samedi 30 avril 2016

Le Jeu des Hirondelles de Zeina Abirached

Family Portrait
Mourir Partir Revenir Le Jeu des Hirondelles de Zeina Abirached (Cambourakis, 186 pages, 2007)

La guerre au Liban, le quotidien d'une famille et de quelques amis dans Beyrouth, sous la menace des snipers et des bombardements. Comment la vie réussit à s'immiscer au travers du chaos, laissant passer des moments de poésie, d'humanité, d'humour, alors que l'eau est rationnée, l'électricité aléatoire, que la vie peut disparaître, d'un coup.

J'aime le noir et blanc, la construction des planches, la symbolique (le cheminement pour aller d'un point A à un point B dans le quartier par exemple) qui met en valeur la bêtise de la guerre, le nihilisme des radicaux religieux, l'humain qui atteint rapidement l'horizon de sa médiocrité (au XXIème siècle l'Homme fait toujours la guerre ...). Et pourtant que de vie parmi les décombres ...

Merci Mélanie pour cette découverte !

Note : AAAA

Écrit en écoutant Family Portrait de Pink.

vendredi 29 avril 2016

Wabi-Sabi by Leonard Kohen

Entropy's not dead
Wabi-Sabi for Artists, Designers, Poets and Philosopher by Leonard Kohen (Imperfect Publishing Point Reyes, 94 pages, 2008)

Incipit :
Wabi-sabi is a beauty of things imperfect,
impermanent and incomplete.

It is a beauty of things modest and humble.

Is is a beauty of things unconventionnal.

Un livre qui essaye de nous faire découvrir un concept très japonais, le wabi-sabi. Pour résumer, l'art du thé, par exemple, peut être wabi-sabi. C'est, en quelques lignes, la beauté que l'on retrouve dans les objets simples, humbles, sans prétention et qui ne cache pas que toute chose est éphémère, fragile, imparfaite. C'est aussi une philosophie de vie, peu matérialiste, à l'encontre de nos vies surmenées où la vitesse prime, où l'argent est roi et où les valeurs sont corrompues. Un Art également, car pour moi l'art est de montrer la réalité sous un jour différent et, de ce point de vue, c'est réussi. C'est un regard, celui de l'auteur, qui m'a rappelé celui de Wassily Kandinsky (dans son livre Du Spirituel dans l'art et dans la peinture en particulier) pour sa vision spirituelle et artistique (justement) du monde qui nous entoure.

Le livre lui-même est relaxant et m'a fait découvrir un concept qui est loin des valeurs dans lesquelles je baigne constamment que ce soit au travail ou sur la route (avec tous ces tarés qui ne respectent pas les limitations de vitesse). Seul mon home sweet home se rapproche du wabi-sabi. Merci à la personne qui a eu la gentillesse de penser à moi pour ce prêt. Cette personne se reconnaitra, elle m'accueille moi et mon épouse quasiment tous les samedis dans un havre de paix afin de déguster thé sélectionné et gâteaux faits avec amour et partage.

A noter le nom de l'éditeur : Imperfect Publishing (très Wabi-sabi dans l'esprit et très drôle aussi). J'aime beaucoup la couverture légèrement rugueuse, elle aussi Wabi-sabi (oui sur une liseuse ce livre n'a pas de sens). J'ai vérifié, ce livre a été publié en français.


Note : AAAA

Article écrit en écoutant Whole Body Regeneration - Full Body Healing - 3.5 Hz & 7.83 Hz Binaural Beats sur Youtube.

jeudi 28 avril 2016

Black Out de Marc Elsberg

Et hier, encore pire !
Black Out de Marc Elsberg (Livre de Poche, 535 pages, 2015)

