samedi 24 octobre 2015

Astérix Le Papyrus de César de Ferri et Conrad

Le Papyrus de César de Jean-Yves Ferri et Didier Conrad (Les éditions Albert René, 48 pages, 2015)

Difficile de ne pas être tenté devant le rouleau compresseur de la campagne de César, heu publicitaire, il faut vivre au fin fond d'une grotte de l'Ardèche pour ne pas être au courant. J'ai hésité à prendre la version Luxe au prix prohibitif de 39 euros. Ayant des éditions luxe de Gaston Lagaffe à 13 euros pièce, le prix me semble ici particulièrement exagéré car le succès sera vraisemblablement au rendez-vous.

D'autant que c'est mieux que le précédent, Astérix chez les Pictes, où j'avais l'impression d'une recette faite avec application (combats, jeux de mots, etc.) mais où cela me semblait forcé, où il manquait quelque chose. Là dans Le Papyrus de César je retrouve un peu des premiers albums, un scénario plus abouti faisant référence à La Guerre des Gaules de César. Ce qui est ici brocardé est la société des médias et les manipulations des spins doctors. Des trouvailles de jeu de mots ou de situation beaucoup mieux amenées.

Pour un Astérix et pour complaire à une nostalgie mémorielle, une BD sympathique, même si je ne retrouve pas l'originalité de la vingtaine des premiers albums, si cela se trouve je vieillis.

Note : AAA

samedi 17 octobre 2015

Cher pays de notre enfance Enquête sur les années de plomb de la Ve république de Davodeau et Collombat

Cher pays de notre enfance. Enquête sur les années de plomb de la Ve république d’Étienne Davodeau et de Benoît Collombat (Futuropolis, 220 pages, 2015)

Un auteur de BD que je suis depuis Les ignorants. Et puis je compte toujours étudier l'histoire car cela donne une base solide pour comprendre le monde et comme la cinquième république c'est notre présent ce livre m'a attiré pour toutes ces raisons.

En couverture le Général De Gaulle éclaboussé, son legs entaché pourrait-on dire, mais bien que n'ayant pas de sang sur les mains il a un regard soucieux voire gêné.

Cette BD sur l'histoire récente se focalise sur  le SAC (Service d'Action Civique), l'affaire Boulin, la lutte des classes, milices, la violence des conflits, les coups fourrés, la françafrique, les financements occultes, bref les années de plomb de la Vè république, une république bananière en quelque sorte.

Un sujet toujours actuel, en dépit des décès réguliers de ceux qui ont vécu cette période, comme celui de Pasqua, où des personnes ont encore été menacées il y a peu. Au point que je me demande si les deux auteurs ne vont pas avoir des ennuis tant le propos est plombant, menaçant. La politique n'en sort pas, une fois de plus, grandie. Il y a d'un côté l'histoire qui nous est racontée, lissée, policée, et l'arrière boutique pas toujours reluisante. Le plus étonnant est l'origine du SAC puisant dans les résistants, le SAC bicéphale, un "bon" côté et un autre plus délétère, et le complot étouffé de l'affaire Boulin.

Un sujet instructif  d'autant que je compte lire les mémoires de guerre de De Gaulle et peut être un livre sur sa présidence.

Un grand homme dont un des enfants a dérivé méchamment ?

Une BD engagée, passionnante et bien racontée, mais beaucoup plus sombre que Le chien qui louche du même dessinateur.

Note : AAA

Jour J Tome 10 Le Gang Kennedy

Jour J Tome 10 Le Gang Kennedy de Duval, Pécau & Wilson (Delcourt, 64 pages, 2012)

Une virée des fils Kennedy en pleine prohibition avec en toile de fond une occupation française ...

Encore une uchronie jubilatoire avec un rôle décalé pour Henri-Georges Clouzot.

Sympathique et bien trouvé comme pour d'autres épisodes.

Une série toujours aussi surprenante dans le choix de ses sujets et leur traitement révisionniste.

La seule exactitude d'Alain Finkielkraut

La seule exactitude d'Alain Finkielkraut (Stock, 296 pages, 2015)

Incipit :
Pour comprendre ce qui survient, nous nous en remettons spontanément à l'Histoire, sous ses deux formes canoniques : le recueil d'exemples et la marche du Temps, la chronique des actions des hommes et le mouvement général de l'Humanité.

Cet ouvrage est en fait un recueil d'articles parus notamment dans Causeur.

