dimanche 26 février 2017

CIEL 2.0 Le printemps de l'espoir de Johan Heliot

Allô la Terre ?
CIEL 2.0 Le printemps de l'espoir de Johan Heliot (Gulf Stream éditeur, 228 pages, 2015)

Incipit :
Le CIEL n'était plus vide.
A l'aube des années 2030, une forme d'intelligence nouvelle régnait sur les espaces infinis du Central d'Informations et d'échanges Libres.
Le vieil Internet avait été relégué au magasin des antiquités après plus d'une trentaine d'années de bons et loyaux services. Son remplaçant l'avait avalé et digéré dans effort.

La suite du tome 1. Les humains sont traqués, parqués, exploités. Ils n'ont plus le droit de se reproduire. L'Intelligence Artificielle (I.A.) a un plan à long terme qui semble ne pas avoir l'être humain dans ses paramètres. Une résistance se développe mais l'organisation semble difficile.

On suit comme dans le premier tome plusieurs membres de la même famille, les Keller. Comme ils sont séparés et dans des situations assez différentes, la mère étant l'ambassadrice de l'I.A., son ex-mari dans la résistance, un de leurs enfants attendant un enfant alors que c'est formellement interdit, cela donne différent points de vue et situations dramatiques. En moins militaire, l'I.A. n'ayant pas le droit, du moins directement, de tuer des humains, cela rappelle Terminator.  Plus intéressant dans cette anticipation dramatique, genre dystopique, la vie des uns et des autres sous le joug d'un ordinateur, dont le but n'est pas forcément en contradiction avec les écolos sauf que cela suppose la disparition de l'humanité, ce qui peut poser quelques soucis ha ha.

Un livre pour ado qui pose de bonnes questions sur notre dépendance de plus en plus prégnante aux outils numériques, aux assistants numériques et autres robots. Un point de vue plus philosophique développé dans Chatbot.

Note : AAAA

dimanche 19 février 2017

L'illusion nationale de Valérie Igounet & Vincent Jarousseau

L'Illusion nationale Deux ans d'enquête dans les villes FN de Valérie Igounet & Vincent Jarousseau (Les arènes, 168 pages, février 2017)

Un livre particulier à plus d'un titre concernant un tel sujet. Sous forme de roman photo avec une qualité de photos remarquable, un noir et blanc dense et fin. Une enquête qui donne la parole à des gens de tous les jours, qui ont perdu leur travail, qui voient la désindustrialisation et qui la subissent. Des portraits de ville en souffrance, dont les magasins de proximité ont fermés et qui recherchent une identité. Des déçus de la politique, notamment du PS, dont certains élus ont eu une gestion catastrophique et ont d'ailleurs été condamné (une des villes citée dans le livre). Étonnamment, cet ancien maire condamné a pu se représenter. Enfin je dis étonnamment, cela ne devrait malheureusement plus nous étonner. Au plus haut niveau de l'état il y a des détournements de fonds publics, du clientélisme, des arrangements, du deux poids deux mesures, des emplois fictifs etc. La France est très bien placée au niveau des pays corrompus. Une loi vient récemment de passer qui augmentent la durée des prescriptions de certains crimes et délits et qui ... diminue la prescription de certains faits relatifs à des délits ... financiers. Tout un symbole. Peu de politiques proposent des lois luttant contre la corruption qui gangrène la France, les loups ne se mangent pas entre eux. Les mensonges répétés d'un Fillon, sans parler son manque de morale, tout à fait conforme à l'hypocrisie totale de ceux qui se disent croyants, ses théories du complot, son obstination à nier les faits, à les détourner, les soupçons d'emploi fictifs de plusieurs membres de sa famille nucléaire (tous en fait), font le jeu objectif du Front National, encore que, sur les emplois fictifs au Parlement Européen ce dernier se débrouille pas mal semble-t-il. Le mal qu'ils font à la politique est grave. Ce ras-le-bol, cette exaspération, ce rejet des élites, des profiteurs est très bien retranscrit et ressenti dans ce livre. C'est tout de même l'étranger et l'Islam qui trinquent le plus.