Incipit :
Piero Manzano donna un brusque et énergique coup de volant tandis que le capot de son Alfa glissait inexorablement en direction de la voiture vert pâle qui le précédait. Il arc-bouta ses deux bras sur le volant, croyant déjà entendre le bruit désagréable de deux carrosseries qui se télescopent.
Notre civilisation est très dépendante de l'électricité. Vous avez déjà eu une panne et avec inquiétude et angoisse vous vous êtes aperçus à quel point sans électricité la vie devient pénible. Hygiène (plus d'eau chaude), confort (plus de chauffage ni d'éclairage), alimentation (plus de micro-onde, ni de plaque chauffante), vie sociale et culturelle (réseaux sociaux, blogs, messagerie, impôts en ligne, ha ha je plaisante, visioconférence avec la famille, informations, journaux, radios internet etc),  bref pas drôle déjà. Bon, maintenant imaginez que cela dure parce que quelque chose, une entité, a mis en péril le réseau électrique européen, cela pourra vous évoquer 2006 ou encore l'Ukraine. Car l'électricité c'est un réseau, et un réseau cela s'attaque. Les compteurs intelligents rendront cette attaque encore plus facile. Et cela en dépit d'experts qui diront que tout est sûr (les mêmes qui n'envisageaient pas plein d'évènements qui sont advenus, Fukushima par exemple, ou encore une cuve de près de 500 tonnes qui n'aurait jamais du tomber, impossible selon EDF !!, les centrales nucléaires sont sécurisées, inattaquables, et Stuxnet alors ???). Bref une attaque terroriste s'en prend au point faible de notre civilisation, l'électricité. Sans cette dernière, pas d'approvisionnement de supermarché, ni des pharmacies. Plus d'hôpital, une fois leur groupe électrogène à sec. Les ordinateurs ? fini. Le Wifi ? nada. Votre ADSL ? bye bye. Téléphone ? vous rigolez. Les antennes cellulaires : adieu. Déjà que l'informatique avec de l'électricité ça bugue ... Vous allez rire, même les centrales sont pilotées par de l'informatique (logiciels spécialisés SCADA). En fait même internet serait en panne, terminé les répéteurs optiques dans les shelters, les actifs dwdm pfffuit, fini les nœuds régionaux. Les datacenters et le cloud ? Évaporés, kaputt !! Pire, beaucoup de systèmes dépendent de l'électricité, l'assainissement des eaux, les pompes qui empêchent le métro d'être inondé etc ... En un mot comme en deux : Black Out !

L'auteur prend quelques libertés, il laisse un peu fonctionner l'internet (surtout pour les bad guys d'ailleurs ! il est joueur, on lui pardonne) et cela me chiffonnait (un peu), mais il s'en explique en postface. Mais globalement pour les aspects informatiques c'est vraiment pas mal pour du grand public. Très intéressante d'ailleurs la postface. Un thriller pour se faire peur (c'est un peu le concept aussi, hein), mais aussi réfléchir à la fragilité de ce qu'on prend pour acquis. Cela me rappelle Collapse (Effondrement) de Jared Diamond, et ce Black Out pourrait être le chant du cygne de nos civilisations modernes. Un livre sur la survie lors d'un effondrement ?, cela devrait plaire aux survivalistes !

Un très bon thriller !! Faites-vous peur...heu... plaisir avec un scénario catastrophe terriblement réaliste ... surtout qu'Orléans et la centrale de Saint-Laurent sont dans ce roman et que j'habite ... pas loin.

Note : AAAA

vendredi 22 avril 2016

Substance Mort de Philip K. Dick

DSM V
Mémoires d'un corps calleux
qui se désagrège

Substance Mort de Philip K. Dick ( folio SF, 396 pages, 1978)

Incipit :
C'était un type qui passait ses journées à se secouer les poux des cheveux. Le toubib lui dit qu'il n'y avait pas de poux dans les cheveux. Après être resté huit heures sous la douche, debout sous l'eau chaude à souffrir le martyre, heure après heure, à cause de ses poux, il sortait et se séchait, et il trouvait encore des poux dans ses cheveux ; en fait il en trouvait partout.

Movie Poster
Dans une banlieue sordide, Bob, un toxico, passe du temps avec quelques potes drogués. Certains pètent un peu les plombs, normal, la substance mort détruit le cerveau, le dissocie. Les stups sont sur le coup et Fred, un agent, a en charge la surveillance du groupe. On apprend assez rapidement que Fred est un agent infiltré et qu'il est en fait ... Bob.

Les thèmes de prédilection de Dick, société de la surveillance, drogues, hallucinations, pertes de repères, fragmentation de la personnalité. Un récit sombre, halluciné, où on est plus ou moins à la place d'un drogué, qui devient plus ou moins schizo. Une écriture simple, efficace, mais non dénué d'originalité et de complexité, on a l'impression de lire un traité de psychopathologie, côté victime. La postface, qui montre à quel point l'auteur connait son sujet, est poignante. Une plongée dans la lutte anti-drogue, l'infiltration et ce que cela implique de sacrifice.

Une (excellente) adaptation a été portée à l'écran, sous forme animé (de mémoire cela a été en partie filmé puis retraité par ordinateur).

Note : AAAA

Le temps désarticulé de Philip K. Dick

SimCity
Le temps désarticulé de Philip K. Dick (J'ai Lu, 254 pages, 2012)

Incipit :
Victor Nielson alla chercher un chariot de pommes de terre nouvelles dans la chambre froide située à l'arrière du magasin et le transporta au rayon primeurs. Il entreprit de garnir le bac presque vide, tâchant d'en inspecter une sur dix pour s'assurer qu'elles n'étaient ni pourries ni éraflées.

Dans les années 50, un homme, Ragle Gumm,  est champion d'un jeu dans une gazette, où il faut trouver le petit homme vert sur une grille de 1800 cases. Une vie tranquille avec des voisins un peu envahissants. Mais, petit  à petit, cela va se désagréger et la réalité n'est peut-être pas celle qui nous est présentée.