C'est suite à un article du NouvelObs, orienté ad hominem, partial et qui ne répond pas vraiment sur le fond, se désolant que ce livre se retrouve en tête de gondole ... que j'ai voulu en savoir plus. J'en ai déduit une relative mauvaise foi de l'article ou vision idéologique orientée. Pas étonnant vu que le Nouvel Obs est critiqué dans le livre de Finkielkraut. Dans le Nouvel Obs il y a notamment le reproche que Finkielkraut n'a pas la xénophobie dans la liste de ses griefs à l'égard du Front National. C'est un peu oublier la page qui précède dans l'ouvrage. De même Finkielkraut estime que la comparaison qui lui est reprochée, les années 30, ne tient pas et dit pourquoi. Le NouvelObs n'est pas d'accord, c'est son droit, mais ne réfute en rien les arguments avancés par Finkielkraut. Bref l'article du NouvelObs ne parle pas que du livre mais du personnage de ses interviews etc.  que je ne connais pas par ailleurs, et comme je suis désintéressé par les pseudo-débats émaillant la télé, que je ne regarde plus, et qui se résument en général à un combat de coq, délaissant le fond pour des postures vaines, un spectacle navrant, inutile pour moi, je me limiterais donc à cet ouvrage.

J'y ai appris la différence entre anti fascisme et anti totalitarisme, étonnamment on est pas forcément les deux par exemple les communistes qui s'attaquaient au fascisme oubliant au passage Staline et ses 20 millions de morts. Et aujourd'hui cela donne l'antiracisme oubliant le totalitarisme de l'Islam radical et s'attaquant soi-disant aux islamophobes, oubliant le Djihad au passage. Finkielkraut explique cela avec détails.

Également une réponse à Emmanuel Todd et son analyse à la truelle sur les manifestations du 11 janvier, réponse que je partage pleinement, même si bien avant de lire la partie en question j'avais un avis similaire. Car la manifestation suite à l'attaque terroriste contre des journalistes sans armes, des policiers et des juifs ne se résume pas notamment, selon Todd, à "vouloir piétiner la religion des plus faibles". M. Todd devrait peut-être lire "Gestion de la barbarie" d'Abu Bakr Naji, le Mein Kampf des Islamistes (c'est ce que dit le quatrième de couverture ...)

Bref sans être d'accord sur tout, Finkielkraut traite de sujets actuels et permet de s'interroger. C'est bien écrit, avec force citation, et donne un avis étayé et construit, ce qui est la base pour débattre, au besoin.

J'ai relu après l'article du Nouvel Obs "La défaite de la pensée" sur Finkielkraut et cet article ne répond pas sur le fond, pratique l'amalgame qu'il prétend dénoncer chez Finkielkraut. L'article du Nouvel Obs apporte tout de même des éléments intéressant. L'idéal étant de lire les deux pour se forger sa propre opinion.

Note : AAA

dimanche 11 octobre 2015

Le livre des Baltimore de Joël Dicker

Seuls survivent les rêves les plus grands.
Les autres sont effacés par la pluie et
balayés par le vent.
Le livre des Baltimore de Joël Dicker (Éditions de Fallois, 477 pages, 2015)

Incipit :
Demain, mon cousin Woody rentrera en prison. Il y passera les cinq prochaines années de sa vie.
Sur la route qui me mène de l'aéroport de Baltimore à Oak Park, le quartier de son enfance où je vais le rejoindre pour sa dernière journée de liberté, je l'imagine déjà se présentant devant les grilles de l'imposant pénitencier de Cheshire, dans le Connecticut.
 Une histoire qui se déroule avnt celle de La Vérité sur l'Affaire Harry Québert (L.V.A.H.Q.), livre qui m'avait passionné, et où on retrouve donc Marcus Goldman. J'avais lu ensuite le premier livre de Joël Dicker, Les derniers jours de nos pères, moins marquant peut-être mais que j'avais bien apprécié.

J'étais curieux de lire ce livre, me demandant si cela allait être au moins aussi envoutant que L.V.A.H.Q.. La structure du livre en plusieurs parties, avec une mise en abyme sur la vie du narrateur et plus globalement le lien entre littérature et la vie, les aller-retour des périodes des récits autour d'une date particulière, celle du Drame (un peu avant, beaucoup avant, un peu après, beaucoup après, dans le présent, le jour du Drame), et surtout cette histoire de famille, d'amitié et d'amour, dense, avec des ramifications complexes, rendent le récit à la fois riche, surprenant et terriblement accrocheur. Sur ce dernier point c'est au moins aussi réussit que L.V.A.H.Q.

