samedi 11 janvier 2020

Thermodynamique de l'évolution. Un essai de thermo-bio-sociologie de Francois Roddier

Thermodynamique de l'évolution : Un essai de thermo-bio-sociologie de François Roddier (Editions Parole,215 pages, 2019)

Incipit :
Il y a 50 ans, je débutais ma carrière scientifique sous la direction de Jacques-Émile Blamont. Celui-ci revenait des États-Unis où il avait assisté aux débuts de la recherche spatiale.
Un livre époustouflant et vertigineux. La pensée latérale, horizontale en sus de la verticale. Une transdisciplinarité fort instructive qui propose des clés originales d'interprétation du monde. Enfin pas des clés mais tout un trousseau. Tout ce que j'aime. Brillant, éclairant, profond. Pour faire bref les phénomènes physiques, dont le troisième principe de la thermodynamique, les lois chaotiques, les structures auto-organisées, dissipatives, le couple entropie/information etc. modèlent la biologie, la démographie, mais aussi la sociologie, l'économie et d'une manière plus large nos sociétés. Ce livre est tout simplement bluffant, génial. Mais qui, à l'instar de Jared Diamond induit des perspectives inquiétantes, car des forces sous-jacentes dont nous avons que peu conscience, sont à l’œuvre. J'aime beaucoup cet auteur que j'ai finalement regardé dans l'une de ses conférences sur Youtube, et même consulté son blog pour constater qu'il venait d'arrêter récemment d'y poster. C'est un livre de vulgarisation, rien de trop compliqué, très peu de formules en dehors d'un chapitre (L'avant-dernier de mémoire), mais qui forme une ossature complexe où tous les éléments sont reliés pour faire sens. Et là franchement c'est le Graal. Étonnamment beaucoup de recherches citées ne sont pas récentes, certaines des années 20, d'autres des années 70 mais le sujet prend tout son sens à notre époque. Un livre essentiel. Je ne remercierais jamais assez Mark Alizart de me l'avoir fait découvrir (C'est une de ses références en note de bas de page, que je lis tout le temps, de son Cryptocommunisme). Il ne s'agit pas de simples comparaisons (Comparaison n'est pas raison), ou de l'usage abusif d'analogie (Cf. Jacques Bouveresse dans son livre Prodiges et vertiges de l'analogie, je met le lien wikipédia car j'ai lu ce livre avant de commencer ce blog) mais bien de modèles similaires confirmés par l'observation et soutenus notamment par la stochastique. Un livre à lire et à relire.

Note : livre essentiel, pas besoin de note, lisez le.

Note sur la suppression générale des partis politiques de Simone Weil

Missel satanique
Note sur la suppression générale des partis politiques de Simone Weil (Allia, 48 pages, 2017)

Incipit :
LE mot de parti est pris ici dans la signification qu'il a sur le continent européen.

Critique parue en livre la première fois en 1950 qui n'a pas perdu une ride, au contraire je dirais même, et pas que depuis l'élection de Donald Jackass Trump. Une pensée rigoureuse, limpide, claire comme l'eau de roche, déterminée, qui dit les mots tels qu'ils devraient être dit, sans langue de bois, sans faux semblants, sans hypocrisie. Un réquisitoire contre la notion même de parti politique et la demande, inéluctable, après une démonstration sans concession, de leur suppression. Un livre qui fait réfléchir sur la politique au sens démocratique. Certains ou certaines sont en désaccord avec l'idée qu'en France nous serions en démocrature. Ce petit livre va beaucoup plus loin et par là même, en explorant les limites, nous fait réagir et surtout réfléchir, à remettre en cause ce qui nous parait évident et qui, au final, est très très loin de l'être. Je l'avais acheté en 2017 et cherchait après depuis, j'avais gardé dans l'idée un grand format alors qu'il et tout petit, encore plus petit que le format poche et qu'il était classé parmi ses semblables (en taille). Par esprit de contradiction je met ci-après une citation qui va à l'encontre totale de la thèse de cet ouvrage, mais d'une certaine manière confortant l'idée que les personnes de pouvoir ne peuvent se passer des ces machines à le conquérir, occultant au passage le bien public.