Ambiance guerre froide avec la menace extérieure (missiles, communisme) avec l'épée de Damoclès qui ne tient que par le concept M.A.D. (Mutual Assured Destruction), conflit latent USA/Union soviétique qui rappelle le vieux jeu Missile Command (1980) qui s'en est inspiré.

Toujours cette paranoïa endémique, le monde truqué, les apparences trompeuses, les complots, en plongeant dans la psyché d'un psychotique. Il en a été fait une adaptation assez libre avec The Truman Show, où la guerre froide a été remplacée par quelque chose de plus actuel, la la télé-réalité.

C'est le genre de livre qui me rappelle la série Twilight Zone (La Quatrième Dimension) dont certains des épisodes sont encore gravés dans ma mémoire.

Note : AAAA

Kaplan & Masson, Tome 2 : Il faut sauver Hitler ! de Jean-Christophe Thibert

Suivez cette voiture !
Kaplan & Masson, Tome 2 : Il faut sauver Hitler ! de Jean-Christophe Thibert (Glénat, 48 pages, 2016)

J'ai été attiré par cette BD, dans un premier temps, par le titre. Qui aurait envie de sauver Hitler (oui en plus il est supposé mort) ? Puis, en l'ouvrant, par le dessin. En parcourant les premières planches, par l'humour décalé (style OSS 117, ou James Bond par les Marx Brothers, un peu l'esprit Baker Street, la BD parodique sur Sherlock Holmes de Veys et Barral).

Je n'avais pas fait attention qu'il s'agissait d'une série et que nous en étions au tome 2. Bref, Adolf Hitler est revenu et intéresse différentes factions, puissances étrangères et groupe de néo-nazies. No héros sont censés le protéger pour une raison que je ne puis partager sans dévoiler un des ressorts de l'intrigue. J'aime le côté un peu loufoque, le dessin (beaucoup) et l'aventure à rebondissement. J'essaierais de dégoter le tome 1 !

Note : AAA

Petite pause dans ce blog suite à un arrêt maladie (cela arrive, même aux meilleurs). Mais j'ai tout de même pu lire, d'où la parution de plusieurs articles d'un coup.

dimanche 17 avril 2016

L'homme qui tua Lucky Luke de Mathieu Bonhomme

You're talking to me ?
L'homme qui tua Lucky Luke de Mathieu Bonhomme (Lucky Comics première édition, 64 pages, 2016)

Quel plaisir de retrouver Lucky Luke, qui a bercé mon enfance avec Tintin, Spirou, Les Tuniques Bleus, Gaston Lagaffe etc (oui cela donne une idée de mon âge) dans une aventure inédite. Comme pour Blake & Mortimer, par exemple L'onde Septimus, il est possible pour d'autres auteurs d'apporter leur pierre à l'édifice. Cela fait beaucoup débat (voir la furie de certains pour Millénium 4) de continuer une série après le décès des auteurs initiaux. Pour ma part cela n'enlève rien au canon, et les lecteurs ont le choix de lire ou pas, alors ... Dommage que pour Tintin cela ne soit pas possible. Pour Spirou je n'aime pas trop depuis un certains temps, mais ne me retire pas le plaisir de relire les premiers (Fournier, Franquin).

Très belle couverture, dans le pur esprit Far-West, la position du duel, la dramatisation (milieu de rue quasi désert, inquiétude de deux témoins, temps orageux), le choix des couleurs.

L'histoire elle-même est assez classique, rien qui ne surprendra des lecteur de Durango par exemple, à part qu'il s'agit de Lucky Luke et qu'il est tué par un homme ! Le héros qui meurt, la corde commence à s'user pour l'idée, mais bon, je suis très jeune d'esprit, et je n'ai qu'à moins lire d'autres BD, Comics, série où c'est aussi utilisé.

Un bon Luky Luke, où l'auteur s'amuse notamment avec la censure sur le tabac (moins il y en a plus on en parle !) et confirme l'usage de la paille ;-) Mine d'or, menace sur les indiens, shérif incompétent, ... on retrouve des ingrédients courants. Reste une histoire plaisante où j'ai passé un bon moment, éveillant un plaisir d'enfant, comme une madeleine de Proust.

Pour les passionnés, à découvrir !

Note : AAA

Écrit en écoutant l'album It Takes a Thief de Thievery Corporation.
Question pour Tintinophile : Tryphon Tournesol dort-il toujours avec ses lorgnons ?

Le Maître du Haut-Château de Philip K. Dick

Le Mythe du XXème siècle
Le Maître du Haut-Château de Philip K. Dick (J'ai Lu, 342 pages sans le suppléments)

Incipit :
M. R. Childan avait beau scruter son courrier avec anxiété depuis une semaine, le précieux colis en provenance des Rocheuses n'arrivait pas. Lorsqu'il ouvrit son magasin, le vendredi matin, seules quelques lettres l'attendaient à l'intérieur devant sa porte.
Un livre étonnant, qui réécrit l'Histoire, les forces de l'Axe ayant gagné la guerre. Le monde a été partagé mais pas selon les règles de Yalta. Les États-Unis, par exemple, sont divisés entre zone neutre, le Troisième Reich et le Japon Impérial. Une jeune femme, Julianna, s'intéresse à l'auteur d'un livre qui décrit un monde alternatif où les Alliés ont gagnés. Un complot pour la domination du monde est aussi à l’œuvre.

