dimanche 18 juillet 2021

Petit traité d'histoire des religions de Frédéric Lenoir

Petit traité d'histoire des religions de Frédéric Lenoir (Points Essais, 370 pages, 2014)

Incipit :

Comment est né le sentiment religieux ?

Excellent petit traité d'histoire des religions, vraiment excellent. car c'est une gageure de faire entrer en si peu de pages la richesse des diverses religions et de ne pas s'y noyer, de s'y perdre mais surtout d'y trouver une source de visions d'un ou d'autres mondes. Un autre regard. Lecture passionnante qui se marie à merveille avec Les Chemins du sacré, du même auteur, sur ArteTV. Une prise de recul sur la ou plutôt les croyances, les pratiques, les rituels, sur les différents courants religieux, les cosmogonies, l'appropriation du monde, bref une mise en perspective édifiante. C'est raconté sans lourdeurs, de manière simple et directe avec à chaque page des éléments de réflexions, des points notables. Ce livre est une réussite, un condensé de pistes, de chemins, d'interrogations. On ressort grandi d'une telle lecture. Cela complète d'autres lectures personnelles comme Histoire des croyances, Le Sacré et le Profane, Penser le Coran, La victoire des sans Roi, Le livre d'Hénoch, Le Royaume, etc. Ce livre ouvre le regard, incite à se découvrir, se dépasser, incite à la tolérance. En soi c'est déjà beaucoup.

Note : AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA

jeudi 15 juillet 2021

La Vallée de Bernard Minier

La Vallée de Bernard Minier (Pocket, 576 pages, 2021)

Incipit :

-- POURQUOI ... VOUS ... FAITES ... ça ?
Toujours aussi prenant ... Faut dire que dès l'incipit le ton est donné .... Sixième aventure de Martin Servaz après Glacé, Le Cercle et N'éteins pas la lumière, Nuit, Soeurs. Quelques personnages d'un passé lointain qu'on retrouvent, en particulier Irène Ziegler, toujours un regard acéré sur nos sociétés dont le climat délétère ou le côté anti-flic est souligné, un ouvrage au climat général oppressant avec un passé bien sombre, des fantômes du passé dont l'Institut Wargnier, et toujours cette interrogation lancinante sur le Mal agrémenté de morts atroces. Et quelques remarques bien senties sur la violence, saupoudré de citations intéressantes, y compris celle de Carl Rogers, ou de références sur des déités du monde entier. Et puis content de retrouver Martin, donc la carrière tient à un fil, comment va-t-il s'en sortir ? Mais mon principal problème est que c'est l'avant dernier de la série avec Martin ... que vais-je lire le restant de mes vacances ? Quel suspense ... Peut-être du Dean Koontz recommandé par un ami.

Note : AAAAAAAAAAA


mercredi 14 juillet 2021

Alexandra-David-Neel Exploratrice et féministe de Laure Dominique Agniel

Alexandra-David-Neel Exploratrice et féministe de Laure Dominique Agniel (Tallandier , 256 pages, 2021)

Incipit :

Tunis, jeudi 4 août 1904.

Une vie bien remplie, une page wikipédia longue comme le bras. La première européenne à aller au Tibet ! C'est suite à l'achat au Chat qui dort d'un de ses ouvrages, Voyages et aventures de l'esprit, pour ma fille, que je me suis dit que sa biographie devait être passionnante. C'est le cas. Alexandra avait la bougeotte et une aspiration à l'élévation (Bon choix pour le Tibet donc, le sommet du monde). Et un esprit critique à qui on ne la raconte pas. Y compris pour la Théosophie, elle ne s'en laissait pas conter sans pour autant condamner. Ouverture d'esprit, quête, voyages, une vie remplie à ras bord. Un côté anar, ni Dieux ni Maître, et à cette époque ne pas s'agenouiller devant un homme, fut-il le Dalaï Lama. Elle a réussit à se marier, elle a su trouver la personnes adaptée, qui l'a tout de même attendue à un moment pendant une absence de 13 ans sans que cela entame un échange épistolaire quasi journalier (Hé bé la Poste de l'époque, chapeau bas !). Une sacrée femme, la force de la volonté, et une étoile protectrice incroyable, Alexandra ayant fait des efforts physiques conséquents, ayant traversée des zones de pandémie, de guerre, etc. Une bibliographie bien écrite qui incite à la découverte, au voyage, à la réflexion, à la quête de soi, à l'écriture aussi tant Alexandra sera prolixe sur ses expériences. Au point qu'elle adopte un fils (son Passe-partout), qui lui-même deviendra connu et écrira. C'est aussi un couple atypique qui survivra à une femme éperdue de liberté et de joie du monde. Un plaisir de suivre les aventures d'Alexandra (Une vie comme Les tribulations d'un chinois en chine, ou encore le tour du monde en 80 jours de Jules Verne, sauf pour la limite de temps ...).

