mardi 22 avril 2014

La fin du monde a du retard de J. M. Erre

Un livre explosif
La fin du monde a du retard de J. M. Erre (Buchet Chastel, 416 pages, 2014)

Incipit :
 En l'an 5115 du calendrier hindou, à quelques deux millions de centimètres du nord de Paris, protégé des extraterrestres, des betteraves et des Picards par des murs épais, un établissement de standing offrait à l'être en perte de repères de regarder le monde sous un angle neuf.

Deux pensionnaires d'un hôpital psychiatrique, Julius et Alice, s'évadent  sur les conseils du premier. Un complot ourdit par un certain Tirésias va mener à la fin du monde dans quelques jours. Dans un course poursuite effrénée nos deux héros vont-ils réussir leur quête et déjouer l'ignoble complot  ?

Un livre complètement déjanté, fou, absurde, loufoque, certainement la source première d'une baisse radicale et d'un sous-développement durable des revenus (qui ne sont pas prêt de revenir) de la communauté des psychothérapeutes. Gageons que ces derniers vont participer au complot visant à la destruction de ce livre à moins de se recycler en nutritionniste, un choix avisé pour contribuer aux soins intensifs  des lecteurs de cet ouvrage, aux zygomatiques durement sollicités induisant une hypoglycémie et donc un régime adapté.

Car l'auteur n'arrête pas, une histoire jubilatoire qui s'amuse avec talent des codes du thriller et des mythes fondateurs de tant de nos histoires et qui irriguent notre culture de tous les jours (voir Mythologies de Barthes ou Le héros aux mille et un visages de Campbell). Un sens inné du jeu de mot, de la dérision, de la juxtaposition ludique de concepts assez étrangers entre eux et l'avènement de situations désopilantes. La version  ado rebelle du Pendule de Foucault d'Eco, livre au demeurant excellent, qui m'avait poussé à acheter une encyclopédie de démonologie (sacré Umberto !)

Ce livre sur la fin du monde qui a du retard, cher lecteur, ne sent pas la naphtaline, et pourtant que de mythes au logis ! Une compilation de gags comme à l'époque du muet burlesque avec force références et clins d’œil à la pop-culture et une déconstruction de la mécanique des théories du complot.Avec l'idée assez intéressante que diffuser des théories du complot permet d'annihiler tout esprit critique et surtout toute velléité à l'encontre d'un vrai (bien joué) !

-- ../.. je sais comment m'y prendre pour atteindre Tirésias.
-- Vous voulez lâcher des enfants sur lui ?
-- Non, je n'en suis pas là. Me venger, oui, mais en restant humain.

Loufoque, délirant, traite les théories du complot avec une ironie salutaire, un humour décapant (normal, par l'usage du poncif ammoniacal), des périphrases délires,  qui, à l'instar des super tankers pétroliers, partent dans tous les sens (sans plomb 95), au moteur 16 sous-papes et 10 cardinaux, plus hilarante qu'une ablation de la rate (qui s'est dilatée), plus drôle qu'une déclaration d'impôt en ligne, plus vivant qu'un cadavre encombrant (que ma tante a occis, gêne), et certainement d'une plus grande valeur que cette chronique souffreteuse tentant désespérément d'en imiter le style (raté : le livre est bien mieux !). Oui, de fait je ne suis pas J. M. Erre (pour ceux qui en aurait douté, les poires vont vivre) et ce livre m'a beaucoup amusé et finalement est plus profond qu'il n'y parait tant il critique sur le fond (normal pour une mise en abyme) le délire des théories du complot et s'amuse des tics, clichés, liés au genre thriller, et le tout avec érudition ! Un moment de détente complet et les muscles du rire en surchauffe.

L'auteur, que je découvre, m'a tellement plu que j'ai commandé celui avec Sherlock Holmes (Le mystère Sherlock). Soit une pierre deux coups car je suis aussi grand fan de Sherlock !! Dépêchez-vous de consulter le blog La fin du monde a du retard avant que Tirésias ne l'efface !