Un livre particulièrement riche, d'autant que cette période de l'Histoire m'intéresse, Prix Hugo 1963, utilisant à bon escient la vraie histoire du nazisme (personnages, éléments historiques) pour en faire une dystopie dérangeante. Ce livre transpire de spiritualité, Jung en a fait une préface dans une autre édition, notamment le Tao et le livre des mutations (Le Yi King). Outre que ce dernier est utilisé comme Oracle par plusieurs personnages, il l'a été également par l'auteur pour décider de certaines situations. Par une mise en abyme on apprend que l'auteur du livre interdit dans l'histoire, Le poids de la sauterelle, l'a également été. Le monde est chaotique et l'humain cherche à le décoder par divers outils, mais le faux s'en mêle et rend la tâche plus difficile. Faux sentiments, apparences trompeuses, manipulations, copie d'objets d'Art, reproductions d'objets antiques ou de collections, jusqu' à la manipulation de l'Histoire elle-même.

Cette édition J'ai lu est excellente, qualité de la traduction et suppléments, une exégèse du livre et surtout la suite, inachevée, du Maître du Haut-Château, deux chapitres seulement et un lien audio pour les autres idées que Dick n'a jamais pu mettre en œuvre.

Pour ceux intéressé par Dick, Emmanuel Carrère en a écrit la biographie, Je suis vivant et vous êtes morts, il en parle aussi dans son dernier recueil d'article Il est avantageux d'avoir où aller.

TV show
Ce livre a inspiré une série télévisuelle, pour l'instant une saison, produite par Amazon. Une excellente série, qui recrée bien l'environnement oppressant et pourtant familier. Elle sait prendre son temps pour introduire les personnages. Des modifications mineures, sur les liens entre les personnages ou leur statut (Julianna est pratiquante d’Aïkido et non professeur de judo, elle est aussi encore avec son mari) et majeures, comme par exemple l'existence d'un réseau de résistance ou le remplacement du livre interdit par des bandes de films d'archives (celles que nous connaissons sur la victoire Alliée). D'autres points majeurs mais là je ne dirais rien car c'est un changement très important qui va vous surprendre.

Un excellent roman qui pose beaucoup de question idéologiques, philosophique voire métaphysiques.

Note : AAAAA

Écrit en écoutant l'album Valtari de Sigur Ros.
Question pour Tintinophile : dans quel album apparait pour la première fois Tryphon Tournesol ?

jeudi 14 avril 2016

Il est avantageux d'avoir où aller d'Emmanuel Carrère

Yi King Manual
Il est avantageux d'avoir où aller d'Emmanuel Carrère (P.O.L., 546 pages, 2016)

Incipit :
 Les  21 et 22 novembre derniers, un garçon de vingt et un ans, Franck B., comparaissait devant la cour d'assises de Melun pour avoir tenté de tuer Hélène R., sa mère naturelle. Voici leur histoire.

Un recueil, assez fourni, d'articles depuis les années 90 et qui sont parus dans divers journaux ou magazines, dont certains ont disparu tel L'évènement du Jeudi.

Un mélange qui a une certaine cohérence, tournant autour des centres d'intérêts ou passions de l'auteur, cela va de la mini-biographie (Philip K. Dick, Alan Turing), à des livres, comme par exemple le livre culte L'homme dé ou ceux de Philip K. Dick, à ce titre il donne autant, sinon plus, envie de lire des livres dont il parle que Frédéric Beigbeder, mais aussi sur la Russie, avec des points de vue très riches, des rencontres étonnantes (Limonov, dont il écrira une biographie) aux chroniques judiciaires (c'est le cas du premier chapitre) ou sociales, sur Emmanuel Carrère (ce qui n'est pas un reproche, sa vie est intéressante, et là c'est un peu tout au long des articles, mais d'une introspection qui enrichit, qui n'est pas là pour juste en mettre plein la vue), des articles qui ont donné un livre (Sur l'affaire Roman ou Philip K. Dick), des lieux de rencontre parfois étonnant (Davos ou une ville au fin fond de l'Ukraine). Il se met souvent en scène, ce qui ne me gêne pas du tout, ce n'est pas toujours à son avantage d'ailleurs, comme lors de l'"interview ratée" avec Catherine Deneuve mais où il ressort des choses de l'ordre de l'intime tout à fait captivantes. Il a l'art de retomber sur ses pattes, un peu comme un chat. La rencontre avec l'homme dé est assez savoureuse, cela m'aurait plu d'être présent.