Les partis politiques sont une sorte d'aboutissement de l'activité associative. On ne peut guère imaginer le fonctionnement d'une société démocratique sans eux.
Vaclav Havel

A man dies and goes to heaven. There he meets a Saint surrounded by clocks. He asks the Saint, "Why are there so many clocks?" The Saint says, "Everytime someone lies, there clock moves an hour forward." The Saint pointed to a clock that was still at twelve and said, "That's George Washington's clock, he never told a lie so his clock is the same." The Saint pointed to another clock that was at two, "That's Abraham Lincoln's, he lied twice so his clock is at two." The man asked, "Where's Donald Trump's clock?" The Saint replied, "Oh that one? Jesus is using it as a ceiling fan."
From a youtube commentary


Note : AAAAAAAAA

vendredi 3 janvier 2020

Croyance de Jean-Claude Carrière

Je suis médusé !
Croyance de Jean-Claude Carrière (Odile Jacob, 336 pages, 2019)

Incipit:
Nous devons à présent nous faire une raison. A l'issue d'un long combat, la croyance, aujourd'hui, l'emporte sur la connaissance.
Ce livre parle de ce que c'est que croire. Les convictions, la certitude. Sous ses différents aspects. et il le fait très bien. Il ne permettra pas de réconcilier ceux qui ont la foi et ceux qui ne l'ont pas. Mais il cerne assez bien le sujet et l'irrémédiable fossé creusé par la croyance de quelques bords qu'elle se situe. Y compris par celle de la raison quand un scientifique s'obstine dans l'erreur, cela s'est vu. Bien sûr il parle des religions en particulier la religion catholique et musulmane. Mais il fait l'impasse sur d'autre croyance, le patriarcat, l'homme supérieur à la femme, et dans une moindre mesure car il aborde un peu le sujet, le racisme (Croire qu'un humain parce que de couleurs et supérieur ou inférieurs à un autre qui n'a pas la même). Il aurait pu d'ailleurs citer son ouvrage La controverse du Valladolid, où des humains se posaient la question de savoir si les indiens d'Amérique du Sud étaient aussi des humains. A l'instar de Her-Bak PoisChiche, l'auteur s'interroge sur la besoin de croire, sur l'intérêt des Dieux, sur les pouvoirs en place, sur le réel, sur les illusions, sur jusqu'où il faut chercher, pourquoi etc. En fait c'est suite à l'excellent La vallée du néant que j'ai voulu poursuivre avec Jean-Claude Carrière. Le problème est que j'épouse ses convictions donc je n'apprends guère, à part des exemples, des citations, des références etc.  que je ne connaissais pas, mais sur le fond, pas trop. La critique des croyances n'est pas nouvelle. J'aime bien la citation de Montesquieu (cf. infra) qui me rappelle Flatland d'Edwin Abbott. Il donne quelques éléments sur qu'est-ce que la vérité. A une époque où le créationnisme fait des avancées aux états-unis, surtout depuis l'élection de Trump, ou encore l'existence de quelques énergumènes, les terre-platistes, qui pensent que la terre est plate, une convention internationale (donc certains ont du prendre l'avion, qui utilise des outils de navigations, dont le GPS, donc des satellites, qui tournent autour de la terre etc. ) on se pose des questions, et ce livre n'offrira pas de réponse satisfaisante sur ce point, car il n'y en a pas (Au moins il offre celle-là !).

Si les triangles faisaient un dieu, ils lui donneraient trois côtés.
Montesquieu (Page 225 de ce livre)

Note : AAAAAAAAA


The Donald J. Trump Presidential Twitter Library by The Daily Show with Trevor Noah

"Moron of the Millenium" Archive
The Donald J. Trump Presidential Twitter Library by The Daily Show with Trevor Noah (Spiegel & Grau, 144 pages, 2018)

Incipit :
When Donald J. Trump launched his campaign for president in 2015, I laughed at the idea.

Un livre qui réalise l'exploit, mais en est-ce vraiment un ?, de rire d'un Président raciste, misogyne, corrompu, escroc (Trump University, 3500 dépôts de plainte), menteur compulsif, tricheur (même au golf !), immature, néo-fasciste, mégalo, démago etc. Mais surtout dangereux pour l'équilibre du monde ... Un Président qui attaque aussi un des piliers démocratique, la presse, comme notre Président français d'ailleurs. Un président américain qui, lors de sa campagne, disait "They are laughing at us, believe me, they are laughing at us". Le plus ironique est que c'est ce même président qui offre chaque jour la matière à en rire, toutes les émissions satiriques, les talk show, ne savent plus où donner du zygomatique. Et Trevor Noah en fait partie. Si cela peut donner des effets de type 7 sur l'échelle de Bristol à ce Président Américain, ce sera déjà pas si mal. Un livre tout de même effarant. Sa destitution qui n’aboutira vraisemblablement pas alors que les charges qui pèsent contre lui sont pire que celles pesant contre Nixon n'est pas un signe de bonne santé démocratique.  Mais au-delà de la moraline, pourquoi en est-on arrivé là ? Vaste question. De nombreuses réponses possibles. Alors effectivement il vaut mieux en rire. Le plus possible. Montrer que le roi est nu. Et continuer de se battre pour la démocratie et la justice. Les tweets de Trump ont permis d'en faire un musée itinérant, et maintenant un ouvrage hommage devant ce melon interstellaire qu'il représente. Merci Trevor Noah et son Daily Show de me faire rire régulièrement.

Note : AAAAAAAA

mercredi 1 janvier 2020

Her-Bak "Pois Chiche" d'Isha Schwaller de Lubicz

Barque lunaire ou solaire ?
Her-Bak «Pois Chiche» d'Isha Schwaller de Lubicz (Flammarion, 535 pages, 2014)

Incipit :
- Est-ce bien le chemin ô mon âne ?... Tu as perdu ta route ? Moi aussi ! Ce pays est nouveau pour nous deux : autant de sable que de champs ! Et ce long mur qui ne veut pas finir...
Conte initiatique dans l’Égypte ancienne. Le rêve. Ce livre m'a fait léviter. Comme si tout à coup tout devenait clair, cristallin, évident. Comme Pois chiche je suis traversé de questions. Comme Pois chiche les épreuves, le vécu, les rencontres ont pu m'apporter quelques pistes. Comme Poix Chiche il m'a fallu revenir en arrière parfois. Bref, ce livre est une révélation à moi-même. Et ce n'est pas la moindre de ses forces. Parcelles de ces mêmes "vérités" dans le podcast avec Edgar Morin, ou encore dans les livre Le Prophète, Les étoiles de Compostelle, Les pierres sauvages, Petit éloge de l'errance, Le passeur de Lumière, Vertige du Cosmos, Le sacré et le profane, et bien d'autres, mais celui-là a un petit plus, pour moi ils les transcende même tous, peut-être parce qu'il arrive au bon moment. Je me suis identifié à Pois Chiche, et j'ai été accompagné, de main de maître, par Isha. Pois Chiche qui doute, qui se questionne, qui ne s'arrête jamais, qui vous toujours aller au delà, qui est très introspectif, qui s'analyse, se juge même. Au final la domination de nos instincts animaux, une fois les avoir perçus et compris. Je comprends mieux les différents niveaux de réalité et pourquoi tout le monde ne choisit pas tel ou tel chemin ou s'arrête à un moment. Un livre cristallin. J'ai été surpris d'apprendre qu'Isha était théosophe (Parce que j'ai une idée vague de la théosophie), moins qu'elle était égyptologue. Mathématicienne aussi. Je serais curieux de lire sa biographie, si elle existe. En tout cas un mélange riche qui a donné un œuvre notable au point que, dans mes illusions, je serais tenté de la recommander au monde entier. Je vais me contenter d'inciter quelques-uns d'entre-vous qui lisez cet article, ce sera déjà pas si mal. Les appendices sont un bon résumé de l’Égypte. Cela me redonne envie de me mettre aux hiéroglyphes ... Mais surtout bonne année 2020 à toutes et à tous !

« Ne condamne jamais un homme en son absence, et, quand tu es obligé de lui faire un reproche, fais-le devant lui, mais avec douceur et par des paroles pleines de charité et de compassion. Car le cœur humain est semblable à la plante Kusûli : elle ouvre sa corolle à la douce rosée matinale mais la ferme à une pluie violente. » (Précepte bouddhiste.)

Note : livre essentiel. Pourquoi y mettre une note, un nombre, un indicateur ?

dimanche 29 décembre 2019

Dictionnaire des mots inexistants d'Aristote et Nicos Nicolaïdis

Manuel avancé de lexithérie.
Garanti sans parénergie.
Dictionnaire des mots inexistants d'Aristote et Nicos Nicolaïdis (Metropolis, 95 pages, 1997)

Incipit :
Le dictionnaire des mots inexistants propose un nombre de mots aux fins d'enrichir le vocabulaire français.
Un recueil assez court au final mais qui donne une bonne idée de la construction de mots à partir de racines grecques. Il ne s'agit pas ici d'un jeu, il y a une volonté claire et affirmée de propager l'usage de nouveaux mots, mots qui manqueraient à la langue française, en lieu et place de périphrases ou d'assemblages divers. Ce livre est en référence dans L'aventure des langues en occident d'Henriette Walter. J'ai fini cette référence avant ce dernier. Dommage que cet ouvrage ne soit pas plus ludique, avec des cartes pour jouer en famille, l'assemblage de carte permettant de créer un mot, aux joueurs d'en faire la définition et l'illustration la plus convaincante. Ou qu'il ne soit complété d'un tableau de racines, y compris de racines non ici utilisées. Il aurait pu aussi se compléter d'un tableau à trou (Mot à trouver selon la définition, ou définition à trouver avec le mot indiqué). D'accord, c'est facile à construire mais quand même cela aurait été un plus pour un ouvrage au final assez court. Maintenant c'est un livre qui permet de se familiariser avec les racines grecques, les principes de construction et qui permet de comprendre clairement pourquoi le mot dysorthographie ne peut être que le fruit d'ignorants pour ne pas dire d'incompétents notoires. Pour les plus facétieux et autres oulipiens, une manière ludique d'appréhender le langage d'une autre manière.

Le langage le plus parfait est celui qui exprime le plus de choses dans le moindre espace
Antoine Claude Gabriel Jobert

Note : AAAAAAAAA

jeudi 26 décembre 2019

La vallée du néant de Jean-Claude Carrière

Welcome to the Void
Manuel de désillusion (Tome57)
La vallée du néant de Jean-Claude Carrière (Odile Jacob, 342 pages, 2018)

Incipit :
Une ancienne anecdote japonaise, très simple, raconte ceci : 
Deux promeneurs s'avancent à pied dans une montagne, sur un chemin étroit et par endroits périlleux. Disons qu'ils font une excursion.