Note lubrique à brac : 10/10

lundi 21 avril 2014

L'emprise de Marc Dugain

110 V ou 220 V ?
L'emprise de Marc Dugain (Gallimard, 314 pages, 2014)

Incipit :
Lorraine tendit à son père une assiette de poisson froid.
-- C'est bon pour tes artères. Tu devrais arrêter la nourriture grasse. Enfin ... tu le sais mieux que personne.
L'homme n'aurait pas eu l'air si vieux s'il n'avait pas été malade.
Quelques personnages et Marc Dugain échafaude une intrigue retorse à l'ambiance délétère. 

Une course à l’Élysée n'est pas simple, on ne se fait pas de cadeaux. Le pouvoir plus généralement est clairement la loi du plus fort, c'est très animal sous couvert de sourires et de courbettes, le cynisme et l'hypocrisie sont rois. Des luttes entre partis, au sein d'un même parti. Le pouvoir énergétique, le nucléaire. Le pouvoir médiatique. Le monde du renseignement, le pouvoir de la connaissance. Et l'argent bien sûr qui mène à la corruption.

Le succès est la capacité d'aller d'échec en échec sans perdre son enthousiasme.

J'apprécie toujours autant le style de l'auteur (je n'ai lu de lui qu'Avenue des Géants), sa façon de décrire les personnages, leur psychologie, et ses visions sur le monde comme ici sur le milieu politique, les autres pouvoirs (médias, économique), la mondialisation. Un livre de combats, même en milieu familial. Combat tout relatif pour le politicien qui fait plus de la communication, qui est plus dans l'apparence du pouvoir que le pouvoir lui-même, ce dernier plus souterrain, masqué. Au final où se situe-t-il ? C'est tout le sujet de L'emprise ... Des remarques ironiques qui sonnent juste (d'un autre côté il suffit de voir La Chaîne Parlementaire, parfois):

Et pour la part d'enfant, la politique s'en charge. Tu sais c'est comme dans une cour de récréation. Les mêmes haines, les mêmes alliances, la loi du plus fort. On ne vieillit  jamais dans ce milieu, c'est l'avantage.

Une intrigue qui m'a emporté assez rapidement et que j'ai lu avec une délectation pour le finir hier soir vers minuit.

Elle ne l'était que parce qu'elle permettait de passer inaperçu, de se glisser confortablement dans le ventre d'une courbe de Gauss.
Joli, non ?

Note de renseignement : 10/10

dimanche 20 avril 2014

Moi, Lucifer de Glen Duncan

Lucifer en hipster bobo fatigué
Moi, Lucifer de Glen Duncan (Folio SF, 347 pages, 2002)

Incipit :
Moi, Lucifer, Ange Déchu, Porteur de Lumière, Prince des Ténèbres,de de l'Enfer et de ce Monde, Seigneur des Mouches, Père du Mensonge, Suprême Apostat, Tentateur, Antique Serpent, Séducteur, Accusateur, Tourmenteur, Blasphémateur et, sans contestation possible, Meilleur Coup de l'Univers Visible et Invisible (demandez donc à Eve, cette petite garce), j'ai décidé - ta-daaah! - de tout dire.

Une entrée en matière prometteuse. Le Diable qui va tout nous dire ! Nous nous retrouvons dans la peau de Lucifer, si je puis dire. Enfin disons que Lucifer se retrouve dans le corps d'un écrivain raté, qui venait juste de tenter de se tailler les veines. Declan Gunn tel est le nom de l'heureux élu, anagramme du nom de l'auteur d'ailleurs, ce qui ne doit rien au hasard.

Voilà Lucifer réduit à un homme donc, un marché en main,  un pacte avec le diable (hi hi) sauf que c'est Dieu qui le lui propose afin de réintégrer son d'état d'ange immatériel. Mais l'auteur nous propose un Lucifer beauf, grossier, vulgaire, cynique, imbu de lui-même. Pourquoi pas mais cela limite le propos car dans la peau d'un homme l'auteur s'amuse de notre propre médiocrité mais Lucifer ne pouvant disposer à son gré de toute la palette du Mal pendant la durée du contrat (un mois) il manque de divinité (si je puis dire). Certes un pied de nez à la fin peut expliquer ce choix mais cela rend l'histoire conformiste et pas très révolutionnaire : Lucifer fume, clope comme un diable (ha ha), il a même la diarrhée, bref parfois un humour pipi caca. La vision machiste et sexiste de la religion n'est guère remise en cause. Dieu est un mâle, les anges aussi et bien sûr (sic) Lucifer. Mais pourquoi ? La femme toujours réduite à la vierge (Marie) ou la prostituée (Marie-Madeleine). Mouais. Dans l'ensemble, manque d'ambition et remise en cause assez courte-vue je trouve.