Un peu égo-centré mais bien écrit, touchant parfois, sincère, séduisant, qui incite à la découverte et à l'ouverture. Rafraichissant, dépaysant, édifiant, un bonheur de lecture. Il a l'art de raconter, et c'est peu dire. Si j'ai l'occasion de le rencontrer j'aurais certainement cette phrase d'une banalité affligeante, "J'aime bien ce que vous faites", et pourtant derrière cette phrase il y aura une sincérité totale, et pourquoi faire compliqué ? Après tout j'ai aussi apprécié Le Royaume, et sa biographie de Dick.

Note : AAAA

Article écrit à l'écoute de sons isochrones (Stress Relief with Isochronic Tones de Mind Amend). Il m'arrive d'écouter aussi Cognition Enhancer ou un orage de la forêt Amazonienne, rassurez-vous.

mardi 12 avril 2016

Je suis vivant et vous êtes morts d'Emmanuel Carrère

God's not dead
Je suis vivant et vous êtes morts d'Emmanuel Carrère (Points, 410 pages, 1993)

Incipit :
Le 16 décembre 1928, à Chicago, Dorothy Kindred, épouse Dick, donna naissance à un couple de jumeaux, prématurés de six semaines et tous deux maigrichons. On les appela Philip et Jane. Par ignorance, semble-t-il, parce qu'elle n'avait pas assez de lait pour les deux et parce que personne, proche ou médecin, n'avait pour compléter leur régime suggéré des biberons, leur mère les laissa souffrir de la faim pendant les premières semaines de leur vie. Le 26 janvier, Jane mourut.
On notera que l'auteur, dans ce début de biographie de Philip K. Dick, un des plus grands auteur de science fiction méconnu du grand public, exonère assez facilement une mère qui laisse mourir de faim un de ses enfants. Oups, ignorance. Et rapidement, bien sûr accuse ... l'entourage (On va tout de suite mieux quand c'est la faute des autres). J'ai laissé mon bébé en plein soleil, sans eau, oups, ignorance, pas facile la thermodynamique. Mon bébé est tombé dans l'escalier et il est mort. Oups ignorance. Tout le monde ne peut pas non plus être calé en gravité et sur l'accélération de la chute des corps. Bon, ok.

Mais le sujet n'est pas là, ce fait laissera des marques sur le futur Philip, un génie proche de la folie, qui a imaginé des histoires bien tordues puisant dans la psychologie (Freud, Jung), la réalité par les sens (la caverne de Platon), la psychopathologie, le pouvoir, les croyances, la Religion, les drogues etc. des sujets assez profonds qui ont été depuis recyclés dans les films Le Monde sur le Fil, The Truman Show, Dark City, Passé virtuel, Matrix, les films de David Lynch et même Stalker d'Andreï Tarkovski, ou dans les séries comme X-Files. Pour le livre Simulacron-3 (1963 je crois) il faudrait que je regarde les dates. Il y en bien d'autres mais Dick a exploré d'une manière originale et en pionnier à sa manière. Seul souci, la science fiction est peu appréciée, méconnue et dévalorisée. Sauf masquée dans d'autres collections, certains se cachant en policier, aventures, et même chez des auteurs super connus (Musso ou Lévy, je sais plus lequel, et en plus je m'en fous je les lis pas). Oui, c'est un scoop, il arrive que des gens lisent de la science-fiction ou du fantastique sans le savoir. Fou, non ?

Pour Dick nous ne sommes pas le chat d'Erwin Schrödinger, à la fois mort et vivant, mais plutôt morts, et lui vivant bien sûr. Emmanuel Carrère nous emporte dans cet univers parallèle, entre biographie hallucinée sous ecstasy et complots paranoïaques total. Il y a d'ailleurs pas mal de similitudes introspective avec son autre ouvrage Le Royaume. Guère étonnant qu'il est été intéressé assez tôt par Philip K Dick. D'ailleurs E. Carrère m'intéresse de plus en plus, par son style, son auto-analyse, sa curiosité, sa manière de faire passer des choses. Ses pages sur Turing sont étonnantes (dans son dernier livre, Il est avantageux d'avoir où aller), il est d'autant plus déplorable de trouver dans ce livre sur Dick, une énième confusion entre programmateur et programmeur (au moins deux fois). C'est bien la peine de la ramener sur Alan Turing, de parler d'indécidabilité, du théorème d'incomplétude de Gödel, de la Bombe (ordinateur qui a cassé Enigma), de programmation de la pensée, d'intelligence artificielle et au final de se ramasser comme une truffe, ne sachant pas distinguer entre ce qui fait l'âme des machines à laver moderne et un développeur de programmes. A sa décharge, c'est devenu courant comme dans Chatbot, Premier Bilan après l'apocalypse, Millénium 4, Contre le colonialisme du numérique, oui c'est triste, je ne m'en remet pas. Un peu comme parler de mécanique quantique, de théorie de la relativité et annoncer tout fier qu'elle a été découverte par Robert Einstein. Mdr. A se demander s'ils savent de quoi ils parlent ou font semblant. Si cela se trouve ce sont des Intelligences Artificielles, je suis le dernier humain sur Terre, ce qui m'entoure est un programme de réalité virtuelle, je suis psychotique ou tout simplement mort comme dans Le sixième sens,  et je fais semblant de vivre, pour rester avec ma femme et ma fille le plus longtemps possible. Ou alors c'est moi l'imposteur ?