Note : AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA

Her-Bak "disciple" d' Isha Schwaller de Lubicz

Her-Bak "disciple" d' Isha Schwaller de Lubicz (Flammarion, 544 pages, 2014)

Incipit :

Le moment indécis qui termine la nuit par l'annonce de l'aube impose le silence.

Suite plus universitaire et spirituelle (Si cela était possible) de Her-Bak "Pois Chiche". Donc moins romancé, plus "pédagogique" et plus ésotérique. Donc cela m'a pris plus de temps, la culture égyptienne ne m'étant pas assez connue et encore moins maîtrisée. L'histoire suit toujours Her-Bak et l'enseignement du Sage, en fait ... le lecteur en quelque sorte. Pour moi plus difficile à suivre et à comprendre. Même accompagné d'un gros corpus explicatif (Au moins 150 pages du volume). C'est presque un guide d'étude spirituel pour un étudiant de l’Égypte ancienne et de sa culture. Cela reste de haute tenue et certains passages intéressants mais un peu trop ésotérique à mon goût (Dans le sens je ne comprends pas tout car il me manque des bases, je ne suis pas contre l'ésotérisme en soi). Débuté il y a plusieurs mois régulièrement je lisais quelques pages pour m'en imprégner. Mais pour moi ne s'est pas lu comme un roman, cela m'a demandé un effort. Parfois abscons (Nécessitant un approfondissement et un investissement supplémentaire en égyptologie).

Note : AAAAAAAA

lundi 12 juillet 2021

La Souplesse du Dragon de Cyrille J-D Javary

La Souplesse du Dragon. Les fondamentaux de la culture chinoise de Cyrille J-D Javary (Albin Michel, 314 pages, 2017)

Incipit :

Aucune terre à la surface du globe n'a été, comme la terre de Chine, aussi constamment sillonnée par le même peuple depuis aussi longtemps.
Un excellent ouvrage sur la pensée chinoise, en quoi elle diffère de la pensée occidentale, et comment mieux comprendre un peuple au travers de son histoire, de sa géographie, de son écriture, de sa culture. D'une certaine manière tout est lié. Comme pour les autres cultures. Sur certains point je trouve que l'auteur force le trait sur les différences avec la culture occidentale, non pas qu'elles n'existent pas mais cela aurait mérité plus de nuances. Par exemple la différence entre idéogramme et écriture à base d'alphabet, je comprends les arguments de l'auteur, mais ce n'est peut-être pas aussi tranché que ce que l'auteur en dit, ce dernier évacuant le signifié/signifiant et les dernières recherches sur la linguistique. Mais cela reste un ouvrage fort intéressant, qui jette les bases sur les fondamentaux d'une culture qui ne me semble pas inaccessible pour peu qu'on se penche dessus et qu'on fasse l'effort de ressembler les différents éléments tant ceux-ci font sens au sein d'une culture globalisante. Quant à la pensée analogique, anagogique, elle n'est pas étrangère à la culture occidentale (Astrologie, ésotérisme, alchimie etc) même si effectivement elle a été mise de côté depuis au moins le siècle des Lumières. La pensée symbolique n'est pas non plus exclue de la pensée occidentale par exemple La docte ignorance, même si elle été au service du christianisme. Je veux dire par là qu'il y a des moyens d'entente et de compréhension ce que l'existence même de ce livre tend à démontrer. Par exemple le culte des ancêtres est bien plus prégnant en Chine pour les raisons que cet ouvrage souligne et ce culte n'est pas exempt de la culture occidentale même si pour cette dernière elle est affadie. Je sens de l'unicité dans cette diversité et de la richesse dans les cultures diverses, c'est pour cette raison que j'ai beaucoup apprécié cet ouvrage.

Note : AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA

Soeurs de Bernard Minier

Soeurs de Bernard Minier (Pocket, 528 pages, 2019)

Incipit :

Immense, énorme, la forêt s’étendait devant elles…

La carrière de Martin a subie quelques soubresauts. Dans ce récit le thème invoqué met en scène les fans d'un auteur de ... romans ... policiers ... Mise en abyme ? Je sens que l'auteur s'amuse bien ! En tout cas des fans un peu trop obsessionnels ... Mince j'espère ne pas faire partie de cette catégorie vu le nombre de Bernard Minier que j'ai lu en quelques jours ... Bernard mon petit Bernard, tu fais quoi ce week-end ? Tu m'enverrais ton dernier récit en court pour que je sois ton premier lecteur ? Hein, s'te plait ? Sinon je te tue !!! (Heu je plaisante, hein, je vais bien, enfin je crois). En tout cas j'aime bien la structure du récit avec un gros flash-back et la première enquête de Martin ! La carrière de Martin va encore subir des soubresauts ... ça sent la retraite anticipée, que vais-je lire après ? Martin en déambulateur, enquête à son compte dans un EHPAD ? (Heu te fâche pas Bernard là aussi je plaisante ... hein ? que j'arrête de t'appeler Bernard, oui Monsieur Minier, pardon Monsieur Minier, non le referais plus). Encore des passages pas simple, les autopsies d'enfant ... déjà une autopsie, je crois que je m’évanouirais ou que j'irais dégobiller dans le premier réceptacle rencontré, mais alors d'enfant ... arghh. Bon c'est pour cela (Me faire avoir des sensations, hein, pas des autopsies en particulier) que je lis des thriller, pour me faire peur, mais en pantoufle sous ma couette, après une camomille (Oui je dors en pantoufle, ça vous pose un problème ?). Et où personne ne peut m'entendre hurler !!! Hein ? Pardon chérie je voulais pas te réveiller ... Oui mais bon Bernard, enfin Monsieur Minier, il arrête pas de m'embêter avec ses ... ok ok rendors toi.

Note : AAAAAAAAAAAA

Nuit de Bernard Minier

Nuit de Bernard Minier (Pocket, 608 pages, 2018)

Incipit :

Elle regarde sa montre. Bientôt minuit.

Toujours les aventures un peu rocambolesques tout de même de Martin Servaz. Pour une fois "gros souci" scénaristique, une personne est suspecte et pas de vérification que la douille retrouvée correspond (ou pas) au pistolet du suspect (Suspect connu, identifié, à qui il est très facile de demander son pistolet pour vérification) ... Cela se fait, mais plus tard dans le récit.J'aurais pensé qu'immédiatement son supérieur hiérarchique aurait réquisitionnée l'arme ! Quand même cela me semble la base. Pire le suspect va au commissariat alors qu'il a appris qu'il avait été piégé ! Cela ne semble pas malin du tout. Bon je suis plutôt tolérant mais là c'est un peu exagéré, bon c'est mon ressenti. Et cela diminue un peu l'aura du personnage en question. Bon désolé de pas dire qui c'est pour pas divulgâcher. J'aime bien l'idée du personnage de la Norvégienne, Kirsten, et surtout l'apparition d'un enfant, Gustav, auquel la Némésis (Julian) de Martin est très lié. Cela donne l'occasion de quelques revirements assez surprenants. Qui est le chat ? Qui est la souris ? Où est le piège, pardon où sont les pièges ? Martin est ici secoué comme un prunier et vois son avenir professionnel s'assombrir ... Bon pas facile de parler d'un thriller, après tout l'ensemble repose sur une intrigue tordue (vous allez être servi). Mais vu que j'enquille les aventures de Martin les unes après les autres vous devez vous doutez que cela me convient. Quatrième aventure après Glacé, Le Cercle et N'éteins pas la lumière. Il y a un petit côté obsessionnel ... Pire ... j'écoute du Mahler, notamment les Kindertotenlieder. Encore plus grave j'ai offert l'album à ma femme ... Que va-t-elle en penser ? Ou ma fille ? Hi hi hi hi.

Note : AAAAAA