Je me suis attaché à cette famille, intrigué par le Drame, puis les mystères, secrets, incompréhensions etc. et l'histoire d'amour rédemptrice.  L'auteur montre bien les conséquences de nos choix, de nos comportements et les effets que cela peut avoir sur nos vis et sur celle des autres. Je n'en dirais pas plus car pour bien apprécier ce livre, se laisser emporter sans a priori permet d'en apprécier toutes les facettes.  J'ai pu ressentir plein d'émotions ce qui est un gage de qualité. Une très belle fin, très touchante. L'auteur prend son temps pour nos faire découvrir les différentes familles mais cela valorise d'autant la suite. Un livre que j'ai eu du mal à lâcher.

J'ai adoré !!!

Note : AAAA


Jour J Tome 09 Apocalypse sur le Texas

Jour J Tome 09 Apocalypse sur le Texas, de Duval & Pécau, Kovacevic (Delcourt, 56 pages, 2012)

Il n'y avait pas le tome 08 à la médiathèque, pas grave en général cela ne se suit pas. Cela démarre fort, il y a eu une troisième guerre mondiale et la théorie M.A.D. (Mutual Assured Destruction)  n'a pas suffit à empêcher l'inévitable. Le plus étonnant est qu'il reste des survivants.  A la manière d'un western, il va y avoir une lutte entre des extrémistes pour la prise de contrôle de silos nucléaires et des militaires, fruit d'alliances politiques. La Grand Charles De Gaulle lui-même sera de la partie.  Une belle couverture ...

Un bon cru !!

Note : AAA

samedi 10 octobre 2015

Jour J Tome 7 Vive l'Empereur !

Jour J Tome 7 Vive l'Empereur ! par Duval & Pécau, Gess (Delcourt, 56 pages, 2011)

Nous sommes en 1925. Un Grand Empire français est menacé par l'Empire Anglais. Napoléon V, Nikola Tesla équipant les troupes de l'Empire Français de "taser", un complot ourdi par des asiatiques ... une réécriture de l'Histoire toujours aussi inventive, recyclant des personnages pour leur faire jouer un rôle novateur. Changement radical d'époque après mai 68.

Celui là est pas mal du tout même si, changeant de dessinateur régulièrement, j'ai eu un peu de mal avec le dessin de celui-ci au départ.

Note : AAA

2084 : la fin du monde de Boualem Sansal

Les intellectuels sont portés au totalitarisme
bien plus que les gens ordinaires.
Georges Orwell
2084 : la fin du monde de Boualem Sansal (Gallimard, 288 pages, 2015)

Incipit :
Ati avait perdu le sommeil. L’angoisse le saisissait de plus en plus tôt, à l’extinction des feux et avant même, lorsque le crépuscule déployait son voile blafard et que les malades, fatigués de leur longue journée d’errance, de chambrées en couloirs et de couloirs en terrasses, commençaient à regagner leurs lits en traînant les pieds, en se lançant de pauvres vœux de bonheur pour la traversée nocturne. Certains ne seraient pas là demain. Yölah est grand et juste, il donne et reprend à son gré.

Une dystopie où le monde serait dirigé par une théocratie intégriste et totalitaire, déshumanisante et aliénante.

Si vous avez lu 1984 d'Orwell, Le meilleur des mondes d'Huxley, des livres sur les sectes (comme celui de Bernard Fillaire, Les sectes), Kafka, Limbo de Bernard Wolfe, des films comme Brazil de Terry Gilliam, ou si vous regardez l'actualité (en particulier l’État Islamique) vous n'y découvrirez pas grand-chose.

C'est un peu comme le dernier livre d'Umberto Eco, Numéro Zéro, où, sur un thème bien différent, celui des media, je n'ai rien appris qu'on ne sache déjà. Sauf qu'ici le livre est ennuyeux voire soporifique et c'est bien dommage. Peut-être est-ce volontaire afin de montrer qu'un tel monde serait d'une telle aliénation qu'il en serait vide de substance, dans ce cas c'est une réussite. Ce n'est pas dur à lire et cela éveille plein de souvenirs (lectures passées, actualités) mais cela ne me suffit pas.

Cela reste courageux de faire un tel livre, bien plus violent d'une certaine manière que celui de Michel Houellebecq, Soumission. Étonnamment ce dernier a été critiqué parfois sévèrement, alors que celui de Boualem Sansal est mis en avant, j'ai fait une recherche hier, il est même pressenti pour des prix littéraires. Cela est assez révélateur de plusieurs choses concernant le milieu idéologique des polémistes, des médias, des journalistes, de politiciens etc pour ce traitement différent des deux auteurs. Le parallèle avec l'intégrisme musulman est assez évident avec ce livre 2084, Yölah rappelle Allah, le phrasé rappelle celui du Coran (que je n'ai pas terminé non plus j'en suis à la moitié) mais plus généralement les dérives totalitaires d'un pouvoir spirituel quel qu'il soit. D'une certaine manière cela critique sévèrement la globalisation qui ici serait une uniformisation de la pensée, de la vie, la fin de la libre-pensée, de la liberté, la soumission totale, la fin de l'Art, la fin de la démocratie, la fin du monde.

En attendant je n'ai pu le terminer. Si je n'y apprend rien et si je m'ennuie, à quoi bon ? je suis aussi déjà convaincu qu'une telle perspective serait désastreuse pour l'humanité. N'ayant pu le finir, je ne puis donc le conseiller ou le déconseiller.

jeudi 8 octobre 2015

La guerre de sécession de John Keegan

La guerre de sécession de John Keegan (PERRIN, 504 pages, 2009)

Incipit:
L'Amérique est différente. Bien qu'aujourd'hui «l'exception» américaine, ainsi qu'on la nomme, soit devenue un sujet d'études universitaires, les États-Unis, sauf sur le plan de la richesse et de la puissance militaire, sont moins exceptionnels qu'ils ne l'étaient à l'époque où on ne pouvait s'y rendre qu'en bateau à voiles à travers l'Atlantique.

L'histoire de la Guerre Civile, comme les américains l'appellent et non de la guerre de sécession, par le même auteur que l'histoire de La première guerre mondiale. Plus réussi sur plusieurs points, probablement parce qu'entre autre c'est un conflit limité à un pays, avec un seul peuple, sans trop d'influences extérieures.

Les quelques points négatifs, à mon sens, sont le manque de photo (par exemple d'Ulysses S. Grant ou encore de Robert Lee), une frise de temps pour replacer le conflit dans les événements américains proche (par exemple Guerre d'Indépendance [1775-1783], Guerre Anglo-Américaine [1812] deuxième guerre d'indépendance, Guerre du Mexique [1846-1848]),  le manque des éléments de topographie comme le relief sur les cartes, un ordre des mouvements de troupes sur ces mêmes cartes, un fiche synthèse (nombre d'enrôlés, bilan des pertes, coûts, etc), une planche des uniformes et des armes utilisées, un repérage des noms pour distinguer les sudistes des nordistes. Sur ce dernier point j'ai pris des notes et fait mes propres tableaux car il y a bien une soixantaine de noms et pour certains pas toujours aisé de se rappeler dans quel camps même si dans le paragraphe on finit par le déduire.

Pour le reste, que du positif, que ce soit les origines de la guerre, les batailles mises en exergue (quelques unes des 230 majeures sur une quantité de 10 000 entre 1861 et 1865), l'analyse de Marx et Engels, les Noirs dans le conflit, les femmes en temps de guerre, la guerre maritime, les soins et l'hygiène sur le théâtre des opérations, les idéologies, avec des points d'analyses pertinents en particulier la raison pour laquelle un mouvement socialiste marxiste n'a pas pris.

Pour une fois un livre qui explique la hiérarchie entre Armée, Corps, Division, Brigade, Régiment et Bataillon. Les batailles et quelques notions de stratégie/tactiques (artillerie, cavalerie, infanterie, topographie, mouvements, climat, etc) sont bien amenées. Les choix des généraux sont discutés et parfois critiqués de manière argumentée.

Des personnages haut en couleur, que ce soit Grant ou encore des femmes comme Clara Barton (voir pages 413 et suivantes) sont présentés avec quelques détails et où est esquissé leur passé, leurs choix, ce qu'ils sont devenus. Grant, escroqué et ruiné, a écrit ses mémoires, est mort une semaine après les avoir achevées, ce qui a sauvé sa famille de la disette. Clara Barton a fait carrière dans l'humanitaire.

Une guerre terrible, plus de pertes américaines que lors de la deuxième guerre mondiale (?!), avec un niveau d'hygiène lamentable lors des soins, pour ceux qu'on réussissait à emmener à l'hôpital de campagne ... Ce conflit  a eu des conséquences diverses (économiques, sociales, politiques) qui sont clairement présentées dans cet ouvrage. La fin du livre est très enrichissante sur ces points. Une des phrases clé est que ce conflit transforma un pays en nation.

Le sujet de l'esclavage, une des raisons du conflit, a disparu sous sa forme primaire, mais n'a pas résolu le problème du racisme ou des droits (vote, propriété) qui se résolu en grande partie vers 1950. Dommage que Booth, juste après le conflit, abattit Lincoln d'une balle dans la nuque.

Une très bonne lecture !

Note : AAA

samedi 3 octobre 2015

Quelqu'un pour qui trembler de Gilles Legardinier

High five !
Quelqu'un pour qui trembler de Gilles Legardinier  (Fleuve Noir, 429 pages, 2015)

Incipit :
Il faisait nuit, un peu froid. Après l'ardente chaleur du jour, Thomas savourait cette fraîcheur bienvenue. Assis à l'extrémité d'une corniche rocheuse dominant une vallée perdue du Cachemire, au nord-ouest de l'Inde, l'homme observait le petit village d'Ambar qui s'étirait à ses pieds.

Un médecin humanitaire, qui œuvre dans les zones difficiles, apprend qu'il a eu une fille vingt ans auparavant. Il décide de rentrer en France pour la rencontrer.

Une très belle page de garde. Dans la série des chats il ne reste qu'un bout de patte, avec un dessin tout mignon, sur un superbe tapis de fleur.

Un livre généreux, touchant, amusant parfois qui s'épanouit dès le premier tiers et qui explore avec sincérité les relations d'amitiés, filiales, et bien sûr amoureuses. Le récit n'est pas exempt d'un message social  et critique sur notre société de consommation. Je me suis attaché à ces personnages que Gilles Legardinier a rendu très vivants. Beaucoup de sensibilité ce qui n'empêche pas à plusieurs reprises une certaine gravité. Plusieurs fois des remarques qui font mouche. L'auteur nous réserve également plusieurs bonnes surprises et plus que le précédent peut-être, ce récit m'a emballé, je l'ai lu en deux fois.

Un FGB (Feel Good Book) et c'est pour cela qu'on lis Gilles Legardinier, un pari réussi sur ce point, car il sait toucher nos cordes sensibles. Ne lisez pas les critiques, si vous aimez Gilles Legardinier, vous ne serez pas déçu !

En bonus à a fin de l'ouvrage, une proposition intéressante, un tirage au sort auquel je compte bien participer (par l'envoi d'une carte postale) !!! Que ce soit pour gagner quelques pages de manuscrit ou encore faire partie de son prochain film !!

Note : AAA

Jour J Tome 6 L'imagination au pouvoir ?

Rocket Science
Jour J Tome 6 L'imagination au pouvoir ? de Duval & Pécau, Mr Fab (Delcourt, 64 pages, 2011)

Ahhh celui-là m'a bien plu. Je retrouve un scénario clair comme pour le tome 1 ou le tome 2.

En pleine chienlit (car ici c'est une uchronie sur mai 1968), on suit un individu qui a participé au détournement de plusieurs millions mais qui n'a pu être réglé par ses commanditaires.

J'aime beaucoup l'utilisation de l'Art qui subit lui aussi une réécriture amusante. Différents personnages comme Jacques Chirac ou encore Dany le rouge vont voir leur destin particulièrement chamboulé. Jubilatoire !

Note : AAA

Jour J Tome 5 Qui a tué le président ?

Jour J Tome 5 Qui a tué le président ? de Duval et Pécau (Delcourt, 55 pages, 2011)





Et si on revisitait l'assassinant de JFK sur fond de guerre du Vietnam ? Sauf qu'il ne s'agit pas de JFK, Nixon est toujours dans les parages.

Un peu mieux que les deux volets précédents. Cela est très ludique de lire une histoire qui chamboule la vraie. Le principe du "Et si ... ?" donne toute sa force à cette série originale.

Note : AA

Jour J Tome 3,4 de Blanchard, Duval, Pecau, Calvez

Aux armes anarchistes !
Le Tigre et Bonnot
Jour J Tome 3 Septembre Rouge, Tome 4 Octobre Noir de Blanchard, Duval, Pecau, Calvez (Delcourt, 48 pages, 2010)

Une série de BD basée sur la la réécriture de l'histoire. Et si Bonnot n'avait pas été tué par la police ? Et si Clemenceau l'utilisait pour assassiner le Tsar ?

Toujours aussi plaisant dans l'idée, mais ce dyptique m'a semblé plus confus, plus difficile à suivre, peut-être parce que je ne connais pas suffisamment ces périodes. Je crois que c'est dans ces deux albums qu'il est possible de reconnaitre Tintin ou Corto Maltese (même s'ils n'apparaissent pas sous ce nom) ainsi que Raspoutine. Un monde chaotique qui permet aux auteurs toutes les audaces. Moins convaincu que pour le Tome 1 et le Tome 2.

Note : AA