Ah oui la biographie. Bon, c'est très bien fait, on est stupéfait de la porosité entre Dick et ses œuvres, et on est poussé à s'interroger sur des questions existentielles, l'auteur à nous faire entrer dans l'univers de cet auteur bien barré, au point qu'on se demande si on ne vit pas un cauchemar éveillé parfois. Presque épuisant à la fin. On s'aperçoit qu'il a traité des thèmes repris dans pleins d’œuvres,  mais c'est le propre de ceux qui ont trouvé des thèmes universels. Et surtout on a furieusement envie de lire ou de relire ses livres.

Note : AAA





samedi 9 avril 2016

Les cigares du Pharaon (1934) d'Hergé

Je compte jusqu'à 100 !
Les cigares du Pharaon (fac-similé 1934) d'Hergé (Casterman, pages, rééditions 2012)

La réédition en fac-similé (en noir et blanc) des Cigares du Pharaon. C'est la première fois où on rencontre les Dupond et Dupont, mais initialement ils s'appelaient X33 et X33bis.

Les dessins sont plus grands, moins élaborés et Hergé fera plus tard une repagination en ajoutant des cases et en modifiant certaines détails ou design de personnage. Ce qui est intéressant est de pouvoir comparer et de s'apercevoir à quel point tout à évolué. J'ai aussi le fac-similé (en couleurs) de l'édition de 1955, ce qui veut dire que j'ai l'album trois fois. On est Tintinophile ou pas. Hein, qui a dit mono-maniaque psychorigide pervers narcissique ?

Bon, en fait je relis tous les Tintin, mais je ne ferais pas d'autres entrées dans ce blog sur le sujet. Hier j'ai fini L'île Noire, aujourd'hui je lis Le Sceptre d'Ottokar.

Note : AAAA

vendredi 8 avril 2016

Le Journal du Diable de Wittman et Kinney

Lucifer Corp (c)
Le Journal du Diable. Les secrets d'Alfred Rosenberg, le cerveau d'Hitler de Robert K. Wittman et David Kinney (Michel Lafon, 487 pages, 2016)

Incipit :
 Au beau milieu de la campagne bavaroise, à flanc de montagne, l'abbaye surplombait une vallée si belle qu'on lui avait donné le nom de Gottesgarten, le « jardin de Dieu ».
 Quand on l'observait d'en bas, depuis les villages et les fermes qui bordaient le fleuve sinueux, force était de reconnaître que l'abbaye de Banz attirait le regard.

Les aventures rocambolesques du journal d'Alfred Rosenberg, ce dernier étant le cerveau (malade) d'Hitler, depuis sa subtilisation par Robert Kempner, un des intervenants au procès de Nuremberg, jusqu'à sa découverte par un agent du FBI spécialisé dans la recherche d'objets ou d’œuvres d'art historiques.

J'ai confondu, lors de mon achat en librairie, avec Journal 1934-1944 qui parle également de ce journal, comment je ne saurais le dire, car ici, en tout cas, peu d'extrait dudit journal, mais surtout la vie de Kempner et celle de Rosenberg. Bien sûr il y a toute la clique autour de Hitler.

Ce qui surprend ici c'est la destinée de ce journal personnel, et surtout qu'il a fait l'objet de tractations un peu mesquines d'héritage, et qu'il aurait très bien pu disparaître, pour une pièce historique de cette nature cela aurait été dommageable. Cet ouvrage se base sur ce journal pour raconter la montée puis la chute du nazisme, donc se situe par rapport au regard de Rosenberg. On peut y découvrir aussi les coulisses du procès de Nuremberg, on y apprend notamment comment plusieurs forces ont amoindri la justice contre les nazis (pour des raisons de pouvoir entre les procureurs, et aussi pour des raisons géopolitiques des USA contre la Russie et donc le début de la guerre froide etc) et la difficulté d'analyse au regard de la masse des archives (les Allemands étaient méticuleux). Mais surtout on est au sein de la machinerie et de l'idéologie nazie, de ses crimes les plus funestes, le trafic d'objets d'arts étant le moindre de leurs forfaits.

L'autre point notable c'est un livre idéologique au moins aussi important que Mein Kampf, bien que moins connu, Le Mythe du XXème siècle d'Alfred Rosenberg qui a servi de base, qui a été diffusé et imposé aux masses, en particulier dans l'éducation. J'en avais entendu parler et j'en avais un peu lu dans divers ouvrages mais je ne m'attendais pas à ce rôle si central dans l'idéologie nazie.

