dimanche 30 juillet 2017

Le roman de Rabelais de Michel Ragon

Fay çe que vouldras !
Le roman de Rabelais de Michel Ragon (Editions France Loisirs, 221 pages, 1994)

Incipit :
Il y a un peu plus de quatre cents ans, mais il me semble que c'était hier, vivait à Saint-Maur-des-Fossés un curieux bonhomme qui se prétendait prêtre tout en portant la robe et le bonnet des hommes de science ; un curieux bonhomme qui sentait le souffre, mais que protégeait un cardinal ami du roi François, premier du nom ; un curieux bonhomme qui écrivait des horreurs et aspirait à la sainteté.

Une bibliographie courte et romancée de François Rabelais et qui réussit en si peu de pages à rendre l'esprit de ce personnage étonnant à plus d'un titre. A une époque pas facile à vivre (XVIème siècle) où peu de choses pouvait vous conduire au bucher ou au supplice de la roue, ce curé médecin écrivain a marqué son temps et offre encore de nos jours des pages en vieux françois à nos lycéens curieux. La naissance et la destinée d'un libre penseur, proche du message original de Dieu, due à sa jeunesse de franciscain,, qui se moquait des puissants qui dévoyaient le pouvoir qu'ils avaient, que ce dernier soit monarchique ou religieux. Grâce à quelques éclairés puissant il a pu faire sa vie sans trop être inquiété et nous a légué quelques livres qui font encore sens de nos jours, et cela par le rire ...

Note : AAAAA

Que sais-je ? L'alchimie de Serge Hutin

Que sais-je ? L'alchimie de Serge Hutin (QSJ n° 506, 126 pages, édition de 2008)

Incipit :
Rien de plus aisé, en apparence, que de définir l'alchimie : c'est, dit-on couramment, l'art de la transmutation des métaux, cette pseudo-science du Moyen Age, dont le but était la fabrication de l'or. Et beaucoup complètent cette définition par une condamnation dédaigneuse et catégorique s'écriant avec le chimiste Fourcroy : « L'alchimie a occupé beaucoup de fous, ruiné une foule d'hommes cupides ou insensés, et dupés une foule encore plus grande d'hommes crédules. »
 Une excellent synthèse sur l'Alchimie que ce soit sa définition, ses symboles, son rôle dans l'avancée scientifique en dépit de ses aspects occultes utilisés pour échapper à l'inquisition mais qui a aussi permit quelques abus par des escrocs, enfin les influences qu'a eu et a encore cet Art Sacré, art d'Hermès, sur l'Art et les mythes. Beaucoup de noms sont proposés sans toujours mettre entre parenthèses l'époque (ex: Roger Bacon, page 20, indiquer entre parenthèse à côté de son nom 1220-1292 cela aurait été pas mal, ok j'ai du le faire, mais cela casse le rythme de la lecture). Il n'y a pas toujours de renvoie qui aurait permis plus facilement de lier des parties entre elles et surtout pas d'index !!!!!! Je ne comprends pas que de tels ouvrages n'en proposent pas, allez retrouver, après, facilement de l'information ... Pffftttt ! quel gâchis ... La bibliographie fait rêver ... je vais me faire occultiste !!!

Note : AAAA

jeudi 27 juillet 2017

Le monde inconnu d'Hergé de Bertrand Portevin

De l'autre côté du miroir ...
Le monde inconnu d'Hergé de Bertrand Portevin (Dervy Poche, 350 pages, 2008)

