dimanche 4 juin 2017

Quand sort la recluse de Fred Vargas

Quand sort la recluse de Fred Vargas (Flammarion, 478 pages, 2017)

Incipit :
Adamsberg, assis sur un rocher de la jetée du port, regardait les marins de Grimsey rentrer de la pêche quotidienne, amarrer, soulever les filets. Ici, sur cette petite île islandaise, on l'appelait «Berg».

L'avantage (pour la lecture) quand il fait chaud est que je joue moins (bureau à l'étage) donc que je lis plus (rez-de-chaussée au frais). Je n'y perds pas au change même si parfois j'aimerais vous faire part de quelques trésors vidéoludique (Firewatch, Persona 5, Nier Automata, Dear Esther). Donc là en ce moment je dévore ! Et quel plaisir, après Vernon Subutex 3 et Fendre l'armure, d'avoir lu le dernier Fred Vargas !! Quel plaisir de retrouver le lunaire Adamsberg et sa bande ! Et surtout quel plaisir de retrouver ce style si particulier et ces intrigues alambiquées, avec jeux psychanalytiques sur les mots, des liens forts avec l'Histoire et l'archéologie et comme souvent des liens avec l'entomologie, ici la star c'est Loxosceles rufescens,  dans une histoire tissée comme une toile d'araignée où le lecteur se retrouve englué et envouté !

Si vous cherchez sur google images des photos de morsures de cette araignée accrochez-vous ... un coup à régurgiter son petit déjeuner ... Bref, une totale réussite que cette histoire, à plusieurs étages, où il est loisible de s'étonner (petit, mais tout petit bémol) que la bande d'Adamsberg ne connaîtrait pas Magellan ou encore le mot 'arachnologue'. Bon pour 'maïeutique' je veux bien, encore que j'ai appris cela au Lycée (Gloire à mon prof de philosophie). Mise à part ces quelques menus détails, l'histoire est passionnante avec ce style si particulier qui fait écho à la manière d'opérer d'Adamsberg lui-même, un flottement brumeux qui permet un brainstorming fructueux. Pour les fans un régal. Pour les autres n'hésitez pas.

Note : AAAA

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