mercredi 13 décembre 2017

Eat pray love by Elizabeth Gilbert

Sutra power
Eat pray love by Elizabeth Gilbert (Bloomsbury, 348 pages, 2006)

Incipit :

I wish Giovanni would kiss me.
Oh, but there are so many reasons why this would be a terrible idea. To begin with, Giovanni is ten years younger than I am, and-like most Italian guys in their twenties-he still lives with his mother. These facts alone make him an unlikely romantic partner for me, given that I am a professional American woman in my mid-thirties, who has just come through a failed marriage and a devastating, interminable divorce, followed immediately by a passionate love affair that ended in sickening heartbreak. This loss upon loss has left me feeling sad and brittle and about seven thousand years old. Purely as a matter of principle I wouldn't inflict my sorry, busted-up old self on the lovely, unsullied Giovanni. Not to mention that I have finally arrived at that age where a woman starts to question whether the wisest way to get over the loss of one beautiful brown-eyed young man is indeed to promptly invite another one into her bed. This is why I have been alone for many months now. This is why, in fact, I have decided to spend this entire year in celibacy.

Un livre sur la quête de sens où Elizabeth Gilbert raconte son expérience personnelle, au travers de 108 chapitres (nombre hautement symbolique car étant notamment le nombre de perles d'un mala) et de trois pays (Italie, Inde, Indonésie) comment elle devient elle-même. Questionnements existentiels et réflexions autant sérieuses qu'humoristiques donnent à ce livre un ton léger mais non dénué de profondeur. Il apporte maintes fois des remarques judicieuses sur la méditation, les voyages (intérieur comme dans les pays), les relations humaines, certaines spécificités de l'Inde ou encore l'amour et l'amitié. Un livre qu'il est possible de classer dans les feel-good book et qui s'inscrit pleinement dans la mode du développement personnel et les recherches spirituelles et philosophiques de chacun et chacune tout en offrant une histoire d'aventure riche. J'ai trouvé pour ma part qu'il était un complément sympathique à mes pratiques et recherche personnelles, par exemple l'excellent documentaire récent d'ARTE sur le Zen. Ce livre a été porté à l'écran mais je ne l'ai pas (encore) vu. Il a été traduit en maintes langues dont le français sous le titre Mange Prie Aime. Il semble que la méditation soit à la mode, et d'ailleurs Alexandre Jollien dans le dernier Philosophie Magazine met en garde contre cette forme de dénaturation. Il en est revenu de la méditation. D'un autre côté il en attendait certainement beaucoup, car pour se mettre à la méditation il est carrément parti en Corée (!) et de plus avec un moine de religion plutôt occidentale ce que je trouve doublement paradoxal. Après trois ans il en est parti à l'anglaise, sans dire coucou à son guide puis regrette quelques lignes plus loin que ce dernier ne l'ai jamais recontacté (ce qui à mon sens est cohérent avec la spiritualité en question). Tout cela est assez contradictoire surtout de la part d'un philosophe de plus attiré par ces spiritualités (non attachement, vivre l'instant etc) mais dénote à la fois d'une sincérité, d'une honnêteté touchante mais aussi de la complexité des affects humains, sans parler de nos nombreuses contradictions et incohérences internes inhérentes à Homo Sapiens en général. I'm only human after all, don't put the blame on me ?

Note : AAAA

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire