jeudi 8 octobre 2020

second manifeste convivialiste d'Internationale convivialiste

 second manifeste convivialiste Pour un monde post-néolibéral d'Internationale convivialiste (Actes Sud, 142 pages, février 2020)

Incipit :

Un peu partout dans les pays les plus riches, la jeunesse commence à se mobiliser pour exiger que les États et les grandes entreprises se décident enfin à lutter réellement contre le réchauffement climatique et contre la dégradation irréversible de l'environnement naturel.

Un constat juste de l'état du monde, un manifeste qui propose un substrat de société convainquant (Cinq piliers). En revanche la feuille de route pour y arriver me laisse perplexe, elle est limité à des mouvements d'indignation comme #Metoo, ou avec une vision moraliste étriquée, le 'name and shame', dont on peut douter de son efficacité au regard des personnes qui sont bien au delà de toute morale, ou encore de porter un badge AH (page 102), je ne sais si cet affichage dérisoire dans un monde parcellaire et polarisé aura le moindre effet également, ou le souhait , au moins dans un premier temps, d'être "récupéré" par des mouvements politiques. Le film d'Al Gore (An inconvenient truth), presque 15 ans déjà, les documentaires comme Demain, tout cela est nécessaire, très bien, mais il faudra bien plus pour un réel changement. Excellent bibliographie où j'y retrouve, pour ainsi dire sans surprise, Philippe Descola et Bruno Latour. A une époque où des guignols dangereux comme Bolsonaro ou Donald J Trump sont élus, je ne vois pas de réel espoir se profiler à l'horizon. Je crains que les ouvrages sur l'autre débile Trump soient plus vendus que ce manifeste pourtant si essentiel pour notre avenir. Ce qui ne veut pas dire ne pas essayer. Donc lisez ce livre, faites en part autour de vous, engagez-vous, soutenez ! Yeehaaa !

Note : AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA

Penser le Coran de Mahmoud Hussein

 Penser le Coran de Mahmoud Hussein (Folio essai, 234 pages, 2013)

Incipit 

Nous sortions d'un autre temps.

Nous venions de consacrer de longues années à l'écriture du livre qui retrace la vie du Prophète Muhammad, d'après les premières chroniques musulmanes.

Je lis le Coran, et j'ai aussi compulsé Le Coran pour les nuls (De Malek Chebel et Sohaib Sultan). Ce dernier présente une grande partie de la complexité du monde musulman mais malheureusement propose des argumentations édulcorées sur les sourates qui posent question (Par exemple dans La partie de 10, sur la femme, la violence et l'incohérence), en ignorant sciemment, pour la femme, le verset IV, 34 (Qui permet de battre sa femme si on craint sa désobéissance). Cet ouvrage de Mahmoud Hussein offre des propos moins lénifiants. Il commence par clarifier les deux visions du Coran, la vision littérale où le Coran est incréé, intemporel, une révélation de tout temps, et une vision rationnelle inscrite dans l'Histoire. Cette dernière contextualise historiquement le Coran, comment il s'est élaboré, et comment le Coran à l'époque a contribué à l'amélioration de la condition féminine par rapport à avant son avènement. Cet ouvrage constate l'ignorance des musulmans eux-mêmes. Mais ce n'est guère étonnant, c'est humain je dirais. Combien de catholique ne connaissent pas la Bible, ayant une connaissance construire au travers de catéchisme ou de ont-dit ou simplement au travers de sa culture. Penser le Coran propose aux musulmans une vision moderne et éclairée, le Coran comme guide au XXIème siècle. Mais Mahmoud Hussein édulcore un peu l'apostasie (page 17), je n'ai pas trouvé la peine de mort en cas d'apostasie, néanmoins l'apostat peut s'attendre à un châtiment douloureux (III,177), pas de pardon (IV,137), la colère et un châtiment terrible d'Allah (XVI, 106). De même il n'adresse pas les points qui posent quelques soucis comme par exemple l'épouse du Prophète Aisha, promise à l'âge de 6 ans, alors que le Prophète en a 52, et probablement marié à elle quand elle avait 9 ans. Cela engendre des discussions sans fin sur internet et des vidéos youtube visant à expliquer voire justifier ce qui, dans le cadre littéraliste, pose bien plus de problème que cela n'en résous. Bref, cet ouvrage montre que la voie de salut pour le Coran n'est pas la vision littéraliste et s'en explique de manière érudite et étayée. Enfin c'est un ouvrage sur l'Islam et permet de mieux en comprendre les rouages ou les enjeux. La page bibliographique est aussi d'un intérêt certain pour les sources citées.

Note : AAAAAAAAA

samedi 26 septembre 2020

As a Man Thinketh by James Allen

 As a Man Thinketh by James Allen (Mockingbird Classics, 40 pages, 2016)

Incipit :

THE aphorism, "As a man thinketh in his heart so is he", not only embraces the whole of a man's being, but is so comprehensive as to reach out to every condition and circumstance of his life.

Peut-être pas l'ancêtre du self-help book, livre de développement personnel mais cela y ressemble fort. Un condensé sur l'art de la maîtrise de soi, et donc de sa vision du monde. Nous sommes ce que nous pensons. Pas tout à fait méthode Coué ou pensée positive, cela embrasse les deux et les dépasse. Le problème n'est pas de comprendre ni de croire mais d'appliquer. Car tout est lipide et clair. Mais c'est parfois si difficile d'appliquer de si simples conseils. Et pourtant ... ils sont tellement vrais. Cela me rappelle Sénèque ou Marc-Aurèle, nous créons notre réalité. A lire, et relire. Et relire.

Note : AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA

Harry Potter and the Goblet Of Fire House Edition Slytherin by J.K. Rowling

Harry Potter and the Goblet Of Fire House Edition Slytherin by J.K. Rowling (Bloomsburry, 617 pages,
2020)

Incipit :

THE RIDDLE HOUSE

The villagers of Little Hangleton still called it “the Riddle House,” even though it had been many years since the Riddle family had lived there. It stood on a hill overlooking the village, some of its windows boarded, tiles missing from its roof, and ivy spreading unchecked over its face. Once a fine-looking manor, and easily the largest and grandest building for miles around, the Riddle House was now damp, derelict, and unoccupied.
Je continue ma relecture de ce même livre il y a un peu plus d'un an. Toujours aussi captivant. Cette fois j'ai noté précisément quelques citations comme "If you want to know what a man's like, take a good look at how he treats his inferiors, not his equals. ..." page 443. "Understanding is the first step to acceptance, and only with acceptance can there be recovery", page 572. "We are only as strong as we are united, as weak as we are divided", page 608. En relisant l'article sur ce même livre, je viens de le faire car je me demandais si ... et oui j'avais déjà noté ces trois mêmes phrases !! Comme quoi ... La scène avec Harry, Cedric et la coupe est particulièrement impressionnante, un fairplay d'une grande justesse, qui va intensifier la scène suivante de manière remarquable. J'aime beaucoup Fred et Georges, leur art consommé de la dérision. Mais mon personnage préféré n'est pas encore arrivé ... Luna Lovegood. Qui me rappelle Klaus dans Umbrella Academy (la série, pas le comics) en moins droguée mais aussi lunaire et barré, elle aussi voit la mort ... Bon je suis un grand fan de la saga d'Harry ... de plus en plus.

Note : AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAaa

lundi 21 septembre 2020

Club Dumas d'Arturo Pérez-Reverte

 Club Dumas d'Arturo Pérez-Reverte (Livre de Poche, 446 pages, 2019)

Incipit :

L'éclair du flash projeta la silhouette du mort sur le mur.
J'ai revu il y a peu La neuvième porte avec Johnny Depp. Et en faisant des recherches sur le livre occulte Les neufs portes du royaume des ombres (wouha !!) et le Delomelanicon (Wouha comme le Nécronomicon ?) j'ai appris qu'en fait ce film était inspiré d'un livre de Pérez-Reverte !! Et il y a bien les gravures dans ce livre. D'ailleurs il y en a une reproduction fidèle (chère malheureusement) achetable en ligne. Bref. Alors le livre m'a un peu déçu. Il est vrai que je connaissais l'intrigue mais le style est pesant, l'intrigue mollassonne parfois. Certes c'est sophistiqué (Peut-être un peu trop), érudit, littéraire, avec une mise en abyme sur l'écriture, mais tout de même, je suis un peu déçu. Les gravures et le jeu de piste rattrapent un peu. La fin est bien moins bonne que celle du film. Ce dernier une intrigue plus épurée, le scénario a plus de peps, ont été rajouté des éléments et situations "sataniques", ce qui confirme que l'ouvrage aurait gagné à être allégé. Bon cela reste une lecture qui a tout de même ses attraits, le monde des bibliophiles, pour un genre particulier, l'occulte... Et puis le Diable ! Quand même ! Lucifer a tout de même plus de classe !

Note : AAAAA

samedi 19 septembre 2020

Cinq leçons de morale par Umberto Eco

 Cinq leçons de morale par Umberto Eco (Grasset, 176 pages, 2000)

Incipit

J'ai décidé de réunir deux articles écrits à l'occasion de deux guerres.

Un livre qui parle de morale. Mais au travers d'articles publiés dans la presse italienne (Si j'ai bien compris). La légitimité de la guerre, surtout l'ingérence. Il définit alors la "fonction intellectuelle", ne pas réagir avec ses émotions mais prendre du recul, argumenter etc. Des "intellectuels" ont du avoir les oreilles qui sifflent. Et cela ne concerne pas que l'Italie ...  Donc très bonne définition de la "fonction intellectuelle" p. 16, j'applaudis des deux mains. Pour m'étonner que le même Umberto Eco, page 42 écrive "La première, c'est que les services secrets du monde entier sont par définition inefficaces, ils n'ont jamais été capables de faire tuer ni Castro, ni Saddam Hussein, et il est honteux qu'on juge bon de gaspiller pour eux l'argent public". Alors en termes de recul, de prise de distance et de ne pas se laisser aller à des poncifs, à l'émotion, aux jugements à l'emporte pièce, à des généralités, à une argumentation à peu près nulle, on repassera. Un simple contre exemple : Eichmann rapatrié par le Mossad en Israël pour être jugé. Les propos lapidaires d'Umberto Eco ne font pas honneur à sa définition de la "fonction intellectuelle". Je ne dis pas qu'il a tort sur le fond, juste que sur la forme c'est assez pauvre et ne respecte pas sa propre définition de la "fonction intellectuelle". De même pour sa définition étroite de l’athéisme p. 141, estimant que les athées souhaitent ... réfuter l'existence de Dieu (!?). Ah ah qu'il est drôle. Oui dans la définition particulièrement erronée d'Umberto Eco qui, à partir de sa définition irrationnelle a beau jeu de dénoncer ou de s'étonner de ce qu'il a lui-même inventé. Pour la "fonction intellectuelle" on repassera. Il y a des athées rationnels M. Eco. Je vous aurais bien conseillé de lire par exemple The God Delusion de Richard Dawkins ou Qu'est-ce que la connaissance ? pour affiner votre réflexion. Vous allez dire que je n'ai pas aimé cet ouvrage. Faux. Le sujet de la guerre et où on place les limites et les seuils pour une guerre "juste" sont estimables. Sa critique virulente sur les dérives de la presse est éclairante (mais ne m'apprends guère), et enfin son interrogation sur une morale laïque est très bien amenée. Et puis je ne donne que mon avis personnel, qui ne vaut pas grand-chose. Mais j'aurais aimé échanger avec lui. Tant pis. Un livre honnête, riche de réflexions sur la morale sur des sujets difficiles qui méritent amplement de s'y pencher, au moins pour les sociétés qui se disent démocratiques. Et puis j'ai appris qu'on pouvait être fondamentaliste et ... tolérant. Cela n'a pas de prix.

Note : AAAAAAAAAAA