dimanche 8 octobre 2017

Les pierres sauvages de Fernand Pouillon

Manuel de gestion de projet.
Les pierres sauvages de Fernand Pouillon (Points Seuil, 272 pages, 2008)

Incipit :
Dimanche de l'Oculi.
 La pluie a pénétré nos habits, le gel a durci le lourd tissu de nos coules, figé nos barbes, raidi nos membres. La boue a maculé nos mains, nos pieds et nos visages, le vent nous a recouvert de sable. Le mouvement de la marche ne balance plus les plis glacés sur nos corps décharnés.

Journal d'un moine cistercien au XIIème siècle, dont le métier est architecte et qui aura participé à la conception de dizaines d'édifications d'églises, chaque entrée du journal, quasiment, commençe par un saint et le jour dans le mois. La vie rude vue par un esprit à la psychologie fine dont la compréhension des êtres est aussi élevée que sa vision architecturale. De très beaux passages qui offrent de multiples réflexions sur l'art et l'homme mais aussi sur le vécu très rude à cette époque, surtout les différents métiers pratiqués en tant que cistercien (et donc pauvreté, manque de moyen et une Règle rigoureuse à respecter). Un livre à l'écriture racée qui m'a rappelé dans l'esprit Le passeur de lumière mais en moins aventureux et en plus réaliste. Quelques photos de l'église du Thoronet ainsi que les plans se trouvent vers la fin du livre. Des notes historiques et un glossaire complètent l'ensemble. Vous apprécierez aussi pas mal de passages à teneur philosophique pour ne pas dire symbolique. Une vision de l'époque parfaitement retranscrite (je parle du ressenti je n'ai pas moyen de le vérifier, mon vaisseau spatio-temporel est de toute façon chez le garagiste pour une révision des 50 sauts dans le temps). Cela fait le troisième ouvrage où, ces derniers mois, je rencontre Hughes de Payns (1er Maître de l'Ordre du Temple), outre Le passeur de lumière cité plus haut, mais aussi, je crois, dans Le septième templier, je vais finir par savoir des trucs en histoire si cela continue !

L'auteur est en photo à la 4ème couverture, j'aime pas dire du mal, mais il avait pas l'air d'un boute-en-train ou d'un spécialiste des blagues à Toto. En revanche sa carrière c'est pas de la rigolade mais du sérieux.

Note : AAAAA

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