Un livre désespérant qui laisse peu de place à l'espoir (ce qui est logique/redondant avec désespérant, et bien que Dum spiro, spero). Il y a un journal (Le Point je crois, je n'ai pas retrouvé l'article en ligne, désolé) qui nous explique que tout le monde détourne des fonds publics (?!). Bien sûr selon eux il y a .... les allocs etc. (Pour info l'évasion fiscale c'est 80 milliards d'euros, les RSA indus de l'ordre de quelques dizaines de millions, une certaine presse et une certaine idéologie parleront plutôt des pauvres qui trichent pour faire oublier à quel point les riches profitent et trichent) on reconnait bien là ce type de journal. Tout le monde ne détourne pas 1 million d'euros (somme pour l'emploi fictif possible de Penelope Fillon et la rémunération très substantielle de ses enfants étudiants en droit). La manipulation est au niveau de l'échelle (individuelle ou globale), un peu comme quand Christine Lagarde estime avoir comme tout un chacun le droit à l'erreur. Hum ... un droit à l'erreur de 400 millions d'euros tout de même, même en faisant de gros effort je suis pas sûr d'y arriver. Ce type de manipulation est tellement grossier que j'en suis baba. Alors imaginez quand votre ville est désertée, que les magasins ferment, que vous perdez votre boulot car délocalisé etc. voir ce genre de comportement d'élus qui dépensent 8000 euros pour un costume (Fillon, source Canard Enchaîné) et qui après sous-entendent que les fonctionnaires bossent pas assez, qu'il faut en liquider 500 000, cela laisse songeur sur le délire de ces personnes (en fait ne fait que révéler la connivence avec les groupes privés, assureurs et compagnie). On décore un peu à tout va pour la Légion d'Honneur. Mais quand il s'agit d'élus qui franchissent allègrement certaines limites là on ne parle pas de priver un certain temps des droits civiques et encore moins de déchéance de nationalité (c'est réservé pour ceux d'origines étrangères ça !).  Ironiquement ceux qui parlaient de déchéance de nationalité et d'identité ont des batteries de casseroles à trainer ou ont fait de la diplomatie parallèle avec la Russie, en désaccord avec la politique du gouvernement (qu'on soit d'accord ou pas). Personne n'a dit à ma connaissance que cela relevait de la Haute Trahison, pas même le premier intéressé, le Président de la République Française. Il est grand temps de lutter contre la corruption politique (et économique),  de lutter contre les paradis fiscaux, contre les évadés fiscaux. Une loi comme ne jamais avoir été condamné devrait être un minimum pour prétendre à une élection. Une autre condamnant ceux qui ne se présentent pas aux convocations d'un juge (je parle pas de vous et moi, là vous êtes cuit si vous vous présentez pas, je parlent de ceux qui ont un staff d'avocat et qui font la politique de la chaise vide etc.). Alors certains se laissent tenter par le FN. Une illusion de plus.

Note : AAAAAA

Puzzle de Mig & Franck Thilliez

Un petit pipi ?
Puzzle de Mig & Franck Thilliez (Ankama, 216 pages, 2016)

L'adaptation plutôt réussie du roman éponyme de Thilliez. Ce n'est pas le genre de dessin que j'affectionne particulièrement mais l'ensemble se lit très bien et l'ambiance lugubre, oppressante est bien découpée et mise en scène. Ma faculté d'oubli (je ne me rappelais même plus de la fin !!) a joué dans l'appréciation renouvelée de cette histoire machiavélique.

Note  : AAA

dimanche 12 février 2017

Toxique de Niko Tackian

Toxique de Niko Tackian (Calman-Lévy, 306 pages, janvier 2017)

Incipit :
Il avait beau fermer les yeux, ça lui bouffait les entrailles depuis toujours. Le froid et la peur. e garçon filait entre les murs gris, sa tignasse épaisse trempée de sueur. Il courait à en perdre haleine, les pieds nus meurtris par du gravier aux arêtes tranchantes. Il ne souvenait plus quand ça avait commencé.

