samedi 30 août 2014

Bonus de Laurent Chalumeau

Tiens, voilà la recette du
Chili con carne.
Bonus de Laurent Chalumeau (Rivages/Noir, 436 pages, 2010 première édition Grasset)

Incipit :
Tout de suite, le jour qu'il était venu s'installer chez eux, un moment que Charlotte était à la cuisine, Fabrice avait dit à Romain, « Sérieux,Ça te gêne pas que je suis pédé ? »
Pffuit, je suis vidé, une semaine pas drôle au travail, des activités dans le jardin, bref le soir à peine l'énergie pour me concentrer sur la lecture en cours. Déjà que j'ai beaucoup moins eu de temps de lecture ce mois, l'activité de ce blog est relativement réduite en ce moment. Mais cela va changer !

Suite à une interview à la radio il y a quelques semaines, j'entendais Laurent Chalumeau s'exprimer sur divers sujets dont le livre Bonus et cela a suscité chez moi l'envie irrésistible de le lire. Ni une ni deux, une commande en ligne. Cela m'a permis, le temps d'être livré, de lire Pétronille, un livre pas trop long pour être sûr d'embrayer sur Bonus dès sa réception. Oui malin comme un singe n'est-ce pas ? Dès réception je l'ai commencé de suite (pressé le gars).

Je le dis de suite, je n'ai pas du tout été déçu, un style décapant (d'un autre côté lorsqu'on s'appelle Chalumeau, est-ce si étonnant ?), très drôle, un petit côté cash, des personnages un peu stéréotypés (juste ce qu'il faut) mais bien campés et mis en scène, des dialogues et un style (bravo !) qui collent parfaitement aux préjugés qu'on peut leur attribuer (et ce n'est pas méprisant, juste jubilatoire), que ce soit la blonde pétasse, sans éducation, ou un des gardes du corps et ses ennuis avec les VIPs. Laurent Chalumeau brosse une galerie de portraits assez désopilants, et les insère tous dans une intrigue qui tourne autour d'un chef d'entreprise peu scrupuleux, une bonne partie des personnages principaux essayant de soutirer à ce dernier, autant que faire se peut, une partie de son magot. L'auteur en profite pour égratigner l'éthique élastique des uns et des autres, le monde de la finance, de la justice, de la lutte des classes, les prolos, les bourges et la folie qui règne sans partage autour de l'argent roi. Bien mal acquis ne profite jamais ...

Une comédie loufoque, bien rythmée, un excellent travail sur le langage, le phrasé, le parler des différents personnages selon leur appartenance sociale, un humour caustique, noir parfois, au final une intrigue bien ficelée, réjouissante. Une bande de barjots avec leurs illusions, leurs rêves et le lecteur s'étonnera régulièrement de situations cocasses et des rebondissements constants. J'imagine bien un film basé sur cet ouvrage.

Une réussite totale !! J'adore !!!

Note : 10/10


dimanche 24 août 2014

Pétronille d'Amélie Nothomb

Les chaussettes ne se trouent jamais
au même endroit.
Pétronille d'Amélie Nothomb (Albin Michel, 169 pages, 2014)

Incipit :
L'ivresse ne s'improvise pas. Elle relève de l'art, qui exige don et souci. Boire au hasard ne mène nulle part.

Amélie Nothomb va encore plus loin que Frédéric Beigbeder dans Oona & Salinger, ce n'est pas que de la faction mais de l'autofaction ! Une sorte d'autobiographie (partielle), avec un personnage singulier, Pétronille, plus vrai que nature (j'ai regardé si ces ouvrages avaient bien paru !!! ha ha) et des clins d’œil à plusieurs de ses œuvres passées.

