samedi 26 septembre 2020

As a Man Thinketh by James Allen

 As a Man Thinketh by James Allen (Mockingbird Classics, 40 pages, 2016)

Incipit :

THE aphorism, "As a man thinketh in his heart so is he", not only embraces the whole of a man's being, but is so comprehensive as to reach out to every condition and circumstance of his life.

Peut-être pas l'ancêtre du self-help book, livre de développement personnel mais cela y ressemble fort. Un condensé sur l'art de la maîtrise de soi, et donc de sa vision du monde. Nous sommes ce que nous pensons. Pas tout à fait méthode Coué ou pensée positive, cela embrasse les deux et les dépasse. Le problème n'est pas de comprendre ni de croire mais d'appliquer. Car tout est lipide et clair. Mais c'est parfois si difficile d'appliquer de si simples conseils. Et pourtant ... ils sont tellement vrais. Cela me rappelle Sénèque ou Marc-Aurèle, nous créons notre réalité. A lire, et relire. Et relire.

Note : AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA

Harry Potter and the Goblet Of Fire House Edition Slytherin by J.K. Rowling

Harry Potter and the Goblet Of Fire House Edition Slytherin by J.K. Rowling (Bloomsburry, 617 pages,
2020)

Incipit :

THE RIDDLE HOUSE

The villagers of Little Hangleton still called it “the Riddle House,” even though it had been many years since the Riddle family had lived there. It stood on a hill overlooking the village, some of its windows boarded, tiles missing from its roof, and ivy spreading unchecked over its face. Once a fine-looking manor, and easily the largest and grandest building for miles around, the Riddle House was now damp, derelict, and unoccupied.
Je continue ma relecture de ce même livre il y a un peu plus d'un an. Toujours aussi captivant. Cette fois j'ai noté précisément quelques citations comme "If you want to know what a man's like, take a good look at how he treats his inferiors, not his equals. ..." page 443. "Understanding is the first step to acceptance, and only with acceptance can there be recovery", page 572. "We are only as strong as we are united, as weak as we are divided", page 608. En relisant l'article sur ce même livre, je viens de le faire car je me demandais si ... et oui j'avais déjà noté ces trois mêmes phrases !! Comme quoi ... La scène avec Harry, Cedric et la coupe est particulièrement impressionnante, un fairplay d'une grande justesse, qui va intensifier la scène suivante de manière remarquable. J'aime beaucoup Fred et Georges, leur art consommé de la dérision. Mais mon personnage préféré n'est pas encore arrivé ... Luna Lovegood. Qui me rappelle Klaus dans Umbrella Academy (la série, pas le comics) en moins droguée mais aussi lunaire et barré, elle aussi voit la mort ... Bon je suis un grand fan de la saga d'Harry ... de plus en plus.

Note : AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAaa

lundi 21 septembre 2020

Club Dumas d'Arturo Pérez-Reverte

 Club Dumas d'Arturo Pérez-Reverte (Livre de Poche, 446 pages, 2019)

Incipit :

L'éclair du flash projeta la silhouette du mort sur le mur.
J'ai revu il y a peu La neuvième porte avec Johnny Depp. Et en faisant des recherches sur le livre occulte Les neufs portes du royaume des ombres (wouha !!) et le Delomelanicon (Wouha comme le Nécronomicon ?) j'ai appris qu'en fait ce film était inspiré d'un livre de Pérez-Reverte !! Et il y a bien les gravures dans ce livre. D'ailleurs il y en a une reproduction fidèle (chère malheureusement) achetable en ligne. Bref. Alors le livre m'a un peu déçu. Il est vrai que je connaissais l'intrigue mais le style est pesant, l'intrigue mollassonne parfois. Certes c'est sophistiqué (Peut-être un peu trop), érudit, littéraire, avec une mise en abyme sur l'écriture, mais tout de même, je suis un peu déçu. Les gravures et le jeu de piste rattrapent un peu. La fin est bien moins bonne que celle du film. Ce dernier une intrigue plus épurée, le scénario a plus de peps, ont été rajouté des éléments et situations "sataniques", ce qui confirme que l'ouvrage aurait gagné à être allégé. Bon cela reste une lecture qui a tout de même ses attraits, le monde des bibliophiles, pour un genre particulier, l'occulte... Et puis le Diable ! Quand même ! Lucifer a tout de même plus de classe !

Note : AAAAA

samedi 19 septembre 2020

Cinq leçons de morale par Umberto Eco

 Cinq leçons de morale par Umberto Eco (Grasset, 176 pages, 2000)

Incipit

J'ai décidé de réunir deux articles écrits à l'occasion de deux guerres.

Un livre qui parle de morale. Mais au travers d'articles publiés dans la presse italienne (Si j'ai bien compris). La légitimité de la guerre, surtout l'ingérence. Il définit alors la "fonction intellectuelle", ne pas réagir avec ses émotions mais prendre du recul, argumenter etc. Des "intellectuels" ont du avoir les oreilles qui sifflent. Et cela ne concerne pas que l'Italie ...  Donc très bonne définition de la "fonction intellectuelle" p. 16, j'applaudis des deux mains. Pour m'étonner que le même Umberto Eco, page 42 écrive "La première, c'est que les services secrets du monde entier sont par définition inefficaces, ils n'ont jamais été capables de faire tuer ni Castro, ni Saddam Hussein, et il est honteux qu'on juge bon de gaspiller pour eux l'argent public". Alors en termes de recul, de prise de distance et de ne pas se laisser aller à des poncifs, à l'émotion, aux jugements à l'emporte pièce, à des généralités, à une argumentation à peu près nulle, on repassera. Un simple contre exemple : Eichmann rapatrié par le Mossad en Israël pour être jugé. Les propos lapidaires d'Umberto Eco ne font pas honneur à sa définition de la "fonction intellectuelle". Je ne dis pas qu'il a tort sur le fond, juste que sur la forme c'est assez pauvre et ne respecte pas sa propre définition de la "fonction intellectuelle". De même pour sa définition étroite de l’athéisme p. 141, estimant que les athées souhaitent ... réfuter l'existence de Dieu (!?). Ah ah qu'il est drôle. Oui dans la définition particulièrement erronée d'Umberto Eco qui, à partir de sa définition irrationnelle a beau jeu de dénoncer ou de s'étonner de ce qu'il a lui-même inventé. Pour la "fonction intellectuelle" on repassera. Il y a des athées rationnels M. Eco. Je vous aurais bien conseillé de lire par exemple The God Delusion de Richard Dawkins ou Qu'est-ce que la connaissance ? pour affiner votre réflexion. Vous allez dire que je n'ai pas aimé cet ouvrage. Faux. Le sujet de la guerre et où on place les limites et les seuils pour une guerre "juste" sont estimables. Sa critique virulente sur les dérives de la presse est éclairante (mais ne m'apprends guère), et enfin son interrogation sur une morale laïque est très bien amenée. Et puis je ne donne que mon avis personnel, qui ne vaut pas grand-chose. Mais j'aurais aimé échanger avec lui. Tant pis. Un livre honnête, riche de réflexions sur la morale sur des sujets difficiles qui méritent amplement de s'y pencher, au moins pour les sociétés qui se disent démocratiques. Et puis j'ai appris qu'on pouvait être fondamentaliste et ... tolérant. Cela n'a pas de prix.

Note : AAAAAAAAAAA

dimanche 13 septembre 2020

Consolation de la philosophie de Boèce

Consolation de la philosophie de Boèce (Rivages poche, 236 pages, 2020)

Incipit :

 Moi qui jadis composais des poèmes ardents et enjoués

 Mes pleurs hélas ! me vouent à de mornes mélopées.

Je ne me rappelle plus comment je suis tombé sur cet ouvrage. J'ai du le noter comme référence suite à une lecture je suppose. La vie qui entoure cet ouvrage est étonnante. Boèce est en prison, torturé, sans que cela soit clairement évoqué dans l'ouvrage même, et il trouve le moyen de rédiger ce texte et de le faire sortir de prison. La préface, excellente, explique bien tout cela, ainsi que cet ouvrage n'ai pas eu l'hommage mérité puisque son auteur finalement s'affranchit de Dieu pour se consoler de sa mauvaise Fortune. Car après une vie flamboyante il se retrouve condamné à mort. Incompréhension. Qu'a-t-il fait de mal ? N'a-t-il pas été un citoyen engagé, couvert de louange, faisant le bien, s’appuyant sur la raison etc. ? Alors il trouve cela injuste, injuste que les gens bons (oui, pas drôle) soient punis et les méchants s'en sortent. Mais il se base sur l'immortalité de l'âme (Comme dans L'Utopie), donc une punition dans l'au-delà, le mal au regard de l'éternité est toujours punie, à défaut de l'être sur terre. Mouais. Il y a une logique au moins. En tout cas le dialogue avec Dame Philosophie est de haute tenue, argument, déduction etc. comme dans La Docte Ignorance, et il rédige cela qu'avec sa mémoire, utilisant tout son savoir, le mettant peut-être pour la première fois en pratique. Quelle leçon de lucidité devant la mort imminente. Quelle sagesse ! Comme pour les stoïques pour qui la mort n'est rien. Comme pour Harry Potter (Écouter La mort de la mort) il est dans l'acceptation de sa finitude et c'est cette même mort qui lui fait atteindre un sommet qu'il n'aurait peut-être pas atteint sinon. Je m'étonne toujours de tomber sur ce genre d'ouvrages dont je n'avais jamais entendu parler il y a encore quelques mois. Je m'interroge sur le système éducatif ...

Note : AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA

L'Utopie de Thomas More

 L'Utopie de Thomas More (Librio, 126 pages, 2018)

Incipit :

L'invincible roi d’Angleterre, Henri, huitième du nom, prince d'un génie rare et supérieur, eut, il n'y a pas longtemps, un démêlé de certaine importance avec le sérénissime Charles, prince de Castille.
Inspiré de la République, un dialogue décrivant l'organisation avant-gardiste pour l'époque (1516) d'une île, Utopie. Cela reste un texte incroyablement moderne préfigurant Le Manifeste du Parti Communiste, pour sa lutte des classe ou plutôt d'éviter qu'elle existe, Le Meilleur des Mondes, pour son souhait d'un monde parfait, équilibré, Jérémy Bentham et son panoptique, par son auto régulation et surveillance/transparence érigé en principe, Ile d'Aldous Huxley, pour l'aspect utopique sur une île, L'Île Mystérieuse de Jules Verne, idem, mais aussi des évènements historiques comme la révolution française, ou des interrogations toujours actuelles, les questions sur l'égalité, le partage des richesses, l'euthanasie, les végétariens, la condition animale, cultiver son jardin (dans les deux sens, dont le Candide de Voltaire se souviendra, bien que Voltaire ait eu des propos bien racistes contre les noirs et les juifs, il n'a pas du assez cultiver son jardin),  le référendum, l'Université Populaire (bien avant Michel Onfray), le respect du au travail manuel et aux métiers essentiels (Un gros pied de nez aux "premiers de cordée", slogan propagandiste mensonger des ultra libéraux incultes, sociologiquement mensonger, et argument économique tartuffe), brocardant le Dieu argent, brocardant l’aristocratie (Ceux qui croient à leur supériorité de naissance (!?), j'en ai dans la famille), brocardant l'apparence (Diktat de la mode ou de l'habit qui ferait le moine), brocardant l'amoncellement des textes de lois (!!! quelle prescience !), mettant en avant les services publics (dont la santé), etc. Mais ce livre est aussi le fruit de son époque, quelques traces de sexismes, de patriarcat bon teint, pas de place pour l'athéisme, car cela s'apparente à une théocratie même s'il y a une tolérance entre religions, mais bien sûr le Christianisme est ... la meilleure !. L'endoctrinement religieux des enfants est un principe de base en Utopie ... Ce qui relève de la pure maltraitance selon moi. De même Thomas More utilise l’argument éculé et faux que seuls les croyants peuvent avoir une morale. L'Histoire démontre plutôt l'inverse, ce sont tout de même des croyants qui ont allumé le plus de bûcher que je sache. Et c'est bien la corruption et autres dérives de son époque (croyante donc) qui l'a amené à rédiger ce texte. Donc pas de place pour les mécréants et autres athées semble-t-il. D'un autre côté l'immortalité de l'âme est un dogme absolu. Dommage de ne pas avoir eu le courage d'aller jusqu'au bout de l'idée de laïcité, de tolérance, de fraternité, d'ouverture et de paix. C'est la limite de cet ouvrage qui reste par de nombreux aspects étonnamment moderne dans ses idées, surtout pour l'époque où il a été rédigé. Il rejette aussi les superstitions et autres oracles mais valide ... les miracles. Toujours cette difficile réconciliation entre Foi et Raison. La partie sur la Guerre fait un peu penser à un traité de polémologie style Le Prince (Mais qui parait en 1532 donc non) ou Sun Tzu dont il s'est peut-être inspiré. Fidèle à ses idées (pas de divorce par exemple) il fut ... exécuté par celui dont il encensait dans son incipit les vertus. Initialement j'avais commence Utopia XXI d'Aymeric Caron. Comme il s'inspire de L'Utopie de More alors je trouvais logique de commencer par lire sa source d'inspiration. Ce livre de More devrait être lu par tout le monde tant il offre des points essentiels sur la conception de la cité. Républicaine ... puisque basée sur La République de Platon.

Note : AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA

L'hérétique n'est pas celui que le bûcher brûle, mais celui qui l'allume.
Francis Bacon

Le siècle est fou. Fou de lâchetés, de démissions, de mensonges, d'impostures et de laideur, et ce qu'on appelle "crise de civilisation" n'est en vérité que le refus apeuré de toute hauteur.
Jean Cau

La crédulité se forge plus de miracles que l'imposture ne peut en inventer.
Joseph Joubert

Harry Potter and the Prisoner of Azkaban - Ravenclaw Edition by J. K. Rowling

 Harry Potter and the Prisoner of Azkaban - Ravenclaw Edition by J. K. Rowling (Bloomsbury Childrens Books, 480 pages, 2019)


Incipit

Harry Potter was a highly unusual boy in many ways. For one thing, he hated the summer holidays more than any other time of year. For another, he really wanted to do his homework, but was forced to do it in secret, in the dead of night. And he also happened to be a wizard.

Oui je l'ai déjà lu. Je suis au courant. Mais voilà je trouve cette saga formidable, pleine de philosophie et de trouvailles. Et puis le Mal perd ! Non mais ! Et je commence à comprendre pourquoi cette saga me plait, elle y parle de libre arbitre, de destinée ou de déterminisme, de fraternité, de grandir, qui on est, du dérèglement du monde, bref de philosophie. Ce que confirme l'émission sur France Culture Marianne Chaillan, dans son livre Harry Potter à l'école de la Philosophie. Mais là je relis, pour la quatrième fois, mais dans une autre édition, relié, de la maison Ravenclaw. Et à chaque fois je m'immisce dans cet univers, plus profondément. A chaque lecture mon regard se convertie. 

Note: AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA