mercredi 1 juin 2016

Les corrections de Jonathan Franzen

CorrectOr c'est de l'or !
Les corrections de Jonathan Franzen (Points, 694 pages, 2002)

Incipit :
La folie d'un fond froid balayant la Prairie en automne. On le sentait : quelque chose de terrible allait se produire. Le soleil bas sur l'horizon, une lumière voilée, une étoile fatiguée. Rafale sur rafale de dislocation.
Le quotidien d'une famille dysfonctionnelle. Les rapports complexes, pervers, des membres d'une famille. L'exploration de la psyché de ces individus se mouvant dans une société moderne.

Les points positifs :
  • la thématique : les corrections, que ce soient celle des copies d'élèves, de nos comportements pour s'adapter à notre milieu professionnel ou personnel et affectif, d'un outil révolutionnaire pour recâbler notre cerveau en panne, etc.
  • Les jeux de pistes ou passage de témoin entre différentes parties de l'ouvrage. Par exemple ASLAN, drogue liée au Mexican A, et personnage dans les chroniques de Narnia, mais il y en a d'autres, qui produise des échos entre différents passages, personnages, époques etc. Un autre exemple ? Le Generator, restaurant et aussi un groupe électrogène dans un autre endroit du livre. Dans Purity, que j'ai trouvé encore meilleur, il le fait aussi.
  • La profondeur induite par le nombre de pages et le procédé des flash-backs. Ce n'est pas un procédé nouveau, par exemple Conan Doyle l'a utilisé dans l’Étude en rouge, où le deuxième chapitre repart 20 ans en arrière dans un autre pays avec au départ l'impression de lire un autre livre. Sauf qu'au lieu d'en faire 20 pages Jonathan Franzen en fait 200.
  • La densité des portraits psychologiques des personnages, un TP de psychopathologie de la vie quotidienne.
Les points négatifs :
  • un tout petit peu de longueur, en ce qui me concerne, dans la partie En Mer et le Generator  
En tout cas un très bon roman contemporain.

Note : AAAAA

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