Des anecdotes amusantes, comme par exemple le mot "pneu" qui apparait dans tous ses livres. C'est bien le cas ici, et pas seulement lorsque l'anecdote est racontée (ce serait tricher, il apparait plus loin dans le récit). Un livre prétexte à s'amuser du monde des livres et de l'édition et sur l'acte créateur/dévoreur (voir la fin très drôle !!) ainsi que des critiques pas toujours justes ou fondées sur ses livres. Vous y trouverez aussi un guide pour vous aider à trouver le ou la compagne idéale de beuverie, focalisé sur le champagne. Je n'ai pas tout lu d'Amélie N. (environ quatre sans compter Pétronille) mais cela n'a pas nui à mon appréciation. A noter la confusion récurrente entre gâchette et queue de détente, Amélie étant licenciée en philologie je m’attendais à plus de précision, d'autant qu'elle m'a fait découvrir plusieurs mots dont hypocras (non je ne connaissais pas !!)

Un bon cru, des passages amusants, un particulièrement drôle et des dialogues percutants . Une fin bien trouvée. Un bon moment !

Note : 8/10

samedi 23 août 2014

Cette histoire-là d'Alessandro Baricco

On the road again ...
Cette histoire-là d'Alessandro Baricco (Folio/Gallimard, 344 pages, 2007)

Incipit :
Tiède la nuit de mai à Paris, mille neuf cent trois.

Une histoire qui s'étire sur presque un siècle, l'histoire d'un père passionné de voitures de course à l'époque étonnante où c'était encore un évènement rare, où cette nouvelle technologie suscitait rêves et dépassement de soi, l'aventure avec un grand A. Puis celle du fils de ce passionné, lui même contaminé par cette obsession, qui traversera la première guerre mondiale. Suivi de l'histoire d'une princesse russe, déchue de sa fortune et enfin les parties qui mettront en perspective ces différents destins de manière poétique et édifiante. 

Très beau livre, qui m'a laissé une impression forte, mêlant la mélancolie, la douce douleur de l'absurdité de la vie où dénicher un sens dans ce chaotique flux d'évènements est si difficile. Baricco a réussi à me surprendre à nouveau avec ce livre, où les différentes parties se renvoient entre elles, avec chacune un style propre, et une envolée presque mystique.

Il sème par ci par là des phrases lumineuses qui méritent réflexion comme celle-ci :
Écrire, j'ai tant écrit.  Mais écrire est une forme sophistiquée de silence.

Une très belle histoire qui démarre bien pour être encore plus intéressante au fur et à mesure. Un livre marquant. Je vous recommande également Soie et Mr Gwyn. (J'ai aussi lu de l'auteur Emmaüs et Novecento).

Note : 9,5/10

mercredi 20 août 2014

Colorless Tsuruku Tazaki and his years of pilgrimage by Haruki Murakami

Je viens en paix ...
Colorless Tsuruku Tazaki and his years of pilgrimage by Haruki Murakami (Knopf, 400 pages, 2014)

Incipit :
From July of his sophomore year in college until the following January, all Tsukuru Tazaki could think about was dying.

Non, je n'étais pas mort ou au bord de l'abîme comme le névrosé Tsuruku !  Je pensais lire beaucoup plus en vacances, grossière erreur. Déjà en Auvergne, c'est plutôt les promenades qui ont primés et pris la majeure partie de mon temps et, de retour, ce sont les travaux, rangements divers, taille des arbres et arbustes et entretiens.

J'avais commencé un Baricco, Cette histoire-là, j'en étais même à la moitié, lorsque j'ai reçu Murakami. Brève hésitation et hop me voilà à commencer la quête existentielle de Tsuruku ...

Une belle édition américaine avec une jaquette perforée permettant de masquer la couverture "réelle", offrant une main stylisée (cercle d'amis unis comme les cinq doigts de la main ?) et quelques symboles comme le titre sur un cercle (cercle d'amis et cercle parfait). La couverture  affiche un cercle montant (le lever de la lune ?), Tsuruku, sans couleur, blanc en fait, traversant quatre couleurs symbolisant les quatre amis. Il y aurait beaucoup à dire, y compris le design intérieur, et rien que pour cela j'apprécie l'objet, la supériorité de l'imprimé sur le numérique. Bravo aux concepteurs ! Même le choix de la police a été soigneusement étudié (note à la fin de l'ouvrage). Ce n'est pas un hasard non plus s'il y a une carte des gares et stations. Une en couleur et l'autre ... sans couleur ...

