epouse d'Alessandro Baricco

Initiation d'une jeune fille rangée
ou la philosophie dans le boudoir
La Jeune Épouse d'Alessandro Baricco (Gallimard, 224 pages, 2016)

Incipit :
Il y a trente-six marches à gravir. Elles sont en pierre et le vieillard les gravit lentement, avec circonspection, comme s'il les collectait une à une, avant de les pousser au premier étage : lui, berger, et elles, doux animaux.
Une jeune femme est promise à un Fils d'une famille pas ordinaire. Après un voyage pour le rejoindre et se marier, elle est accueillie par cette faille hors norme, mais voilà le Fils est absent. S'ensuit une initiation et une découverte de sa belle-famille qui réservera son lot de surprise.

Ce n'est pas le premier Baricco que je lis, et au moins depuis Mr Gwyn, l'auteur explore les mystères de l'écriture, et même si c'est un peu déroutant au début, cela n'en reste pas moins très intéressant, ou comment se réinventer, se remettant à chaque nouveau roman à écrire, comme un  Sisyphe de la plume, se dévorant lui-même pour produire comme Orobouros, rien ne se perd rien ne se crée, tout se transforme, ré-explorant ces thèmes comme un palimpseste sans fin. Me rappelle l'absurdité du monde d'En attendant Godot, sauf que là c'est le Fils qu'on attend, avec la douce folie poétique qui caractérise l'auteur, au final un travail d'écriture étonnant.   Original et atypique, cela me fait du bien de lire des ouvrages qui se démarquent du tout venant.

Note : AAAA

Écrit en écoutant I'd Love To Change The World des Ten Years After.

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