Incipit :
Apocalypse signifie révélation. C'est une véritable apocalypse que j'ai vécu il y a deux ans. Plongé dans la mythologie grecque, je lisais la vie de Dionysos lorsque, d'un coup, je m'aperçus que je lisais celle du Chevalier de Haddock ! Dionysos, attaché au mât de son navire par des pirates, les enivre, ils se jettent par-dessus bord. Ils seront métamorphosés en dauphins. C'est la scène exacte reproduite dans Le secret de la Licorne et qui se parachève au début des 7 boules de cristal lorsque l'on aperçoit, au-dessus du linteau de la grande porte du château, la sculpture du dauphin.
Une relecture ésotérique, avec le symbolisme des tarots, du Yi king, de l'alchimie, que nous invite à faire Bertrand Portevin, de l'album Vol 714 pour Sydney. Par moment je l'avoue j'ai eu un peu de mal, c'est, selon moi, parfois un peu tiré par les cheveux mais tout de même, par l'accumulation de détails que ce soit des couleurs, la position des mains, d'éléments de décor, l'usage de symboles et j'en passe, l'auteur est particulièrement convaincant. C'en est même troublant. Je lui fait grâce d'avoir porté mon attention sur de petits détails qui m'avaient complètement échappés. Cela reste tout de même brillant et fait appel à une culture qui m'est en grande partie étrangère, et même à une bibliothèque particulière de livres que je n'ai pas du tout allant du dictionnaire symbolique au Mutus Liber. Pour le premier je vais combler ce vide, un dictionnaire c'est toujours utile, quant au deuxième son prix est un frein à ma curiosité légendaire (?!) encore que sur le net, BNF et autre sites, il est possible de le trouver numérisé !

C'est bien la première fois que je sors une loupe pour lire Tintin ... et j'en viens à m'amuser à aussi chercher sur google et autre. Par exemple dans Le crabe aux pinces d'or (Crabe, 1, 2), en cherchant le nom du navire Epoméo j'ai appris qu'il s'agissait d'un mont en Italie, puis, via google images, je suis tombé sur un dessin indiquant qu'il s'agit d'une porte d'entrée pour la Terre Creuse Agharta  avec la référence d'un livre La race à venir, d'Edward Bulwer-Lytton. Comme Bertrand Portevin fait jouer le rôle du méchant à Rastapopoulos, un démon, qui vit aux enfers certainement, et donc sous terre, Rastapopoulos a ses entrées via l'Epoméo !! Ce qui peut accréditer qu'il est propriétaire dudit navire, je ne crois pas aux coïncidences ! Et puis dans (Vol714, 9, case D1) il y a Golf Tango Fox, on y voit le Grand Torient de France !! Bon ok je suis définitivement moins doué et moins convaincant que M. Portevin ... Il n'empêche j'essaye de trouver des explications partout maintenant (je veux dire c'est pire qu'avant !).

Ceci étant dit après avoir lu un ouvrage sur la Franc-maçonnerie et quelques articles, dans Le Trésor de Rackham Le Rouge, page 61, dernière case, c'est tout de même hautement symbolique avec la Franc-maçonnerie !! Qu'on en juge, Tintin avec une épée (!) utilisée lors des initiations, Haddock un bâton (comme le bâton  épiscopal / la canne) autre symbole et Tournesol passe une entrée qui comporte deux piliers comme Jakin et Boaz du temple de Salomon, autres symboles de la Franc-maçonnerie. Et Tournesol a un pendule qui ressemble à un soleil brillant, la Lumière. Il y a certainement d'autres choses à voir comme la main de Tournesol pas très naturelle pour tenir un pendule (enfin je crois), tout de même tout cela est bien troublant, non ?

Bref, un livre très original et passionnant sur l’œuvre d'Hergé.

Note : AAAAAA

mardi 25 juillet 2017

El' trésor du Rouche Rackham d'Hergé

Milliard de k'veaux !!!
El' trésor du Rouche Rackham d'Hergé, édition en Ch'ti, traduction de Bruno Delmotte (Casterman, 62 pages, 2005)

Dans la lignée des Pinderleots del Castafiore, une version en picard du Trésor de Rackham Le Rouge. J'ai l'impression d'entendre ma grand-mère (paix à son âme) lors de ma lecture ! Étonnamment je n'ai guère eu de problème pour lire cette BD, comme quoi il m'en est resté pas mal, aussi peut-être parce que je connais bien les albums. Je n'ai pas encore reçu la première partie El Sécrét d'la Licorne, mais pas trop grave. Étant en vacances, j'ai relu pas mal d'albums (mais je vais pas faire d'articles non plus), et j'ai aussi voulu les découvrir différemment; alors avec le Ch'ti, le Picard, on est pas déçu, vin dious que ch'té bin !

