samedi 16 octobre 2021

Vivre avec nos morts de Delphine Horvilleur

Vivre avec nos morts. Petit traité de consolation de Delphine Horvilleur (Grasset, 224 pages, 2021)

Incipit :

Juste avant le début d'une cérémonie au cimetière, mon téléphone sonne.

La disparition récente de deux êtres m'a fait replonger sur la thématique de notre finitude. Jankélévitch et son ouvrage majestueux sur La Mort. Et ce livre sur lequel je suis tombé récemment à la librairie Le Chat qui dort. Rangé dans le rayon religion, pourquoi pas après tout. En tout cas un magnifique témoignage, touchant, subtil, empreint autant de l’expérience, du vécu de l'auteur que de textes comme la Bible ou le Talmud. Au passage un rappel parfaitement juste, car telle est également ma conception, de la définition de la laïcité, la bêtise des intégristes, de tout bord, des antisémites, antihumanistes notoires dont l'ignorance, l'intolérance et la haine est désolante, comme tout racisme. Mais c'est surtout un livre, le titre mais aussi le sous-titre le souligne, sur la mort, l'accompagnement vers cet au-delà inconnaissable, la place des familles, des vivants, comme Le Bardo Thödol, Le Livre tibétain de la Vie et de la Mort de Rinpoché, Happy de Derren Brown à sa manière, et tant d'autres. Le talent de l'auteur s'y ressent par la fluidité du texte sur un sujet si sensible, n'hésitant pas sur les blagues juives (drôles !), l'antiféminisme des orthodoxes, et des éléments théologiques qui m'ont surpris, notamment la place de Dieu dans le Judaïsme ou la manière dont les juifs  se sont approprié la Loi, Dieu n'ayant plus à s'en mêler ... et puis cela évoque Charlie Hebdo, la pandémie et autres. J'apprécie sa pensée non dogmatique, souple, nuancée, riche, humaine, tolérante (sauf face à l'intolérance) et ses impressions à propos de la mort avec les rencontres diverses lors des enterrements. Dite avec humilité, elle admet ses limites, mais malgré tout me semble à la hauteur d'une tâche quasi impossible. Merci Mme Horvilleur pour ce très bel ouvrage, je ne me sens pas suffisamment armé pour en présenter tout le bien que je pense, je suis encore très ému.

Note : AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA

La promesse de l'ange de Frédéric Lenoir et Violette Cabesos

La promesse de l'ange de Frédéric Lenoir et Violette Cabesos (Livre de poche, 640 pages, 2004) 

Incipit :

L’EXTRAIT SYMPHONIQUE de Beethoven s’était tu dans un fracas  de cuivres.

Roman intéressant en ce qui concerne l'histoire du Mont Saint Michel, très détaillée, et puis partiellement les destinées des personnages et les interrogations spirituelles, ou les tensions entre religion chrétienne et la païenne. Cependant, à un moment j'ai tout de même trouvé que cela trainait un peu en longueur, notamment autour de l'énigme finale qu'on devine aisément. Un peu moins bien que le très bon Oracle della Luna, mais j'ai tout de même continué dans ma lancée et débuté La Parole Perdue, ne serait-ce que pour découvrir (je ne le savais pas) qu'on retrouve le personnage principal. Ce qui tombe bien car à la fin de La Promesse de l'Ange il y a, disons, une incertitude ...

Note : AAAAA

samedi 18 septembre 2021

L'Oracle Della Luna de Frédéric Lenoir

L'Oracle Della Luna. Le tragique et lumineux destin de Giovanni Tratore de Frédéric Lenoir (Livre de Poche, 728 pages, 2006)

Incipit:

La peur se lisait sur le visage des villageois.
J'ai adoré cette histoire. Une aventure exceptionnelle, une intrigue sur un secret lié à la religion, des romances passionnées, des rebondissements, un contexte historique plausible, mais surtout le prétexte à des réflexions sur la religion, la foi, l'existence de Dieu, la destinée, le libre arbitre et des propos philosophiques qui s'insèrent parfaitement au récit. Des propos intelligents sur la tolérance, la fraternité, et l'incitation à agir pour le bien de tous, en tentant de dépasser nos pulsions les plus brutales et aveugles. Un beau message dans ce roman qui m'a emporté. Une BD en plusieurs volumes en a même été tirée. Quelque part cela m'a rappelé le feuilleton fascinant et mythique du chef d’œuvre (pour moi) Le Comte de Monte-Cristo.

Note : AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA

Le mystère Fulcanelli d'Henri Loevenbruck

Le mystère Fulcanelli d'Henri Loevenbruck  (j'ai Lu, 512 pages, 2014)

Incipit :

L'homme qui pénétra, à la nuit tombée, dans l'église de la Santa Caridad, à Séville, avait toutes les raisons de croire qu'il était seul dans ces murs.

Mince j'avais oublié cet article. J'ai lu ce livre il y a plusieurs semaines. Bon m'en rappelle plus trop mais je sais que cela parle des ouvrages de Fulcanelli, j'ai d'ailleurs commencé celui sur Le Mystère des Cathédrales, et surtout sur le mystère qui règne sur l'identité réelle du Fulcanelli en question. On sent tout le travail d'enquête de l'auteur qui a su tisser une histoire assez prenante autour dudit mystère. Et puis j'aime bien les aventures d'Ari, et ses déboires amoureux. Troisième aventure après Les cathédrales du vide.

Note : AAAAA

La pensée postnazie par Michel Onfray

La pensée postnazie. Contre-histoire de la philosophie t.10 par Michel Onfray (Le Livre de Poche, 473 pages, 2018)

Incipit :

Effets de Freud.

Moins de lecture, car je fais de l'escalade et j'ai repris des études. Mais cela ne m'a pas empêché de lire quelques BDs, des livres sur l'escalade justement et des ouvrages de théologie. Alors j'aime toujours autant cette contre-histoire de la philosophie. Peu m'importe l'auteur ou l'image qu'il a ou encore son évolution idéologique, ces livres de contre-histoire sont une mine de réflexion, une histoire des idées vivifiantes, un puits sans fond d'interrogations. Ce livre n'y échappe pas et on a le droit à trois portraits qui ont marqué l'histoire de la philo, trois rares personnes qui n'ont pas soutenu des dictatures ou autre, pas comme Sartre, Merleau-Ponty et bien d'autres. De vrais penseurs qui ont su ne pas sombrer dans l'idéologie la plus crasse. Hannah Arendt, Hans Jonas, Günther Anders. Trois auteurs à découvrir ou à redécouvrir et qui éclairent le XXème siècle à leur manière. Pas pour forcément être d'accord d'ailleurs même s'il se trouve que je suis en sympathie avec leurs idées. Il y a quand même Günther Anders qui a une vision du Jazz que je trouve étonnamment rétrograde voire délirante, à se demander s'il connait vraiment le jazz, dont il dit qu'il s'agit d'une musique de machine ... vision réductrice pour le moins. André Manoukian s'étranglerais à lire cela ! Bizarre j'y vois pour ma part de l'improvisation, des interprétations multiples, une richesse bien loin des machines. Que Günther Anders n'aime pas le jazz, soit, qu'il réduise ce gendre musical à sa vision techniciste, bof, cela ne m'a pas convaincu d'un iota. Mais peu importe, cela montre la richesse des visions du monde.

Note : AAAAAAAAAAAAAAAAA

lundi 23 août 2021

The Miraculous Journey of Edward Tulane by Kate DiCamillo

The Miraculous Journey of Edward Tulane by Kate DiCamillo (Candlewick Press, 228 pages, 2006)

Incipit :

ONCE, IN A HOUSE ON EGYPT STREET, there lived a rabbit who was made almost entirely of china.
Un livre jeunesse qui devrait ravir petits et grands. A lire à ses enfants. Un voyage initiatique parsemé d'illustrations magnifiques. Une très belle édition reliée avec un papier doux, soyeux, une jaquette superbe qui masque une couverture sobre mais dotée d'une montre à gousset en relief !! Bref, du travail soigné. Et cela joue tout autant que le contenu pour offrir aux lecteurs une expérience inoubliable. Le même soin éditorial que pour T.S. Spivet. Il se trouve que j'ai pris connaissance de l'existence de cet ouvrage au travers un k-drama romantique à souhait, avec différents titres, sur Netflix c'est "My love from the stars". On peut y voir le héro extraterrestre, Do Min Jun, lire plusieurs fois cet ouvrage et même le proposer à l'élue de son cœur (Évidemment en coréen). Il y a bien sûr un lien entre l'histoire du lapin et Do Min Jun. Ma curiosité m'a poussé à aller y voir de plus prêt ... je dirais "bon placement de produit" ... ha ha.

Note : AAAAAAAAAAAAAAAAAA

Les cathédrales du vide d'Henri Loevenbruck

Les cathédrales du vide d'Henri Loevenbruck (J'ai Lu, 480 pages, 2010)

Incipit :

La nature a horreur du vide. Moi aussi.

Les suites des aventures d'Ari, après Le rasoir d'Ockham. Basé sur la théorie de la terre creuse (Qui parle de rasoir d'Ockham dans l'article, amusant non ?) d'Edward Bulwer-Lytton. Ce thème a beaucoup inspiré, une aventure papier d'Indiana Jones, une BD de Schuiten, des jeux de rôle et j'en passe. J'ai encore pris plaisir à suivre les aventures d'Ari. Au point où j'ai lu sa troisième aventure. Un thriller plutôt prenant et quelques personnages secondaires attachants. Cela m'a à un moment rappelé un livre qui a marqué ma jeunesse, Voyage au centre de la Terre de Jules Verne, je l'ai en édition Hachette de 1930, papier un peu jauni, cela donnait une épaisseur supplémentaire au récit, les runes au début étaient d'autant plus mystérieuses, enfin c'est l'impression ressenti lorsque j'étais ado. Bon là c'est un peu plus ésotérique voir à la limite du fantastique ...

Note : AAAAAAAAAAAA