Les thèmes les plus "lourds" envers la religion sont connus (inquisition, etc.). L'auteur s'amuse des contradictions dans la Bible ou de ses incohérences, mais pas de sujets très actuels (Guerre, Terrorisme). Politiquement correct de ce point de vue. N'agacera que le plus obtus des croyants et encore.

Le fait religieux est tout de même malmené avec humour, culture et ironie. L'auteur a bien étudié le sujet et le lecteur n'appréciera ce livre qu'à la hauteur de ses connaissances en religion catholique. C'est d'ailleurs le point fort du livre. Pas juste une pochade sans saveur. Une fin qui rehausse tout de même un peu mon jugement (dernier).

Une impression mitigée. Un début prometteur qui s'essouffle trop vite à mon goût mais assez original pour mériter le détour. Si on a rien d'autre à lire.

Note d'enfer : 666/1 000

mardi 15 avril 2014

Le cœur des louves de Stéphane Servant

hé manu tu descends ?
Le cœur des louves de Stéphane Servant (Rouergue, 542 pages, 2013)

Incipit :
C'était le soir de la Saint-Jean. Partout dans la vallée de petits feux piquaient la nuit de jaune. Je suis entrée dans le village au son d'une vieille romance.

Au salon du livre de Beaugency j'ai croisé Lysa de la librairie Chantelivre qui a toujours de bon conseils de lecture. Sur l'étal c'était principalement de la littérature jeunesse et ado mais cela ne l'a pas arrêtée le moins du monde. Une de ses meilleures amies dont l'avis a toute sa confiance lui a recommandé ce livre, Le cœur des louves. Par voie de transition elle me l'a donc recommandé. Et effectivement l'histoire sort du lot, un livre puissant, d'une violence sourde.

Il n'y a rien à comprendre. Le calme et la beauté sont les seuls mystères.

Célia, une jeune fille, retourne au village de son enfance. Sa mère doit l'y rejoindre. Elles ne sont pas les bienvenues. Déjà du temps de leur grand-mère, Tina, elles étaient les étrangères. Un lourd passé resurgit et cette fois Célia ne se laissera pas faire (non mais).

Un livre aux airs de roman initiatique mais qui prend petit à petit son envol et dévoile des ressorts insoupçonnés. Le passé se mêle au présent, sur plusieurs plans, la guerre en toile de fond et sa chasse aux collabos,  des traces, comme celle d'une photo noir & blanc, qui dévoile petit à petit des secrets enfouis. Un livre qui ratisse large, des thèmes adolescents certes, mais aussi presque un hymne féministe tant la violence contre les femmes est prégnante. L'homme prédateur, d'autant plus bestial et violent qu'il est proche de la nature avec ses croyances et ses lots de superstition, de cet esprit de village poisseux de haine, de rancœur, d'intolérance, de xénophobie, de secrets et de souvenirs tels les brimades à l'école où rien ne s'oublie. L'ambiance de ce point de vue m'a rappelé Les haines pures d'Emma Locatelli.


La haine et la bêtise ont partout le même visage. Il n'y a que le maquillage qui change.

Un roman riche, bourré d'énergie, plein de rebondissements, violent, dur, sans être malsain, envoûtant, bien écrit, qui sait aborder des sujets sensibles de façon mûre et assumée. Bruno Bettelheim et sa psychanalyse des contes de fées aurait apprécié mais là c'est plus explicite, plus adulte même si une symbolique est bien présente, l'auteur revisitant le mythe du loup-garou notamment.