Sur les conseils avisés d'une lectrice passionnée du Club de Lecture La Marguerite, que je remercie au passage, bien que n'ayant pu lui emprunter, une co-lectrice en ayant eu la primeur. Oui, scandaleux, il n'y a pas d'autres mots. J'en bavais d'envie à l'écoute brillante d'un résumé intriguant et surtout que, commencé, on ne lâchait plus (le livre, hein, pas la lectrice). Je confirme : lu en moins d'une journée, commencé en fin de matinée hier, terminé vers 21h (toujours hier vu que je l'ai lu en moins d'une journée. Oui c'est ça la cohérence), entrecoupé de quelques pauses (goûter, une partie de Lego avec mon frère imaginaire, quelques prises de judo avec le chat (comme ça je suis sûr de gagner), la construction d'une tour en pot de yaourt, une virée au ski et quelques parties de Poker Texas Holdem No Limit, pas grand-chose quoi, pas de quoi fouetter un chat, ha bah si, j'ai fait ça aussi, ça détend).

J'aime beaucoup le style qui m'a rappelé que Franck Thilliez allait bientôt sortir son livre annuel. Je pensais que l'auteur était, je sais pas, serbo-croate, en fait pas du tout il est français ! et il connait bien Franck Thilliez, non mais sérieux quoi, sont fait pour s'entendre ces deux lascars. Ils ont travaillé ensemble pour France 2 ! Ah oui, le livre, allez-y c'est bien fait, moins gore que du Thilliez mais tout aussi prenant, l'art du rythme et du suspense. Pour une fois le méchant fait moins dans la barbaque gluante, ok c'est bon quand on manque de fer, mais ça tache, quand même. Un flic au passé compliqué, une copine avec qui cela va pas fort, un suicide pas net, un méchant pas ordinaire, un passé qui remonte, un maître chanteur et à la fin il meurt. Naaaaan je plaisante !!! Ou pas. Bon en tout cas merci pour le conseil les filles, ça valait le coup. Si vous êtes sages je le ramène (le livre, hein, pas le chat) la prochaine fois et je vous le prêterais (oui, toujours le livre).

Note : AAAA

Lettre aux escrocs de l'Islamophobie de Charb

Lettre aux escrocs de l'Islamophobie qui font le jeu des racistes de Charb (Librio, 66 pages, 2015)

Incipit :
Si tu penses que la critique des religions est l'expression d'un racisme,
Si tu penses qu'«islam» est le nom d'un peuple,
Si tu penses qu'on peut rire de tout sauf de ce qui est sacré pour toi,
Si tu penses que faire condamner les blasphémateurs t'ouvrira les portes du paradis,
Si tu penses que l'humour est incompatible avec l'islam,
Si tu penses qu'un dessin est plus dangereux qu'un drone américain,
Si tu penses que les musulmans sont incapables de comprendre le second degré,
Si tu penses que les athées de gauche font le jeu des fachos et des xénophobes,
Si tu penses qu'une personne née de parents musulmans ne peut être que musulmane,
Si tu penses savoir combien il y a de musulmans en France,
Si tu penses qu'il est essentiel de classer les citoyens selon leur religion,

Un livre salutaire, car les mots sont importants, leur usage l'est tout autant, et pour se comprendre il faut d'abord savoir de quoi on parle. D'autant qu'il est utile de nos jours de réviser les fondamentaux pour lutter dans un monde de confusion dont les média, certains expert et même les artistes sont les relais, parfois par incompétence, par bêtise, par ignorance, par manque de sérieux, par idéologie, par cynisme, par "mettre ici le mot de votre choix". Rarement par intelligence, sens de la nuance et perspective historique.

La déconstruction et et le décryptage sur des bases claires, par un auteur humaniste et idéaliste qui renvoie dos à dos les racistes et anti-racistes fourvoyés afin de mieux comprendre les enjeux. Pas mal non pour un livre de 65 pages ?

L'auteur réexplique son point de vue sur les dessins faussement qualifiés de caricatures, utilisés de manière tronqués pour manipuler et il était primordial de refaire le point car certains sont particulièrement obtus et bouchés.

Sur la liberté d'expression, cela me rappelle un fait assez anecdotique d'un courrier des lecteurs du journal Le Monde où une abonnée était très mécontente car sur la une du journal il y avait une photo montrant un attentat, dans toute son horreur. Or cette dame avait l'habitude de mettre le journal sur sa table basse et ses enfants pouvait voir cette photo. Elle demandait, en toute logique (enfin la sienne), que le journal Le Monde évite de mettre en une ce type ce type de photo. Outre que si on essaye de plaire à tout le monde on ne fait plus rien (je fais court), cette personne ne mesurait pas l'ineptie d'une telle demande. Qu'elle ait de surcroit la bêtise d'écrire au journal Le Monde pour leur demander de changer leur politique éditoriale, là je dis bravo, comme on dit dans le Canard Enchaîné, le mur du çon a été franchi. Soit elle achète Mickey magazine, soit elle met le journal ailleurs, non ? (non pas là, je voulais dire dans son bureau par exemple, ce que vous pouvez être tordu). Alors sur des sujets que traite Charlie Hebdo, avec une ligne satirique, imaginez le bazar !!!! Surtout dans un autre pays, autre culture, écoutant tout les menteurs et manipulateurs que ça arrange bien !!

Un livre court, direct, une bonne base pour discuter sainement de sujets pas toujours simples. Ironiquement deux jours après sa parution Charb était assassiné dans les locaux de Charlie Hebdo, alors que Charb avait une culture, y compris sur l'islam, que ses assassins n'avaient même pas. La bêtise de l'ignorance dans toute sa splendeur.

Note : AAAAA

lundi 6 février 2017

Le petit livre des jeux vidéos de Yann Lebihan

Le petit livre des jeux vidéos Tout ce qu'il faut savoir des années 1950 à l'aube du XXIème siècle de Yann Lebihan (Marabout, 256 pages, 2015)

Incipit :
Depuis les années 1990, où les jeux vidéos étaient accusés de toutes sortes de maux, les choses ont évolué. Le public et les instances culturelles ont pris conscience que le jeu vidéo n'est pas un phénomène temporaire ou anecdotique ciblant un public restreint, mais qu'il touche désormais une grande partie de la population.

Un avant-propos qui rappelle les a priori sur les mangas, l'animé, les jeux de rôles etc. On se rappellera les analyses très fines d'une politique que je ne nommerais pas, la couverture par Télérama (sur Goldorak entre autre) qui depuis a complètement changé de point de vue (tout en confondant toujours animé et manga), les charges contre le jeu de rôle qui ont coulé une passion dans les années passées. La bêtise régulière d'une pseudo élite moralisatrice, bornée, à courte vue qui, un jour, reconnaitra le jeu vidéo comme le 10ème Art. Le jour où ils s'apercevront qu'il n'y a pas que les jeux vidéos les plus connus (Call Of Duty par exemple) mais aussi de véritables perles.

Un livre d'histoire mais aussi de nostalgie, beaucoup de passages m'évoquant des souvenirs d'enfance. Et cela même si ma première console (que je me suis acheté avec mon premier salaire) n'a été que la Playstation.  J'ai pu jouer chez un ami, sur un Commodore 64, à Kung Fu master. Je jouais sur les bornes d'arcades lorsque la foire passait dans ma ville (ahhhh Galaga ...), j'ai pu jouer sur Vectrex ... mais ici cela remonte encore plus loin, pas tout à fait à l'époque du mammouth laineux, à la naissance des tout premiers jeux, très liés aux ingénieurs en électronique, du moins aux scientifiques, en passant par les jeux disruptifs qui ont changé le paradigme ludique (la 3D par ex),  la naissance d'empire (Sega, Nintendo, Sony), leurs combats pour la suprématie totale, les consoles qui ont marqué leur époque, tout un programme (de jeu).