Note : AAAAAA

Que sais-je ? Le Grand Orient de France d'Alain Bauer et Edouard Boeglin

Pour ne pas patauger dans la GADLU
Que sais-je ? Le Grand Orient de France d'Alain Bauer et Édouard Boeglin (QSJ n°3607, 125 pages, édition de 2002)

Adolescent je m'imaginais lire tous les Que Sais-Je ? Hummmm ... oui déjà prétentieux, si jeune ... Je doute que cela soit le cas un jour. Ceci étant dit j'en ai un paquet, les achetant dès que j'en trouvais en vide-grenier. Je me suis calmé, il n'y a pas assez de place à la maison. J'attends de déménager dans un loft de 800 m2. Ah oui pourquoi un QSJ sur Le Grand Orient de France, loge maçonnique, me demanderez-vous ? A cause de Tintin. A mon temps perdu j'aime bien étudier Tintin ainsi que les ouvrages sur le petit reporter (Dernièrement Le dictionnaire amoureux de Tintin). J'ai d'ailleurs bientôt terminé Le monde inconnu d'Hergé de Bertrand Portevin, qui fait une analyse de contenu de l'album Vol 714 pour Sydney sous l'angle de l'alchimie, de l'ésotérisme et des Franc-maçons. J'ai d'ailleurs sous le boisseau un QSJ d'Alchimie et un QSJ d'Ésotérisme à lire ... sans parler du livre de Berger et Pauwels, Le matin des magiciens. Donc pour me préparer à cette exégèse particulière de Tintin, j'ai lu un livre sur le GOF. Voilà. Donc plutôt la faute à Portevin qu'à Tintin, quoique ... En fait j'aurais du plutôt lire les QSJ de l'Alchimie ou de l’Ésotérisme mais bon, si j'ai un peu de temps avant la reprise du travail ...

Alors ce QSJ sur l'histoire du Grand Orient de France est plutôt pas mal. Il n'élude pas les aléas historique (1789), les implications voire compromissions avec le pouvoir (Napoléon), les difficultés d'entente entre les loges (différentes obédiences, la loge d'Angleterre etc), le point d'achoppement sur le fait de devoir absolument (ou pas) croire en Dieu, la mixité (ou pas), les différentes rites pour y entrer etc. mais fait le distinguo entre les fondamentaux de la Franc-maçonnerie d'une part et la libre pensée des frères d'autres part, et que parfois il ne faut pas confondre les deux, certains frères ne s'étant pas illustrés convenablement. Il offre aussi un éclairage sur ce qu'est la Franc-maçonnerie, loin de l'esprit complotiste de certains ou de récupération politique des autres, mais assumant son rôle d'influence sur les idées, peut-être à relativiser avec les milliers de lobbyistes qui pèsent de tout leur poids sur les élus de Bruxelles. Donc dans l'ensemble plutôt honnête et équilibré (pour ce que j'en sais). Décidément Tintin m'emmène sur des chemins intéressants ...

Note : AAAAA

Que-sais je ? L'espéranto de Pierre Janton

Kiel vi fartas ?
Que-sais je ? L'espéranto de Pierre Janton (PUF QSJ n°1511, 127 pages, édition de 1977)

Un Que-sais-je très complet qui donne à voir un large spectre sur ce qu'est l'espéranto : un projet, une idée, un idéal, une langue. L'auteur excelle a présenter les différents aspects, offre des pistes de réflexions et des perspectives sur un cas unique dans l'histoire, le succès d'une langue artificielle à survivre aussi longtemps à son créateur, la réussite a créer une culture propre à cette langue et faire vivre un idéal.

Mais le succès est relatif, il y a eu un pic dans les années 70, et depuis il semble que ce soit moins l'euphorie. Par exemple ce QSJ n'est pas réactualisé depuis 1999 sui semble être sa dernière édition, soit il y a 18 ans tout de même. Il y a eu tout de même des bande-dessinées éditées depuis (Par exemple en 2006 Tintin) mais peu dans l'ensemble.