Primal, viscéral, instinctif, poétique, on sombre petit à petit dans la tragédie grecque où le mensonge, la trahison, les secrets de famille, l'amour maudit, l'inceste ou encore la folie irriguent l'histoire profondément et créent une densité édifiante.

C'est drôle la façon dont parfois la vie ressemble à un conte. Le Moulin comme un château triste et froid. Armand en roi tyrannique et hautain. Jeanne la reine des glaces. Thomas le prince lunatique. Moi la sorcière dans sa masure. Et toi la petite fille pauvre au cœur blessé.

Un très bon livre pour ado, pas pour les âmes sensibles et qui pourra également plaire aux adultes. Une histoire excellente qui m'a particulièrement plu. Je pensais que l'auteur était une femme, en fait non c'est bien un homme.

Note reptilienne : 10/10

jeudi 10 avril 2014

Arden de Frédéric Verger

J'ai perdu la bataille des Arden
Arden de Frédéric Verger (Gallimard, 2013, 478 pages)

Incipit :
Lorsque nous étions enfants, il arrivait souvent que nos parents nous confient, ma sœur et moi, à la garde d'une tante qui habitait à Montreuil au dernier étage d'une maison étroite et haute.

Cela doit faire pas loin de trois semaines que je suis sur ce livre. Entre temps j'en ai lu d'autres. L'histoire se passe autour d'Arden, un hôtel, en Marsovie, pendant la seconde guerre mondiale. L'antisémitisme rôde et la chasse aux Juifs est ouverte. Comment deux auteurs d'opérettes incomplètes vont avoir l'idée de faire passer des rôles de Tziganes pour des rôles de Juifs joués ... par des Juifs afin de les masquer à l'occupant.

Ce lire ne m'a pas enchanté le moins du monde. Il est pourtant très bien écrit, certaines phrases sont très belles, l'ouvrage est travaillé, l'auteur a un talent certain pour l'écriture. Mais je n'ai pas réussi à accrocher à l'histoire ni à m'attacher aux personnages. C'est assez dilué, un amoncellement d'anecdotes saupoudrées de digressions à n'en plus finir, un assez long prologue pour débuter page 331 au début d'un semblant d'intrigue. C'est virtuose mais cette logorrhée m'a pesé sur l'estomac. Je suis le premier à le regretter pour finalement trouver ce livre prétentieux et vain. Un ennui s'est installé rapidement et en dépit d'un regard ouvert, d'une mise en condition positive, esprit relâché, d'une infinie mansuétude, et cela chaque soir  avant de débuter mes quarante à cinquante pages, je n'ai su apprécier ce livre.  Ce livre est une véritable punition pour moi.

La dernière fois que je me suis forcé à finir un livre, avant Arden, lui donnant sa chance jusqu'au bout, était pour Le cimetière de Prague d'Umberto Eco. Un sujet pourtant très intéressant, en ces moments de théorie du complot ou d’antisémitisme, le faux en écriture par les services secrets russes, Le protocole des sages de Sion, et l'histoire d'un être trouble qui a œuvré à sa diffusion. Un livre que j'ai trouvé indigeste, pesant, ennuyeux, inutilement compliqué. Un peu comme Arden dont le style pourtant enjoué, dynamique, plein d'imagination m'a laissé quasi de marbre quant à l'histoire même. Certains diront un livre exigeant, qui se mérite ou encore tout simplement fabuleux. Pas pour moi. Si c'était mon travail je demanderais une prime de pénibilité. Maigre satisfaction je l'ai enfin terminé. Fait partie de la sélection du Prix Emmanuel Roblès. Il faisait également partie de la liste du Prix Goncourt qu'il a manqué de peu et a reçu le prix Goncourt du Premier Roman. Ma carrière de critique littéraire est définitivement à l'eau ! Incapable d'apprécier ce type d'ouvrage ...

Note de dépit : 3/10

mercredi 9 avril 2014

Jeu de Go, principes fondamentaux, de Yilun Yang

En noir et blanc j’exilerai ma peur !
Jeu de Go, principes fondamentaux, de Yilun Yang (LOOLAÏ Productions / JeudeGo.com, 210 pages, 2013)

Un livre de base très utile pour renforcer ses acquis. Et en français ce qui n'est pas très courant, par rapport à l'anglais par exemple.

