mardi 15 août 2017

Que Sais-Je ? L'ésotérisme d'Antoine Faivre

Mutus Liber
Que Sais-Je n°1031 ? L'ésotérisme d'Antoine Faivre (PUF, 127 pages, 2007)

Incipit :
 Le substantif « ésotérisme » (esotericism, Esoterik, esoterismo, etc.) est apparu probablement pour la première fois en 1828, en français sous la plume de Jacques Matter, dans son Histoire du gnosticisme et de son influence (comme l'a signalé l'historien Jean-Pierre Laurant en 1992). Matter entendait par là une libre recherche syncrétique puisant dans les enseignements du christianisme et dans certains aspects de la pensée grecque, notamment du pythagorisme. Pour la période antérieure, nous devons nous contenter de l'adjectif - et depuis 1828 le mot s'est révélé sémantiquement gonflable et perméable à merci.
Une introduction sur un champ des sciences sociales particulier qui peut faire sourire, intriguer, et qui peut se révéler comme un fourre-tout recouvrant un peu tout et n'importe quoi.

Pour cette raison et souscrivant à une démarche d'analyse classique, l'auteur commence par une réflexion sur le vocable "ésotérisme", polysémique s'il en est, et, après en avoir proposé un ensemble de définition, en choisit une (la sixième, quand même ...) afin d'avoir un sujet bien circonscrit et proposer une analyse la plus pertinente possible, cela d'un point de vue historique et analytique. Un livre passionnant, riche mais qui souvent indique en appui un nombre important de référence (ouvrages, textes, manuscrits) ce qui nous présente une partie de l'extrême richesse de cette branche mais d'où on ressort un peu insatisfait, car principalement nous est montré l'historique, l'évolution mais peu de choses sur le contenu même des ouvrages cités. Et comme j'aurais aimé les feuilleter. Ce n'est certes pas l'objet de cette courte introduction, de toute manière peu réaliste en une centaine de pages, en tout les cas cela incite à de nombreuses découvertes à venir. Tout un pan de la connaissance que j'ignorais et qui semble d'une richesse étonnante. Et comme je suis en plein Le Matin des Magiciens de Bergier et Pauwels forcément cela m’entraine dans des zones que je côtoie rarement, les alchimistes, les kabbalistes et j'en passe. Le plus intéressant est d'apprendre que, par exemple, des scientifiques réputés comme Newton, étaient passionnés d'alchimie !

Note : AAAAA

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