Un complément idéal serait une encyclopédie complète des jeux, un peu comme le BDM pour la Bande Dessinée (sans forcément la partie cotation) avec date de création, la ou les consoles supportées, le nombre d'exemplaires vendus (par pays), une ou deux illustrations, les noms des créateurs, l'éditeur, s'il y a une édition collector ou pas, la taille du programme, le support (CD, cartouche, etc) ...  

Un assez beau livre, sur papier glacé, accompagné d'une iconographie soignée, d'un prix abordable, et référencée de l'ensemble des sources utilisées à la fin du volume, avec quelques anecdotes en prime pour chaque partie couverte. Très agréable d'en avoir lu quelques pages chaque soir avant de m'endormir afin, peut-être, de rêver de moutons électriques.

Note : AAAA 

dimanche 5 février 2017

L'imprescriptible de Vladimir Jankélévitch

L'imprescriptible Pardonner ? Dans l'honneur et la dignité de Vladimir Jankélévitch (Seuil, 104 pages,1986)

Incipit :
Est-il temps de pardonner, ou tout au moins d'oublier ? Vingt ans sont, paraît-il, suffisants pour que l'impardonnable devienne miraculeusement pardonnable : de plein droit et du jour au lendemain l'inoubliable est oublié.
Deux textes de Vladimir Jankélévitch parus l'un en 1948 et l'autre en 1971, les replacer dans leur contexte est important encore que de nos jours ces textes me semblent avoir toujours leur importance.

Deux textes sur le devoir de mémoire, sur la spécificité du crime contre l'humanité de l'holocauste voire de leur singularité et pourquoi il est vital de transmettre ce moment indicible, à la limite de l'impensable, pour espérer que l'humanité en retire quelque chose.

Je ne connais pas suffisamment le contexte de l'époque (1948 et 1971) qui pourrait justifier le style pamphlétaire dont je sens sourdre un cri de souffrance poignant. Cela me gêne un peu d'essentialiser les allemands, de les rendre tous responsables collectivement et d'oublier les justes fussent-ils peu nombreux, l'auteur en est conscient et à un moment dans un des articles il le fait remarquer. Mais sur le fond il rappelle violemment quelques principes qui dérangent car rentrent en conflit avec la realpolitik (la guerre froide notamment). Il y a quelques oublis que je trouve malheureux, un mot aurait suffit,  les nazis ayant aussi détruit les handicapés ou les homosexuels dans les camps.  Certes les juifs ont été la cible prioritaire de la folie d'Hitler, de ses camps d'extermination, et ont payés un très lourd tribu, mais ce n'est pas un raison. Un manque de nuance qu'on retrouve dans anti-sionisme = antisémitisme, on peut, à raison, ne pas être d'accord avec les colonies illégales de l'état d’Israël, mais là je parle en 2017, peut être que cette remarques était totalement juste à son époque. Mon avis pèsera de toute façon assez peu (même rien soyons honnête) au regard des forces internationales et de la folie des hommes.

Il reste deux textes (et des annexes) d'un grande force, émouvants, d'une importance vitale pour rappeler que l'être humain est capable du pire et que beaucoup s'arrangent des faits, des situations et tentent de se parer de vertu de pacotille. L'auteur rappelle que les bourgeois, les intellectuels etc. se sont bien accommodés de l'occupation pour se trouver, sur le tard, de grands résistants. Jean-Paul Sartre (qui n'est pas nommé, mais je me rappelle des podcasts de Michel Onfray et du livre Une si douce occupation) a pu faire ses pièces de théâtres sans souci majeur. Cela ne doit pas occulter l'essentiel, que l'auteur nous rappelle avec conviction et passion.

Certaines saillies ont, de nos jours, gardé toute leur puissance :

../.. la France signifie quelque chose d'exceptionnel et d'irremplaçable sur quoi le monde a les yeux fixés et qui rend plus honteuse encore la médiocrité morale de ces dernières années. Il faut, hélas ! en prendre son parti : l'évidence de la honte n'est pas encore évidente pour tout le monde.
Tout rapprochement avec des évènements politiques récents serait tout à fait fortuit et déplacé. Il n'empêche ...

Note : AAAAAAAAA