jeudi 16 juin 2016

Freedom de Jonathan Franzen

Freedom de Jonathan Franzen (Points, 786 pages, 2012)

Incipit :
Les nouvelles concernant Walter erglund ne furent pas découvertes dans un quotidien local - Patty et lui étaient partis pour Washington deux ans plus tôt et ils ne signifiaient dorénavant plus rien pour St. Paul - mais la bonne société urbaine de Ramsey Hill n'était pas loyale à sa ville au point de ne pas lire  le New York Times.
Les relations difficiles au sein d'une famille et entre voisins. Et parfois avec des patrons. Aussi avec des connaissances. Un roman psychologique.

Pour ceux qui trouvent qu'il y a des longueurs, ils auraient pu s'en douter (je rappelle pour les plus distraits que le livre fait 786 pages, si on aime pas les personnages ou les relations difficiles, bonne chance). Faut pas être surpris comme ça, lisez Amélie Nothomb plutôt. Pour ceux qui n'aiment pas la psychologie poussée des personnages, lisez dans ce cas L'équipe ou la série Martine. Si vous aimez les choses simples, sans trop de ramifications, un livre détente quoi, penchez vous sur Musso ou Lévy. Maintenant pour ceux qui aiment des romans qui vous font réfléchir, offre des personnages complexes, des idées intéressantes ou tout simplement qui apprécie déjà Franzen comme dans Les corrections ou Purity, alors allez-y.

Les points positifs :

  • Relations complexes et labyrinthiques entre les personnages. 
  • Portraits psychologiques denses
  •  Différentes thématiques abordées : liberté/incertitudes des choix familiaux, amicaux, politiques, choix économiques. Écologie, notre place dans le monde
  •  l'impression ressentie due au nombre de pages (du temps qui passe, la profondeur des personnages) et à la multitude des sujets abordées, effet de durée, accentue l'impression d'une fresque ou d'une saga comme dans Le Fils de Philipp Meyer ou même Le livre des Baltimore (mais ici en plus dense)
  •  la qualité des dialogues, qui rendent bien la cruauté, l'amour, l'indécision, les sentiments en général etc
  •  un roman familial qui montre les incompréhensions, le manque de communications, un vrai bazar/chaos qui reflète bien que nous vivons sur de pures illusions.
  • La description très vivantes des personnages, de leur manque de cohérence, leurs illusions (oui je me répète), de nos changements d'avis, d'idées, de nos luttes et compromissions pour nos idéaux
  • La construction, en différentes parties, avec un journal en deux parties, qui change les points de vues
Les points négatifs :

  • quels points négatifs ? Ok rien n'est parfait, mais franchement il est doué Jonathan !!

Si je devais choisir entre les trois ce serait Purity en premier et les deux autres en deuxième position ex-æquo. En tout cas il arrive à se renouveler, même si à chaque fois c'est un roman familial psychologisant, il trouve des thématiques différentes. J'adore !

Note : AAAAA

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