lundi 15 mai 2017

Venise n'est pas en Italie d'Ivan Calbérac

Venise n'est pas en Italie d'Ivan Calbérac (Le livre de poche, 314 pages, 2015)

Incipit :
On était en train de déjeuner tous les deux, assis face à face. Elle m'avait fait des radis avec du beurre et du sel, et des escalopes de dinde aux champignons avec du riz, j'adore, c'est un de mes plats préférés. On ne parlait.

Journal intime d'un ado en première (mais avec un an d'avance), dans une famille un peu beauf dont il a un peu honte (mais qui n'a pas un peu honte de ses parents à cet âge ?), père VRP, tous vivant dans une caravane en attente de la construction de la maison, et qui tombe amoureux d'une élève de seconde qui vit quant à elle dans un milieu bourgeois. Ce ne sera pas l'unique obstacle qu'il aura à vaincre pour tenter sa chance auprès de la belle.

Un ton entrainant, qui a su capter les émotions que l'on peut ressentir à cet âge, les interrogations, les incertitudes, les espoirs disproportionnés, les sentiments entiers sans mesure, ce qui en fait à la fois la période de tous les possibles et aussi parfois de toutes les frustrations. L'auteur s'en amuse sans mépris, avec douceur, humour, tendresse et nous offre une aventure assez drôle, avec force rebondissement et suspense. Deux milieux sociaux qui se cherchent et qui se trouvent ... pas mal de remarques sur la société, les relations, la famille, avec un phrasé adolescent mais qui fait  mouche.

Un livre presque feel good book, pour une histoire d'amour tout en finesse. Et puis, depuis le temps que je me posait la question du sens dans lequel il faut tourner la langue quand on embrasse, au moins là j'ai enfin la réponse.

Note : AAAAA

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