Après cette lecture épuisante moralement, il est assez sidérant de lire la défense des différents dignitaires nazis lors du procès, leur mauvaise foi, leurs mensonges, en particulier celle de Rosenberg puisque ce livre s'y intéresse principalement. C'est extrêmement dur de se confronter à une personne qui nie, dit ne pas être au courant, etc. en dépit de toutes les évidences.

Un livre assez documenté (pas mal de références à la fin), bon complément d'autres ouvrages sur cette période noire de l'Histoire. Une fois de plus, à cette lecture, on peut se rendre compte à quel point le gazage de 6 millions de juifs n'est pas un "détail" de la Seconde Guerre Mondiale, de tels propos sont ignobles et indignes, mais sa spécificité, l'industrialisation de la Mort. Le livre souligne aussi l'influence idéologique, qu'ont eu sur Hitler, Alfred Rosenberg ou Dietrich Eckart.

Note : AAAA


lundi 4 avril 2016

ChatBot le Robot de Pascal Chabot

Robby the Robot
ChatBot le Robot. Drame philosophique en quatre questions et cinq actes de Pascal Chabot (puf, 69 pages, 2016)

Incipit :
Des robots ont joué aux échecs, et ils ont gagné. Des intelligences artificielles ont été programmées pour lire les émotions sur le visage d'inconnus, pour prendre des décisions sur les marchés financiers, pour générer des diagnostiques médicaux et pour raisonner selon le sens commun. Souvent, elles ont réussi au-delà même des espérances de leurs concepteurs.
Nous sommes en 2025. Des chercheurs ont créé un chatbot (intelligence artificielle qui interagit avec l'humain au travers du langage) et lui ont fait apprendre la philosophie. Ils demandent à un parterre de philosophe de valider que ce chatbot est un philosophe. Qu'il sait penser, réfléchir etc.

Des robots ont joué au Go, et ils ont gagné. Voilà ce qui aurait pu être ajouté à l'incipit. Voir la défaite historique de Lee Sedol récemment dans les médias.

Longtemps pour déterminer si une I.A. (Intelligence Artificielle) était douée d'intelligence, on se basait sur le Test de Turing. Certains estiment que ce test est déjà dépassé ou insuffisant (ok mais on fait comment alors ?). Déjà loin le temps des thrillers, des romans d'anticipation, de l'imaginaire avec des I.A. comme le livre Vol avec effraction douce (les systèmes experts !) de Bernard Lenteric ou d'histoires de robots, encore machines, exterminant les humains (The Terminator) très déterministes et mécaniques dans leurs actions. Bien que plus récemment il y a eu CIEL 1.0 (et sa suite) ou encore Daemon / Freedom de Suarez beaucoup plus proche de l'intelligence au sens humain du terme. Place maintenant aux applications concrètes, des chatbots comme Siri (Apple) ou récemment Tay (Microsoft) de plus en plus bluffant. Et certains dorénavant de s'inquiéter de ces I.A.s, comme l'ancien PDG de Microsoft, Bill Gates, qui, après avoir inondé la planète de ses programmes, s'inquiète maintenant de leurs effets.

Ce livre, sous l'angle de la philosophie, s'interroge sur le dernier pan qui reste à conquérir, l'essence de l'humanité (la pensée, la conscience, la morale ?). ChatBot, le Robot, un chatbot philosophe, subit des interrogations, comme à l'école, et même un test de Turing à la fin (les dialogues étant chers aux philosophes). On notera au passage que ChatBot, à une lettre près, est le nom de l'auteur, on dirait que c'était prédestiné !! Si cela se trouve M. Chabot est une Intelligence Artificielle ayant écrit ce livre et nous préparant à son règne ...

Les textes sont ciselés, clairs, vont à l'essentiel en posant des questions fondamentales. Les réponses sont à la hauteur des questions. Je trouve ce livre brillant à plusieurs points de vue et ne peux que vous le recommander chaudement. Notamment l'inquiétude sur l'usage de telles intelligences. Comme tout pouvoir, un abus est toujours possible. Et l'intelligence est un pouvoir. Bref, un vrai livre de philosophie ! Après l'humain, l'animal et le Divin, l'artificiel ? Une nouvelle humanité ? La fin de l'humanité ? Indice : il y a le mot drame dans le sous-titre.

Seul (petit) bémol, à nouveau la consternante confusion entre programmateur et programmeur, qui n'est pas faite tout au long du livre, juste quelques fois.

La représentation en pièce de théâtre m'intéresserait beaucoup ! Elle a été adaptée et a été représentée au moins une fois. En tout cas Chabot l'artiste, ou devrais-je dire Chatbot l'artiste !


Note : AAAAA

dimanche 3 avril 2016

Qwirkle de Susan McKinley Ross

Flatirboyn !
Qwirkle de Susan McKinley Ross (jeu de plateau, 2 à 4 joueurs, 2006)

Principes :

- chacun a six carrés marqués d'un symbole coloré (plus une pioche pour compléter)

- jeu de placement, on pose des combinaisons. On améliore son score si le placement est optimisé

- Se rapproche du Scrabble mais sans les bonus du plateau, ni les contraintes lexicales, c'est purement logique et visuel.

Un jeu simple, rapide, d'un esthétique qui rappelle Mondrian, pour tout âge, idéal pour la famille !

Note : AAAA


L'Agence Secrète d'Alper Canigüz

The Game, or not ...
L'Agence Secrète d'Alper Canigüz (Mirobole Éditions, 245 pages, 2012)

Incipit :
Quand j'ai appris que Borges et notre écrivain tragico-pathétique Kemalettin Tugcu étaient un seul et même individu, j'ai pensé que jamais de ma vie je n'affronterais vérité plus effroyable.
Je me trouvais alors au paroxysme de ma période conspirationniste, persuadé que le monde  fomentait un complot contre moi.
Un jeune publicitaire au chômage, Musa, se voit proposer un emploi dans une agence au nom particulier : l'Agence Secrète. Son recrutement est des plus étranges, sans parler de l'unique client de cette agence : L’École du Bonheur Intergalactique. Au fur et à mesure des indices ne font que confirmer son intuition sur les bizarreries qui l'entourent, le fait qu'un chat soit à la tête de l'Agence n'en étant que le plus dérangeant. Amoureux de sa collègue de travail, arrivera-t-il à concilier sa vie personnelle, professionnelle, amoureuse alors qu'un complot au niveau mondial se dessine ?

Un auteur turc bien loufoque, à l'imagination débridée, qui m'a rappelé bien des choses, à commencer par X-files pour les aspects complotistes, paranoïaque et même plus (je ne puis trop en dire), le livre d'Umberto Eco, Le Pendule de Foucault, pour les milieux conspirationnistes, les manipulations, le film The Game de David Fincher, sur les apparences parfois trompeuses, le livre Bonus de Laurent Chalumeau pour l'imagination, le sens du décalage, et les retournements de situations,  La démocratie des crédules de Gérald Bronner sur les ressorts de la croyance aux complots.

Mais il n'y a pas que cela, c'est aussi une histoire d'Amour, d'amitié et un personnage tendre qui fait au mieux pour comprendre.

Un livre amusant, ludique, qui pose tout de même de vrai question de fond. Un auteur que j'ai eu le plaisir de découvrir grâce au magazine Lire. D'ailleurs je vais m'intéresser à sa trilogie avec un détective, Alper Kamu (jeu de mot, là, non ?), dont un des signes particulier est d'avoir ... cinq ans. En tout cas j'ai passé un bon moment de lecture. Et les couvertures de cet éditeur ont un vrai cachet ! (Regardez les autres titres de la collection).

Note : AAAA

vendredi 1 avril 2016

Faerie Hackers de Johan Heliot

Faerie Hackers de Johan Heliot (Folio SF, 332 pages, 2003)

Incipit :
Un déchirement assourdissant, comme un drap que l'on rompt d'un coup pour en faire des chiffons, mais démultiplié à l'infini et vite noyé dans le glapissement douloureux d'une bête souffrant mille morts.

L'épouse du Connoisseur Grübel se redressa dans le lit conjugal, arraché au cocon de plumes où elle se trouvait lovée contre la panse généreuse de son mari.
Un monde souterrain, féodal, emprunt de magie blanche, se retrouve confronté contre la Mal, s'échappant du Rebut, et s'alliant aux humains de la Surface au travers de la Réalité Virtuelle. C'est sûr, dit comme, cela le sujet semble mal parti. 

Cela faisait longtemps que je n'avais pas lu de la fantasy ou du cyberpunk, là il y a les deux ensembles, ce qui est un des points forts de ce livre,  en plus écrit par un français (ce qui est rare, non ?). La thématique rappellera à certains et certaines l'Univers du JDR Shadowrun qui mélange également ces deux thèmes a priori non conciliable. Un thriller sur la lutte ancestrale entre le Bien et le Mal, modernisé avec l'usage de technologies informatiques et la réalisation d'un graal des machines : l'ordinateur quantique. D'un côté un monde oublié, souterrain, utilisant la magie bonne, la Force de Star Wars en quelque sorte, et d'un autre côté les méchants, la dark side, les monstres, le Mal absolue, rappelé à notre attention par la singularité qu'a été l'Holocauste. Un mélange assez bien fait de Fantasy, de Cyperpunk et d'Histoire, équilibré, et qui revisite cette lutte millénaire sous un angle original.

C'est en lisant CIEL 1.0 et les livres que l'auteur avait écrit que cela m'a rappelé que j'avais Faerie Hackers quelque part. J'ai mis plusieurs jours à le retrouver et je ne le regrette pas.

Note : AAA


Écrit en écoutant Ludovico Einaudi, Royal Albert Hall Concert.