Un ouvrage utile pour l'étude du Go. Bien que travailler sur livres ne soit pas prioritaire, faire des parties, étudier ses parties, les commenter, et faire des exercices (tsumego, fuseki, etc) le sont bien plus, il ne faut pas éluder cette partie. S'inscrire à une école de Go est également bien plus précieux. Par exemple en Europe, la European Yunguseng Dojang permet dans une certaine mesure d'étudier comme les insei.La vidéo d'exemple du site sur l'espace 6-7-8 dans le coin pour savoir si mort ou vivant est brillante !

Les points positifs de cet ouvrage :
  • Travailler les fondamentaux est essentiel dans l'étude du Go
  • Rôle des pierres dans les coins selon leur position (san-san, 3-4 etc.)
  • Des exemples clairs et disponibles en ligne (format fichiers sgf)
  • La relation entre les pierres
  • Comment un joseki doit être utilisé en fonction de la situation globale du goban.
  • Invasion et réduction
  • Des principes clairement exprimés
  • Des formations types

Points moins positifs:
  • Un chapitre sur la base de vie aurait été le bienvenu et manque à l'ouvrage
  • Un chapitre sur le rôle des lignes à l'instar de celui sur les pierres dans les coins
  • Plus d'exemples ou d'exercices auraient été bienvenus
  • Un chapitre dédié aux formes (et surtout aux bonnes formes)
Une partie de ma bibliothèque de Go
Vient s'ajouter à ma collection de livres sur le Go et complète d'autres ouvrages français.

Un bon livre français qui m'est très utile pour mon niveau intermédiaire. A lire, relire et étudier ...

Note : 9/10.

mardi 8 avril 2014

Vieux, râleur et suicidaire. La vie selon Ove de Fredrik Backman

Allez viens je t'emmène promener
Vieux, râleur et suicidaire. La vie selon Ove de Fredrik Backman (Presses de la Cité, 2014, 344 pages)

Incipit :

Ove a cinquante-neuf ans et roule en Saab. Quand quelqu'un lui déplaît, il a la manie de brandir l'index à la façon de l'agent de police qui pointe sa torche sur un cambrioleur.
Ah quel phénomène cet Ove ! Vieux, râleur et suicidaire. Ah oui c'est dans le titre. C'est vrai qu'Ove n'est pas facile, intolérant, psychorigide, acariâtre, ronchon, maussade, pas loquace pour un sou, solitaire, bourru, radin etc. la liste est longue ... Et pourtant, comme dit le proverbe, l'habit ne fait pas le moine. Ou dit autrement dans ce livre :

Tous les hommes sont confrontés à un moment où ils décident quel genre de personne ils veulent être. Et quand on ne connait pas l'histoire, on ne connait pas l'homme.

Eh bien l'histoire vous allez la connaitre. Sur le ton de la tragicomédie on finit par apprécier cet homme, l'auteur arrive à le rendre touchant d'un manière si spéciale. Et cela avec un humour qui fonctionne assez bien. J'ai bien aimé la leçon de conduite ou encore la rencontre avec le beau-père de Sonja ... entre autre. Bon pour Ove cela ne va pas fort, clairement il veut en finir. Mais une série d'évènements va retarder l'échéance et sous la carapace va se dévoiler ... Car Ove est un homme de principe, qui a des valeurs, permettant d'être autonome dans un monde où nous sommes assistés même pour changer un robinet.

Un livre charmant et un bon moment de lecture !

Note : 9/10


Bon anniversaire Lecture Party !

Et les bougies elles sont où ?!??!
Bon anniversaire Lecture Party ! d'AzuralSeven (Blogger, 2013-2014, 160 pages)

Incipit :

Il était une fois un gars qui voulait partager ses lectures. Bon qui dit. Ben qui fait. Le lendemain il était sur Blogger !
Arrive un éléphant en nage, qui n'avait pas eu son ronron.

Et voilà ! Un an déjà. Et 8000 vues (ok, 80% de référencements :-))). Merci à vous. Bonne fin de soirée !!

AzuralSeven.

Salon du Livre Jeunesse de Beaugency 2014 suite et fin

 Salon du Livre Jeunesse de Beaugency 2014 suite et fin de la ville de Beaugency (Val de Lire, 2014, > 1 million de pages)

Inauguration de la Cafét !
Et voilà c'est déjà terminé. Trop fatigué pour faire un article dimanche soir, d'autant que nous sommes rentrés tard, le temps de décrocher les panneaux, les kakemono et diverses tâches. j'ai pensé un moment utiliser la GoPro pour faire un time lapse mais trop tard.

Les petits journaux réalisés sur place
Un petit journal était réalisé en temps réel pendant le salon, il y a eu au moins quatre numéros ! Une belle initiative.

La fresque de la cafétéria a été réalisée par le graphiste François-Xavier Hamon, merci à lui d'égayer ce lieu  de restauration.

J'ai fait presque 150 photos, souvent des auteurs au moment d'une dédicace, la foule dans les allées. Ils me l'ont explicitement demandé tous les deux, des photos pour Laurent Corvaisier sont en cours de préparation ainsi que pour Salih, le calligraphe. Ce dernier a un atelier dans la ville d'Orléans et propose des cours de calligraphie ou des réalisations, illustrations de prénoms ou d'évènements. Il offre une palette très diversifiée de cartes postales agrémentées de proverbes.

L’Écume des Jours
Un petit coup de cœur pour l’Écume des Jours, qui offrait un nombre important d'Ex-Libris. Il est même possible d'en avoir sur mesure. C'est par photogravure et les détails sont excellemment bien rendus. Je suis passé devant leur stand un nombre incalculable de fois : les services de la mairie ont du remblayer tant j'avais creusé un sillon. Monique Delobelle et Jean-François Dusuzeau étaient très sympathiques tous les deux, ils n'ont pas de site web, mais j'ai leur email pour ceux que cela intéresse. Je me suis restreint à l'achat de quelques Ex-Libris, dont un sur mesure que j'attends avec impatience.

Peut-être que la prochaine fois, c'est-à-dire la prochaine fois, je couvrirai le salon sur place en utilisant le wifi. Et pourquoi pas des vidéos ! Et Cédric, vraiment quelqu'un de bien. Il a aidé assez tard (bon, ok au lieu de faire ses planches ... tsss !). Il a fait une superbe couverture pour Terres de Loire. Il a eu l'extrême gentillesse de me céder le dessin original a un prix abordable. Je ne le remercierai jamais assez. Le dessin peut toujours être admiré à la Médiathèque de Beaugency.

Merci pour ce salon !
Dessin de couverture par Cédric Tchao

Note évènementielle : 10/10

samedi 5 avril 2014

Salon du Livre Jeunesse de Beaugency 2014 Samedi suite

 Salon du Livre Jeunesse de Beaugency 2014 Samedi suite de la ville de Beaugency (Val de Lire, 2014, > 1 million de pages)

Laurent a fini et partage le verre de l'amitié

Aux alentours de 13 heures Laurent Corvaisier a terminé son ouvrage. Instants uniques de voir un artiste en plein travail.

Le triptyque s'insère comme par magie au milieu des kakemono. Je suis toujours fasciné par les palettes ou les mains d'artistes qui portent encore les traces de cet acte si humain.

Les mains de l'artiste
 Un atelier calligraphie proposait gratuitement, par le truchement de Salih, de calligraphier votre nom. Le résultat est superbe mais regarder faire est étonnant de poésie. Je lui ai demandé d'en faire un pour mon épouse. Je l'ai regardé plusieurs fois tant c'est fascinant. Je n'étais pas le seul à être subjugué et Salih a fait plein d'heureux et d'heureuses qui vont, une fois rentrés chez eux, propager des ondes de beauté.

Salih le calligraphe de talent

La palette de Laurent !
Pour Brigitte






Salon du Livre Jeunesse de Beaugency 2014 Samedi

Salon du Livre Jeunesse de Beaugency 2014 Samedi de la ville de Beaugency (Val de Lire, 2014, > 1 million de pages)

Junko Kawakami qui fait de très jolies dédicaces !
Quelle journée ! La prestation de Laurent Corvaisier en direct, les dédicaces de plein d'auteurs, les calligraphies de Salih, les ateliers où il est magique de voir des enfants imprimer, relier, dessiner, lire, découvrir, s'émerveiller devant un spectacle ou une lecture !

L'occasion de découvrir le manga de Junko Kawakami qui a eu la gentillesse de dédicacer son ouvrage It's your world tome 1 pour ma fille. Elle a même écrit en japonais son texte pour le plus grand plaisir de cette dernière.

Laurent au tout début de son triptyque !
Comme prévu, Laurent a fait en direct un triptyque, une œuvre originale en quelques heures. Pour se mettre en condition juste avant il a balayé l'église Saint-Etienne (si, si il faut le voir pour le croire, très peu de témoins, Laurent est un être prudent !) où sont exposées plusieurs dizaines de ses créations. Des classes ont eu l'honneur de travailler avec lui et certaines productions de ces enfants sont exposées dans une des salles.

Je n'ai quasiment pas acheté de livres, juste l'intégrale de Mafalda et un manga de Cédric Tchao, Le Grand Pélican qu'il est en train de me dédicacer. En revanche notre fille a épuisé tout notre budget ! Ah si, j'ai acheté un Ex-Libris (j'adore ...) et mon épouse m'en a offert un !!
Créations d'élèves (CP-CE1) classe de l'école des chaussées.
Réalisées lors de la rencontre avec Laurent Corvaisier.


Salon du Livre Jeunesse de Beaugency 2014

Affiche réalisée par
Laurent Corvaisier
Salon du Livre Jeunesse de Beaugency 2014 de la ville de Beaugency (Val de Lire, 2014, > 1 million de pages)

Débuté hier soir avec joie et bonne humeur, un salon qui s'annonce prometteur !

Inauguré par M. le Maire, M. Bourdin,  Mme la présidente Nicole Verdun, Audrey Gaillard (Chargée de Mission), les élus de la communauté de commune, l'inspecteur de l'éducation nationale ainsi que le prochain maire de Beaugency, récemment élu, David Faucon.

Cédric dédicace !
Beaucoup de personnes se sont impliquées pour que ce salon soit une réussite et c'est toujours plaisant de voir cette énergie œuvrer pour un évènement aussi emblématique.

Les kakemono réalisés dans les écoles
Il sera possible d'y rencontrer par exemple Cédric Tchao, en résidence, qui a tant fait durant son séjour, rencontre avec des classes mais aussi des cours (4 demi journées) de manga. Ma fille a été ravie de cette expérience enrichissante. Cédric est éminemment sympathique, il a un très bon relationnel et les enfants l'ont particulièrement apprécié. Il réalise en ce moment un manga inspiré des contes et légendes de notre région ! Il me tarde de le lire ...

L'auteur de l'affiche de ce salon 2014, Laurent Corvaisier, est également présent. Une exposition de ses œuvres est en cours à l'église Saint-Etienne à Beaugency. Il réalisera ce jour en live un triptyque (au salon, pas à l'église) ! A surtout  ne pas manquer ! Ramenez vos caméras, vos appareils photos, vos amis ! Et aussi vos yeux ! hein vous les avez ? bien vu !
Laurent en pleine discussion entre artistes


Des réalisations originales, les kakemono, sont suspendues le long d'une allée et font toujours leur effet. Plusieurs écoles se sont impliquées dans leur confection et les enfants apprécient toujours autant ce projet créatif et cela depuis plusieurs années.

Il y a un atelier reliure, un atelier d'imprimerie, une salle de jeux, et bien sûr des milliers de livres jeunesse. La cafétéria a fait l'objet d'une décoration par un graphiste dont je n'ai pas noté le nom, honte à moi, et a été inaugurée hier soir.

Un des exposants propose des centaines d'Ex-Libris (en tampon) !! Il n'est pas possible d'en avoir un sur mesure (sur commande) mais le choix est ébouriffant. Je souhaitais justement m'en faire un pour mes livres, là je crois que je vais me laisser tenter ...

Le salon dure tout le week-end, venez nombreux !!!!