Voilà un livre qui s'interroge sur la Mort. Dans un sens non religieux, la foi n'a pas vraiment sa place dans cet ouvrage. Ici pas d'au-delà et autres inventions ou superstitions. Le bouddhisme sans la réincarnation. Un sujet vital, la mort. Au sens de néant. Vous étiez poussières, vous le redevenez. Plus de corps, plus d'esprit. Quant à l'âme ... Et pas ces niaiseries qui font croire que vous vivez encore dans la mémoire des autres, cela c'est niveau Oui Oui chez les Bisounours. Pire, les banalités affligeantes, les clichés creux entendus lors des enterrements. Il s'agit ici plutôt de savoir comment ce néant, même pas ce rien ou ce vide, définit l'horizon indépassable de notre très brève passage sur cette Terre. A cette aune tout devient vain, dérisoire, anecdotique. Commet vivre alors ? Autant dans Happy il y avait le stoïcisme, le lâcher-prise, le comment relativiser et trouver une forme de bonheur. Ici c'est un plus difficile, il y a un frêle espoir à partir du chapitre "Au plaisir" (p. 164), et "Et le savoir ?" (p. 181) pour embrayer sur "Le suicide". Non pas qu'il le recommande mais c'est aussi pour parler d'un sujet parfois clivant. Cela touche surtout à un sujet plus ou moins tabou, évacué, mise de côté, sous le tapis, une naissance Pretium doloris pour finalement retourner dans le néant. D'où ce monde de distraction, de superstitions, de mythes pour cacher notre angoisse tout en sublimant notre vie. En parlant de suicide, son propos sur Bernard Haller m'a impressionné. Son enterrement est ce que je peux souhaiter de mieux lorsque je passerais dans ce néant. C'est un livre d'une lucidité sincère, franche, en rien cruelle ou froide, qui tente l'objectivité sous le regard de la raison, acceptant le mystère, l'inconnu et l'inconnaissable mais ne construisant en rien une croyance, basée, elle, sur le manque de preuve, sur le fantasme, sur l'imaginaire, et donc pouvant dire virtuellement n'importe quoi. C'est aussi un livre d'humilité qui fait redescendre sur terre tout ceux qui s'inventent une vie principalement fictive faite de gloire, de richesse, de se croire finalement plus que ce qu'on est, à savoir très peu. Le discours construit une légende mais celle-ci ne repose sur rien. Dommage que l'auteur ne distingue pas ammortel d'immortel. La nuance est d'importance pourtant. Un livre tout de même, paradoxe parmi tant d'autres, roboratif. Il me donne l'impression de changer de perspective sur pleins d'aspects de la vie en général et de la mienne en particulier. Que la mort devrait être un sujet parmi d'autres et qu'il est souhaitable d'en rire. J'ai ressenti tout l'expérience, tout le vécu de l'auteur au travers de ce texte. C'est pour cela qu'il révèle quelques choses qu'il faut parfois une vie pour découvrir. Les idées ici exposées étaient en germes en moi. Rien ne m'a véritablement surpris, je suis plutôt du même avis que l'auteur, mais c'est surtout excellemment formulé, exposé, construit. J'aime beaucoup qu'il m'ait révélé que le vocable sagesse était surfait, galvaudé. Je le comprends maintenant. Ses références concordent avec mes lectures, sur le bouddhisme mais surtout sur la Tao. L'image du japonais est claire comme l'eau de source. Il y aurait encore beaucoup à dire, tant j'ai annoté cet ouvrage mais l'idéal est tout de même que vous le lisiez. J'ai mis une citation (cf. infra) avec laquelle je ne suis pas d'accord. Comme elle est hors contexte, peut-être que Jankélévitch voulait dire autre chose. La vie est justement ce phénomène incroyable qui lutte contre la mort, se perpétuant en dépit de tous les aléas et trouvant toujours une solution. Le vivant est par définition l'évènement biologique qui défie la mort, qui multiplie les espèces, les règnes. La mort est de surcroît son Janus, la deuxième face de la même pièce, des inséparables. Ils ne s'opposent donc pas mais font partie du même évènement. La vie et la mort sont l'être, le néant étant la fin de la vie, la fin de la mort, la fin de tout.

La mort est le seul événement biologique auquel le vivant ne s'adapte jamais.
Vladimir Jankélévitch

N'est pas mort ce qui à jamais dort, Et au cours des siècles peut mourir même la Mort.
H. P. Lovecraft  

Note : AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA