dimanche 30 août 2015

Millénium 4 Ce qui ne me tue pas de David Lagercrantz

Was mich nicht umbringt,
macht mich stärker
Millénium 4 Ce qui ne me tue pas de David Lagercrantz (Acte Sud, 482 pages, 2015)

Incipit :
Frans Balder s'était toujours considéré comme un père minable.
Le petit August avait déjà huit ans, et jusqu'à ce jour Frans n'avais jamais essayé d'endosser son rôle de père.

La suite de Millénium, parue avant-hier je crois, que je viens de finir, je n'ai pu résister de dévorer la suite et de retrouver (enfin) Lisbeth !!!

Première impression : une réussite !!! Une légère inquiétude au départ mais finalement je suis comblé. L'esprit est respecté et le suspense est au rendez-vous. Le contexte est plus actuel notamment en ce qui concerne la N.S.A. Je n'en dirais pas plus.

Cela suit directement le troisième volume et on retrouve quelques personnages récurrents comme Erika, Michaël etc. L'intrigue prend son temps mais est bien ficelée, un vrai bonheur d'avoir une suite. Quel dommage pour Stieg Larsson, mais ce quatrième volume (car il y en aura un cinquième je n'en doute pas, en tout cas la fin le laisse clairement présager) rend honneur à sa saga.

La traductrice, Hege Roel-Rousson, a confondu programmateur et programmeur (deux fois), je me demande comment cela est possible mais bon, passons.

Un grand mal à le lâcher (il faut bien manger, dormir ...) et ma seule inquiétude est de devoir attendre le cinquième ... il y a une date ? Je pense que le succès va être au rendez-vous.

Note : AAA

samedi 29 août 2015

La seconde guerre mondiale de Claude Quétel

 The End Is Nigh
La seconde guerre mondiale de Claude Quétel (PERRIN, 551 pages, 2015)

Incipit :
Il est toujours difficile de se demander comment naissent les guerres. Autrefois nos maîtres entamaient invariablement l'histoire de celles-ci par une étude des « causes immédiates » et des « causes lointaines ».
L'histoire de la seconde guerre mondiale en un volume de moins de 600 pages. Avec un bel esprit de synthèse, n'omettant évidement pas les aspects militaires mais y incluant surtout des aspects moins connus comme : le travail des femmes à l'effort de la guerre (différent selon les pays), le poids de la logistique (par exemple la consommation énorme du char Tigre), les conflits inter-personnels ou d'ego (y compris chez les alliés, comme avec Patton ou Montgomery), le fanatisme du gouvernement nazi mais aussi des Japonais, la sauvagerie sur certains fronts des armées de libération tout particulièrement des soviétiques, le poids économique des belligérants, MAGIC (qui a cassé une partie des codes japonais),  P.L.U.T.O. (Pipe Line Under The Ocean, le premier "oléoduc" sous-marin), pour ne parler que de quelques points.

J'ai trouvé ce livre équilibré dans ses analyses et reprenant (références à l'appui), avec parfois un avis personnel ou une mise en perspective avec d'autres avis d'historiens, les travaux les plus récents. Il  brasse avec talent un portrait de cette guerre hors norme. Un excellent ouvrage sur le sujet pour avoir une bonne idée générale de ce conflit et offrant de multiples pistes d'approfondissement. Il parle de Höss, de Robert Merle, de l'opération Neptune, Alfred Rosenberg l'idéologue anti-sémite ou de la Gestapo et cela me permet de faire des liens divers et variés avec mes précédentes lectures(Aussi Walter Mehring, Maus). D'ailleurs pour la mort de Heydrich c'est beaucoup plus détaillé dans Histoire de la Gestapo.

Contrairement à l'avis d'un internaute  sur un forum l'auteur n'a pas écrit que Paulus s'était suicidé (ce qui n'est effectivement pas le cas).

Quelques points mineurs qui m'ont gêné ou surpris :
  • les cartes de bataille trop abstraites et peu lisibles. La topographie et le relief ne sont pas du tout indiqués et ne permettent pas de comprendre pleinement les raisons des choix tactiques, en particulier la suprématie de Rommel en plein désert. En fait expliquer quelques bases de tactique de bataille de char aurait été un plus. A défaut une référence sur ce sujet pointu. C'est plus clair concernant le conflit du Pacifique, où les choix stratégiques et tactiques en raison des distances et de la technique du saut d'île en île sont bien plus compréhensibles. 
  • Les références à la fin de l'ouvrage font l'objet d'une sélection mais omettent tout un pan des aspects de cette guerre, notamment la cryptographie ou la déception (voir le livre de Jean Deuve : Stratagèmes : duperies, tromperies, intoxications pendant la seconde guerre mondiale). Rien non plus sur les DVD comme par exemple l'excellente série Apocalypse : la deuxième guerre mondiale.
  • L'utilisation abusive d'acronymes comme D.I. (division d'infanterie) pas toujours explicités en temps et en heure ou pire la définition d'une division : en fait entre 10 000 et 30 000 hommes d'après ce que j'ai trouvé sur le net, mais l'idéal aurait été que l'auteur dans ce livre, en sus de l'aspect qualitatif (division, GA), d'indiquer au moins grossièrement l'aspect quantitatif (matériel ou hommes), ce n'est pas toujours fait et il m'a été difficile parfois d'évaluer les forces en présence.
  • Le manque d'illustrations, quelques photos des personnes (Montgomery, etc), du matériel (Spitfire, Messerschmitt bf 109, Pkfwg etc). Ou encore un focus sur une bataille avec cette fois le relief, les étranglements, le positionnement des défenses etc.
  • Une référence d'Alain de Benoist (extrême-droite, auteur du Manifeste de la Nouvelle Droite, utilisant les thèses de Gramsci) dans Boulevard Voltaire, site lancé par Robert Ménard ... à ne pas confondre avec le site du complotiste Thierry Meyssan, Réseau Voltaire. Référence aux droits-de-l'hommistes qui génèrent des guerres par ingérence. On comprend mieux pourquoi Alain de Benoist le dit (car il n'est pas vraiment pour la démocratie), moins pourquoi Claude Quétel le cite.
  • Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir y apparaissent sous leur beaux jours sans référence à Une si douce occupation de Gilbert Joseph. Sur ce point Michel Onfray en parle également, notamment sur le thème du nihilisme dans sa contre-histoire de la Philosophie (actuellement sur France Culture).
Ce ne sont que quelques points mineurs qui n'occultent en rien le tour de force de nous faire vivre ce conflit en si peu de pages, avec des passages poignants, difficiles même, sur des sujets comme la Shoah ou le viol systématique des Berlinoises par les russes. Les négationnistes sont renvoyés à leur médiocrité, de même le point de détail de Jean-Marie Le Pen est clairement démonté devant l'énormité de sa provocation. Il est indispensable de s'intéresser à l'Histoire afin d'éviter les manipulations des uns et des autres (Zemmour and Co). Je n'apprécie pas que l'Histoire soit instrumentalisée. Je préfère les chercheurs et les intellectuels aux polémistes et idéologues.

Un très bon livre qui traite du sujet avec beaucoup de talent. J'ai bientôt terminé Mein Kampf  (édition non censurée, complète) qui confirme ce qu'en dit l'auteur (Claude Quétel pas Adolf Hitler). Ce dernier (Claude Quétel pas Adolf Hitler) m'a donné envie de lire la biographie de Winston Churchill !!! ce que je compte faire .... A la fin j'ai ressenti une grande amertume, une telle débauche, de violence et de gâchis en vies humaines laisse perplexe. L'hubris et l'aveuglement de certains gouvernements ont sacrifié leur peuple avec détermination ... cela fait réfléchir. L'arrogance et les contradictions d'un Staline, pour ne prendre que lui, acharné contre la violence des nazis et envoyant lui-même dans des camps ne laisse présager rien de bon sur la nature humaine.

Note : AAAA

vendredi 21 août 2015

The miniaturist by Jessie Burton

The miniaturist by Jessie Burton (Picador, 400 pages, 2015)
Delirium Très mince

Incipit :
The Old Church, Amsterdam: Tuesday, 14th January 1687

The funeral is supposed to be a quiet affair, for the deceased had no friends. But words are water in Amsterdam, they flood your ears and set the rot, and the church’s east corner is crowded. She watches the scene unfold from the safety of the choir stall, as guildsmen and their wives approach the gaping grave like ants toward the honey. Soon, they are joined by VOC clerks and ship’s captains, regentesses, pastry-makers – and him, still wearing that broad-brimmed hat. She tries to pity him. Pity, unlike hate, can be boxed and put away.

Au 17ème siècle, aux Pays-Bas, une demoiselle, Nella, dans le besoin, se retrouve mariée à un riche marchand, Johannes Brandt. Ce dernier, distant, lui offre une maison de poupée vide qu'elle va s'ingénier à meubler de miniatures. Ces dernières reflètent mystérieusement ce qui se passe chez elle.

Un livre qui sonne faux et que je n'ai pu terminer, je suis arrivé à la moitié environ, mais les situations prétextes sont surfaites, peu crédibles voire incohérentes (l'accueil réservé à Nella par Marin, la sœur de Johannes, dont l'attitude change complètement et qui rend illogique l'accueil du départ, donc cet accueil est juste pour faire de l'effet ...) puis des surprises parfois grotesque (la maison de poupée en cadeau, lorsque l'héroïne trouve son mari dans une situation gênante, l'envoi d'une poupée sur la glace, le petit ami homo qui embrasse Marin etc), on dirait une mauvaise série télé.

Version française
Si cela se trouve c'est mieux après, voire excellent une fois la réponse à l'énigme de la miniaturiste dévoilée, même carrément génial, mais en fait je m'ennuie de ces situations qui ont peu de sens alors tant pis j'abandonne.

C'est tout de même mieux que la bouse 50 nuances de Grey ou que l'étron After, que j'ai aussi abandonnés, les 150 premières pages de Miniaturiste ne valent pas un chapitre ou deux de Robert Merle.

Je passe à autre chose !

vendredi 14 août 2015

La mort est mon métier de Robert Merle

Meine Ehre heisst Treue !
La mort est mon métier de Robert Merle (Folio, 370 pages, 1972)

Incipit :
Je tournai l'angle de la Kaiser-Allee, une bouffée de vent et de pluie glaciale cingla mes jambes nues, et je me rappelai avec angoisse qu'on était samedi.
J'ai un peu de mal avec la lecture de Le Miniaturiste que je trouve trop artificiel, les réactions du personnage principal sonnant assez souvent faux. Mais peut-être que cela va s'améliorer plus tard, j'en suis à une centaine de pages. M'intéressant à la période de la deuxième guerre mondiale (devrais-je dire seconde ?), j'avais noté lors de ma lecture du petit chef-d’œuvre Malevil,  que Robert Merle avait écrit un livre sur la trajectoire d'un Allemand, Rudolf Lang, qui devint non seulement officier nazi mais responsable du camp d'extermination d'Auschwitz (inspiré du vrai Rudolf Höss).

J'ai été surpris par l'introduction du livre où l'auteur explique le contexte de la parution de cet ouvrage et où il a subit une critique semble-t-il hostile. Peut-être le déni de réalité (syndrome de Don Quichotte ?) à l'ouvrage, ce déni que l'on retrouve chez Rudolf Lang dans une fin qui rappelle les dénis d'Heichmann lors de son procès en Israël.

En tout cas un livre édifiant où Robert Merle à nouveau fait preuve d'un talent sans pareil. Un livre où on plonge totalement, subtil, où certains mots ou phrases ne sont pas là du tout par hasard, pour peu qu'on soit averti de l'Histoire de la deuxième guerre mondiale (devrais-je dire seconde ?). Le final est suffocant et glaçant. L'auteur réussit presque, d'une certaine manière, à nous aider à comprendre comment cette infamie fut rendu possible. Car c'est une chose d'avoir entendu parler de l'holocauste, une autre de regarder des documentaires et encore une autre d'être mis au centre du sujet. Le projet de la solution finale était clairement explicite dans Mein Kampf et ne pouvait mener qu'à cela, si on en doutait avant, l'Histoire l'a démontré. Dans le livre d'Hitler tout y est, l'antisémitisme fanatique, l'endoctrinement, la propagande, l'espace vital, les Aryens. Le livre montre comment, derrière le manifeste, en mettant soigneusement les personnes adaptées à chaque endroit clés, il est possible d'en arriver à ce point singulier de l'Histoire : Himmler, Heydrich et ... Rudolf Lang. L'expérience de Milgram, à côté, rend peu compte de l'ampleur du possible, il n'y a pas seulement la soumission à l'autorité, il y a aussi des mécanismes de sélection à l’œuvre.

Un livre à lire. Pour ne pas oublier. Pour essayer de comprendre. Pour éviter que cela se reproduise. Pour prendre conscience qu'il ne s'agissait pas d'un détail de la deuxième guerre mondiale (devrais-je dire seconde ?).

Note : AAAA

lundi 3 août 2015

Histoire de la Gestapo Tome 4 présenté par Jean Dumont

Histoire de la Gestapo Tome 4 présenté par Jean Dumont (Éditions de Crémille, 253 pages, 1971)

Incipit :
Au moment où, en juin 1940, les troupes allemandes faisaient leur entrée, fifres et tambours plats en tête, dans la capitale d'abord silencieuse et déserte, deux sentiments dominaient l'esprit des français : honte et stupéfaction.

En fait le titre complet est plutôt Histoire secrète de la Gestapo, il est à l'intérieur, mais bizarrement c'est plus court sur la page de couverture. Bon.

Au départ je les ai commandés un par un et je n'avais pas la même édition (1980 ou 1971). Mais chez un bouquiniste j'ai pu avoir l'ensemble dans la même édition de 1971. Je préfère, un vieux réflexe de collectionneur sans doute ...

Ce dernier volume (suite du Tome 1, Tome 2 et Tome 3) se concentre dans un premier temps sur les français et la Gestapo, collaboration, épuration, compromission, une période grise assez complexe où chacun essayait de tirer l'épingle de son jeu, où il était difficile de rester blanc comme neige mais où certains n'ont pas hésité à basculer totalement. Les droits communs recrutés au "93" en ont bien profité. L'épuration au départ a surtout été des règlements de compte sans jugement et où il y a beaucoup d'innocents qui ont trinqué. Plus dur à suivre, et c'est la première fois sur les quatre tomes, sont les relations politiques conflictuelles entre différents clans politiques (communistes, anti-communistes, pro-gaulliste etc.) et leurs différentes formations (P.P.F ou autre) avec des personnages comme Doriot, Déat et encore bien d'autres. 

La deuxième partie se concentre sur les allemands, en particulier les SS, qui, sentant la fin du 3ème Reich (qui devait être millénaire, il n'aura pas duré 15 ans), ont essayé soit de se reclasser chez les Alliés ou la Russie, soit de fuir (les Ratlines), ou encore de se fondre dans la masse en Allemagne (RDA ou RFA). L'ouvrage présente des exemples étonnants. De même au cours des quatre volumes sont évoqués des faits peu glorieux et peu évoqués dans les cours à l'école comme par exemple le viol systématique par les troupes soviétiques des berlinoises lors de la chute de Berlin. Il est difficile d'accepter que les libérateurs aient pu se comporter de cette manière. De même d'assumer que les troupes alliées ont commis des crimes de guerre. C'est toujours le vainqueur qui écrit l'histoire et surtout une fois que l'idéologie et la politique s'en mêlent difficile d'appeler un chat un chat. C'est dans les revues comme La marche de l'Histoire qu'on apprend que les dernières recherches concluent que le largage de la bombe sur Hiroshima n'était pas nécessaire et surtout que celle sur Nagasaki n'était là que pour montrer aux militaires que le plutonium était aussi efficace que l'uranium. Cela se passe de commentaires.

Au travers de l'histoire de la Gestapo des pistes sur d'autres thématiques apparaissent : la milice, Vichy, Pétain, la résistance, les conflits armés, le débarquement, le front de l'Est, la langue (L.T.I.), l'antisémitisme, les jeunesses hitlériennes, l'occulte, le Wewelsburg, l'Ahnenerbe, l'endoctrinement, la propagande ... qui font chacun l'objet de plusieurs ouvrages. Ces quelques années (39-45) sont particulièrement documentées et je me rends compte de la densité d'informations et de documents nécessaires pour essayer de comprendre et donner une idée de ce que cette période fut. Et à ne pas juger, simplifier ou tirer des conclusions trop hâtives.

Finalement j'en ressors un peu groggy, l'âme humaine n'en ressort pas grandie, et je suis convaincu que tout n'est ni noir ni blanc, qu'au delà du jugement, ces travaux permettent de mieux comprendre des faits difficiles à appréhender. Tout n'est pas encore connu, l'état français prévoit sous peu de mettre en ligne les archives de la Police sous l'occupation. Au delà de l'histoire de la Gestapo proprement dite, j'ai appris beaucoup de choses sur les comportements en période de survie, sur le pouvoir, sur la folie des hommes et sur les prémisses de ce qui a donné la guerre froide.

Note : AAA

samedi 1 août 2015

La fractale des raviolis de Pierre Raufast

Récursivité des meurtres en série
La fractale des raviolis de Pierre Raufast (Alma éditeur, 262 pages, 2014)

Incipit :
« Je suis désolé ma chérie, je l'ai sautée par inadvertance. »
 Je comprends qu'un homme puisse sauter une femme par dépit, par vengeance, par pitié, par compassion, par désœuvrement, par curiosité, par habitude, par excitation, par intérêt, par gourmandise, par nécessité, par charité, et même parfois par amour. Par inadvertance, ça non. Pourtant ce substantif vint spontanément à l'esprit de Marc, lorsque je le pris sur le fait avec sa maîtresse.

A partir d'un projet de mise à trépas de son époux à base de raviolis, une suite mosaïque d'histoires qui s'imbriquent où le talent de conteur de l'auteur s'exprime totalement. Se lit avec beaucoup d'appétit (même en n'aimant pas les raviolis) et la fin se conclue comme un conte d'humour noir.

J'ai été conquis par cette histoire qui se tient et agréablement surpris par leurs différentes tournures.  Un livre qui faisait partie de la sélection OFF du prix Roblès, et que j'aurais certainement bien noté s'il avait fait partie de la sélection officielle. Il mérite vraiment le détour. Chapeau pour l'imagination !

Note : AAA

50 shades of Alice in Wonderland by Melinda Duchamp

50 shades of Alice in Wonderland by Melinda DuChamp (Amazon, 117 pages, 2015)

Incipit :
Down the Rabbit Hole
Alice put the plate back into the picnic basket and then stared at Lewis, who was wiping a bit of lemon meringue from the corner of his mouth with his sleeve. He noticed her staring and grinned. Alice forced a smile back.
She loved Lewis. And although she was only eighteen-years-old Alice believed she would marry him someday. But now that the picnic had ended, she knew what was coming next. And Alice dreaded it.

Au croisement d'un blog des commentaires amusés m'ont incité à lire ce livre. Déçu par le début (je n'ai pu terminer à cause des clichés aussi lourds qu'une étoile à neutron et du style inexistant) de 50 shades of Grey, je retente d'une certaine manière mais cette fois sous l'angle de l'humour et du pastiche coquin, inspiré d'Alice au pays des merveilles. En fait il y a trois tomes. Les trilogies c'est dans le vent, plus vendeur ...  Bon ce n'est pas 117 pages qui vont me faire peur non plus.

L'initiation d'Alice, aussi inexpérimentée que son compagnon, Lewis (ah ha comme Lewis Caroll), et qui va poursuivre un dildo en forme de lapin (!?). Beaucoup de dérision et d’auto-parodie, autant sur la vogue Mommy Porn que de la vente en auto édition au travers de la plateforme Amazon, même une moquerie sur les Ereader. Des clins d’œil à l’œuvre originelle  et de l'érotisme débridé qui ne se prend pas au sérieux une seconde. La jaquette du livre laissera rêveur plusieurs d'entre vous ...

Rigolo. Donne quelques bases (ha ha) sur le BDSM. Pas sûr que je lise les deux suivants, on verra !

Note : AA