C'est donc l'histoire de Tsuruku Tazaki. Il a fait partie, il y a seize ans, d'un groupe d'amis très soudé, fusionnel. Deux filles, deux garçons et Tsuruku. Et puis, brutalement, sans aucune explications, il en a été dissocié. Cela a occasionné une dépression sévère, où Tsuruku s'est trouvé au bord d'un puits sans fond, où la mort était toute proche de le cueillir, cela n'avait plus d'importance. et petit à petit il émerge et part, d'une certaine manière, en pèlerinage, en quête de la ou des raisons de cette rupture.

L'histoire pourrait être vue comme scindée en deux parties, la première où l'auteur nous fait ressentir la solitude, la souffrance, la vacuité de la vie, la douleur extrême où s'est retrouvé Tsuruku, et la deuxième où Tsuruku va partir à la recherche d'une explication, d'un sens, d'une paix intérieure qu'il ne pourra atteindre sans avoir une raison pour son éviction et dépasser l'état aliénant dont il est prisonnier. Mais n'est-il pas en partie responsable de celui-ci ?

On retrouve les thèmes chers à l'auteur comme précédemment évoqué, ainsi que la non réversibilité du temps et ses effets sur la nostalgie, les regrets ... L'image de soi, différente de l'image renvoyée, elle-même différente de l'image perçue, source de confusion, de douleur, de peine, de choix pas forcément ratés mais qui n'ont pu se faire en toute connaissance de cause, la tragédie de la vie en somme. Communiquer est une solution pour avoir plus d'information, encore faut-il savoir/pouvoir  gérer avec des émotions qui viennent perturber nos comportements. Comment survivre à une rupture, à un lien fort qui est brutalement rompu, quelles ressources, quelle résilience ?


La version fr
La vie ce sont des choix, mais c'est aussi un jeu à informations partielles, difficile de faire des choix éclairés dans ce cas et parfois les illusions sont amères ... faut-il lever le voile ou pas ? Et la leçon sera-t-elle profitable ?

Une histoire dans la veine des Murakami, la mort, la solitude, les difficultés existentielles, les illusions, l'amour, la confusion entre le réel et le rêve. Rien de novateur mais un bon cru tout de même, une écriture fluide et l'art de créer des affects,  de pousser à l'introspection. Des symboles comme la carte qui renvoie au labyrinthe (de nos émotions et de nos pensées) lui même suggérant la carte cérébrale, neuronale et les frontières, prison interne, la cage que nous nous fabriquons, parfois à notre insu, parfois activement. Ne pas savoir, les non-dits, les secrets, ceux qui peuvent vous ronger jusqu'aux tréfonds de l'âme. Mais cela fait partie inhérente de la vie. Le doute, les choix à venir, ne pas maitriser sa destinée, et la fin du livre qui l'illustre parfaitement.Je vais pouvoir reprendre Baricco !

Note : 9/10





dimanche 10 août 2014

La folle histoire de l'urinoir qui déclencha la guerre de L. Flieder et D. Lesbros

À Dada sur mon bidet
La folle histoire de l'urinoir qui déclencha la guerre de Laurent Flieder et Dominique Lesbros (JCLattès, 2014, 364 pages)

Incipit :
-- Non, non et non ! rugit l'homme en frappant du poing sur la table, hors de question que je t'accompagne. Si tu tiens absolument à voir cet olibrius, tu n'as qu'à demander à ta sœur, mais ne compte pas sur moi !

Ouvrage rédigé à quatre mains, nous sommes au début du XXème siècle. L'Exposition Universelle de 1915, qui se veut Universaliste et œuvrant pour la Paix des Peuples, est en pleine préparation. Mais des forces obscures s'évertuent à en perturber l'organisation, n'hésitant pas à franchir le pas en commettant des attentats. Un groupe d'agités, en fait des artistes comme Apollinaire, Marcel Duchamp, Eric Satie, désirant mettre en avant un art novateur qui se marie mal avec l'Exposition, sont soupçonnés,  Qu'en est-il vraiment ? Un complot ?

Une histoire menée avec une ironie jubilatoire, un humour burlesque, des rebondissements rocambolesques, bref un roman pittoresque et cocasse qui n'hésite pas avec les calembours, peu nombreux au demeurant, les personnages étonnants, et une idéologie progressiste (féministe, libertaire, artistique, anti-militariste). Un regard intéressant sur les prémices de la Grande Boucherie, pardon la Grande Guerre (comme si il y avait quelque chose de grand dans une guerre ...), du XXème siècle, l'antithèse de l'Exposition Universelle qui n'a donc pas eu lieu, je ne dévoile rien en disant cela. Ambiance fin de la Belle Époque, moustache et brigade du Tigre inclues. Après vous pouvez lire Au revoir là-haut ...

J'aime passionnément !!!

Chute de vélo d'Étienne Davodeau

Psychopathologie de la vie quotidienne
Chute de vélo d’Étienne Davodeau (Dupuis, 80 pages, 2004)

Une famille se retrouve dans une maison pour la dernière fois. C'est celle de la grand-mère atteinte d’Alzheimer et qui doit être vendue. Des travaux ont lieu en face. Cela ne se passe pas très bien, le chef maçon traitant assez mal son apprenti. Un ami de la famille, au chômage, interviendra plusieurs fois pour aider. Son aide est-elle si désintéressée qu'elle en a l'air ?

Un auteur qui m'avait enchanté avec Les ignorants, fruit d'une idée originale. Puis Le chien qui louche et dernièrement Anticyclone, sur un sujet mêlant chômage et survie.

L'auteur a un talent certain pour restituer la vie quotidienne, les relations humaines ambiguës, ou pour faire court la Vie.

Il sait aborder des sujets pas toujours simples (maladie, chômage, nos parts d'ombres), des drames et cela avec subtilité et élégance. C'est toujours le cas ici, où le dessin sert à merveille une histoire sensible racontée avec un sens de la tragicomédie parfait. Une excellente BD !

J'aime passionnément !

Le livre de sable de Jorge Luis Borges

Coquillages et crustacés
Le livre de sable de Jorge Luis Borges (154 pages, Gallimard, 1978)

Incipit :
Le fait eu lieu en février 1969, au nord de Boston, à Cambridge. Je ne l'ai pas relaté aussitôt car ma première intention avait été de l'oublier pour ne pas perdre la raison.


L'incipit est tiré de la première nouvelle, L'autre, où l'auteur se rencontre lui-même à deux âges différents, offrant une perle originale dans cet ensemble fécond.

A l'instar des Pages inespérées de Julio Cortázar un recueil de nouvelles surprenantes, entre Histoire, onirisme et fantastique. L'auteur commente légèrement ces nouvelles dans une postface (afin de ne rien en dévoiler préalablement au lecteur). Un très beau titre, éponyme de la nouvelle qui vient clore une suite d'histoire diverses où on se plonge sans difficulté tant les textes sont fluides et nous séduisent. Idéal comme lecture d'été.

J'aime passionnément.

mercredi 6 août 2014

Emmaüs d'Alessandro Baricco

Même Cupidon en perd la tête
Emmaüs d'Alessandro Baricco (Folio, 169 pages, 2009)

Incipit :
La Spider rouge fit demi-tour et se rangea à hauteur du garçon. L'homme au volant manœuvrait avec beaucoup de calme, et ne semblait ni pressé, ni inquiet. Il portait un bonnet élégant, la voiture était décapotée.

Deux mondes, l'un de riches bourgeois, l'autre populaire et catholique pratiquant. Du côté de l'élite, une jeune fille, Andre. Du côté populaire, quatre garçons. Ces deux mondes vont se côtoyer, mélangeant le désir, la friction de deux cultures, d'éducations et de comportements normés différents, et où Cupidon va percer le cœur d'êtres en plein devenir, cette frontière où tout est possible, où on croit tout savoir, où il manque l'expérience, la vie vécue, où tout peut déraper de façon violente.

J'ai découvert cet auteur avec Mr. Gwyn. J'ai alors également lu Novecento ; pianiste et Soie. Un auteur toujours aussi intéressant. C'est, de l'ensemble des Baricco que j'ai lu, l'histoire qui m'a le moins emporté, peut-être à cause du côté tragique et des réflexions autour de la foi. Ces discussions autour de cette dernière sont tout de même l'un des points forts du livre. Également le jeu entre les deux classes sociales avec des analyses pertinentes sur la façon de voir le monde, sur l'emprisonnement de sa condition soumise au milieu social (cela rappelle Bourdieu).  L'auteur a toujours sa manière si particulière de raconter les choses et c'est ce qui fait son charme, comme le non-dit ou le sens de la chute (comme dans le Prologue).

J'aime beaucoup.

dimanche 3 août 2014

Fractures de Franck Thilliez

Tunnels and trolls
Fractures de Franck Thilliez (Pocket, 441 pages, 2010)

Incipit :
Septembre 1982, Chatila, Liban.
La misère n'empêche jamais à la vie d'abonder. Hier, les enfants palestiniens couraient partout. Certains garçons s'asseyaient sur les ordures, face à l'ambassade du Koweït, et rêvaient de héros brandissant des imitations de kalache ou de M16.

A partir d'un fait historique, le massacre de Sabra et Chatila qui a profondément marqué Claude Dehaene, un journaliste, nous nous retrouvons des années plus tard où vont converger plusieurs évènements, un individu traumatisé, catatonique, un psychiatre au passé sombre (Luc Graham), une jeune fille, Alice, à la personnalité abîmée, une aide soignante , Julie, qui va se retrouver au cœur d'une intrigue glauque et angoissante.

L'auteur construit une histoire avec des personnes fragmentées psychiquement sur fond de violence routière, de disparition, de tortures. Toujours aussi sombre que ses précédents ouvrages et toujours aussi travaillé (on appréciera au regard de la postface). un bon thriller où je ne puis dire guère plus sans dévoiler les ressorts d'une intrigue retors et haletante. Franck Thilliez sait nous tenir en haleine. De bons moments de tachycardie !

J'aime beaucoup !!!



samedi 2 août 2014

La planète des sages de Jul et Pépin

Arrêtez vos sageries !
La planète des sages de Jul et Pépin (Dargaud, 121 pages, 2011)

Ensemble ils ont déjà commis Platon La Gaffe Survivre au travail avec les philosophes, je dois être dans la série des récidivistes ou des serial auteurs. Oui c'est du n'importe quoi, mais que voulez-vous je suis actuellement dans un processus de remédiation spatiale en vue d'une adéquation spirituelle améliorée avec mon environnement physique, en clair je range le bazar de mon bureau ... Quel rapport avec La planète des sages ? aucun.

Un livre mixte, moitié BD et moitié texte. Pour chaque auteur une page illustrée (la partie BD) amusante et décalée, et une partie résumée (le texte) sur un auteur, exhumant sa pensée ou quelques aphorismes bien sentis, ou comme dans le cas de Baudrillard, offrant une saillie à charge pour ses propos sur le 11 septembre, mais éclairant peu le reste de sa pensée. Dans Matrix, Neo utilise Simulacres et simulations tout de même !!! je plaisante. Bref ce n'est que l'ébauche d'une introduction d'un début sur la philosophie et ses philosophes, mais c'est bon enfant, drôle, pertinent, bien tourné et donne une furieuse envie d'aller plus loin (comme lire Les Essais de Montaigne)

Cet ouvrage m'a d'ailleurs inspiré une blague (oui, à partir de ce moment vous pouvez reprendre une activité normale, et retourner sur Facebook ou twitter), attention la voilà :

Quel est le type de chambre que ne fréquente pas Jean-Paul Sartre ?

La réponse est à la fin. Cela vous laisse le temps d'y réfléchir (ma générosité me perdra). La planète des sages est donc tout a fait recommandé pour passer du bon temps tout en réfléchissant au monde qui nous entoure (plus que le dernier blockbuster US en tout cas, ce qui n'est pas dur). Aussi poil à gratter que Platon La Gaffe.

Ah oui la blague. La réponse est : la chambre d'hôte. Parce que l'enfer c'est les hôtes. Bon ok je sors ... J'aurais du la tester avant sur un panel représentatif, avec échantillonnage de 1000 personnes minimum et distribution dans les CSP équitable. Trop tard ...

J'aime beaucoup ! (le livre, pas la blague)