jeudi 16 mars 2017

L'été des charognes de Simon Johannin

L'été des charognes de Simon Johannin (Éditions Allia, 140 pages, 2017)

Incipit :
On marchait sur le bord de la route quand on est tombés dessus, ça faisait déjà quelques jours qu'on le cherchait. Il s'était barré après ça, comme si tout de suite il avait senti que ça allait chier pour lui. Il parait qu'ils peuvent sentir ce gendre de choses les chiens, en tout cas lui il avait bien senti.
L'histoire d'un jeune dans un milieu violent et misérable. Père alcoolique, inculte et violent, un beauf bête, stupide qui pourtant cache un cœur. Son fils a plus l'occasion d'en sentir la violence que la tendresse.  Alors on s'occupe comme on peut, pour rire, par exemple en lapidant un chien. Drôle, non ?

A noter une belle édition, j'aime bien la couverture, les rabats, le type de papier, le grammage et la fonte choisie. Bel écrin pour une écriture intéressante servant le sujet traité, langage parlé, rural, volontairement pauvre et concis, surtout en première partie. Ces premières 96 pages, même si j'étais pas à l'aise, décrit très bien un environnement oppressif, bestial, dégénéré que le titre laissait présager.

A partir de la page 96 il y a une rupture de style (plus élaboré, limite poétique), intéressant littérairement mais je n'en ai pas bien saisi la raison et surtout cela m'a perdu, je n'ai pas compris l'objet de cette deuxième partie. Je serais très (mais alors très) intéressé par l'avis de mes amis du Club de Lecture. Je suis même revenu en arrière pour essayer de comprendre et, heu, ben ... pas mieux.

Un livre de la sélection du Roblès 2017, où on ressent un certain malaise face à cette médiocrité d'un quotidien dévasté, malheureusement n'ayant pas compris la "deuxième partie" je n'ai donc pu apprécier ... J'aurais pu tricher et lire sur des forums ou des sites comme Babelio, mais je préfère voir avec mes copines du Club ! Hier j'ai entamé un autre de la sélection, Les contes défaits, un autre style, un travail sur le non dit, mais alors, pour le moral, c'est pas mieux que L'été des charognes, vu que cela parle de pédophilie ...

Note : AA

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire