dimanche 30 octobre 2016

Les bottes suédoises d'Henning Mankell

Les bottes suédoises d'Henning Mankell (Seuil, 368 pages, 2016)

Incipit :
Ma maison a brûlé par une nuit d'automne. C'était un dimanche. Le vent s'était levé dans l'après-midi et, le soir, l'anémomètre indiquait des rafales à plus de 70 km/h.

Le dernier livre d'Henning Mankell. Fait suite, d'une certaine manière, à son très beau roman Les chaussures italiennes.

On suit de nouveau l'histoire du septuagénaire, Frederik Welin, ancien chirurgien, et de sa fille, dont il a eu connaissance très très tard (voir Les chaussures italiennes).

Une ambiance crépusculaire, la fin d'un monde, presque la fin d'une vie, une quête de sens, même pour un homme qui a bien vécu. L'incertitude du monde, de la connaissance de soi et des autres, un environnement isolé, froid, un peu hostile et sauvage, comme le personnage de Fredrik Welin, solitaire, asocial, veule.

Une histoire un peu décousue, comme nos vies finalement, où on cherche un sens, à comprendre les autres sans jamais vraiment y parvenir, où on subit son destin plus qu'on ne le dirige. Un livre bien pensé, cohérent, qui laisse un peu d'amertume, comme un goût de mort annoncé, le tout s'embrasant comme une futaie de paille un soir d'automne.

Ne m'a pas laissé aussi enchanté que le précédent, donc petite déception (au regard de l'attente que j'y mettais), mais d'un autre côté, ce livre, sous une apparence de fausse légèreté, est plus profond qu'il n'y parait,  au fur et à mesure que j'y ai réfléchi (notamment pour cet article).

Note : AAAA

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