mardi 17 octobre 2017

Lumière pâle sur les collines de Kazuo Ishiguro

Lumière pâle sur les collines de Kazuo Ishiguro (Folio, 297 pages, 1984)

Incipit :
Niki : ce nom que nous avons donné à ma fille cadette n'est pas un diminutif, mais le résultat d'un compromis avec son père. Paradoxalement, c'était lui qui voulait lui donner un nom japonais ; quant à moi, souhaitant peut-être égoïstement que rien ne put me rappeler le passé, je tenais à un prénom anglais. Il accepta finalement Niki, trouvant ce nom une consonance vaguement orientale.
Bien après le drame de Nagazaki, une japonaise, vivant dorénavant en Angleterre, se remémore son passé, des situations avec son beau-père, son mari et quelques amies, dont une en particulier sur le départ pour l'Amérique.

Ambiguïté des situations, communication pervertie, hypocrisie dans les relations, non-dits, fêlure entre l'ancien Japon et la Japon moderne accentué par la globalisation en particulier l'américanisation avec en fond de toile tout le paradoxe lié au passé si particulier de Nagazaki, l'auteur, au travers de situations de tous les jours, a l'art de laisser en suspend, de ne pas tout dévoiler, de laisser planer des doutes, de laisser des hypothèses non résolues, le tout dans un style légèrement clinique. En manque de Murakami et suite à l'attribution du Prix Nobel de Littérature 2017 à Ishiguro, j'ai pensé lire son premier ouvrage. J'ai bien fait.

Note : AAAA

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