Ce QSJ vous offrira tout ce que vous escompter savoir sur l'espéranto,, y compris une base de la langue. Il vous apprendra une multitude de choses comme la production littéraire mondiale en espéranto et surtout le potentiel de cette langue.

Note : AAAAAAAAA

dimanche 23 juillet 2017

Château l'Attente par Linda Medley

Château l'Attente par Linda  Medley (Ça et Là, 457 pages, 2007)

Un conte sous forme de BD. S'inspirant des contes traditionnels (le début vous rappellera un conte ultra connu) l'auteur s'en approprie les schémas et les structures pour narrer une histoire pleine de suspense, de rebondissements, d'étonnement et de magie. Comme dans un conte quoi ! C'est gentillet, le dessin est très ligne claire, et certains thèmes abordés pourraient faire grincer des dents (ceux de la Manif pour tous par exemple). Dans l'ensemble original et sympathique. L'édition est assez belle, reliure forte, signet en tissu, un vrai bonheur de bibliophile.

Bon cela sent les vacances, n'est-ce pas ? Je lis en peu plus que d'habitude. Et cela me fait un bien fou !!!!! Dans ma bulle d'autiste je navigue dans les imaginaires du rêve et les rêves de l'imaginaire.

Note : AAAA

Peter Jameson's Secret Language by Sylvan Zaft

Peter Jameson's Secret Language by Sylvan Zaft (1st digital edition, 152 pages, 2011)

Incipit :
The way indians talk

 Peter was always interested in learning things, but they were not always the things that his teachers were asking him to learn. He did well enough on tests, though he did not always get the highest grades in his class.
Un livre que j'ai été obligé de l'acheter en numérique (1 euros !) tant le prix de la version papier broché était élevé (35 euros !!). Malheureusement lors du passage au digital la transcription des caractères esperanto s'est mal passée (les lettres g, j, c, s accentuées sont remplacées par des caractères erronés). Clairement l'éditeur n'a pas fait son travail correctement et s'en moque complètement car un commentaire l'indiquait il y a plusieurs mois et cela n'a pas été modifié. Cela ne gêne pas trop, car soit vous connaissez suffisamment et vous corrigez à la volée soit vous ne connaissez pas et ce n'est pas si grave. Mais quand même je trouve cela dommage. Bref.

C'est un livre pour ado et au travers d'une histoire d'ado qui vont à l'école va se développer une présentation de La lingvo internacia plus connue sous le nom d'esperanto. Les divers aspects (facilité d'apprentissage, qu'est-ce qu'une langue, à quoi sert-elle, Staline en était-il content ? etc) vont être ainsi insérés délicatement dans le récit. Élégant.  J'y ai même appris au passage que l'armée américaine avait utilisé l'esperanto (Field Manual n° 30-101A : aggressor the maneuver enemy esperanto language) comme langage de l'ennemi ce qui est assez ironique étant donné l'idéal que sous-tend ce langage et son initiateur.

Une histoire très sympathique, d'amitiés, de partage, un hymne pour la curiosité, la découverte et bien sûr pour l'esperanto, que du bonheur quoi !. L'anglais n'est pas dur, idéal pour vos ados !!!

Note : AAAAA

Journal d'un vendu de Freddy Legrand

Journal d'un vendu de Freddy Legrand, annoté par Antoine Bruneau, série Histoire intime (Anovi, 501 pages, 2016)

Incipit :
 20 novembre 1941
Me voici en zone libre depuis le 13 novembre ce qui fait environ 11 jours.
J'ai repassé la ligne sans trop de difficultés. De Nevers à Chagny par le train de 8h05 à Nevers. Voyage sans incident.
Le journal, écrit sur plusieurs cahiers à l'origine, d'un français qui se considère comme un raté et une vendu. Le titre de ce livre est repris d'ailleurs in extenso des cahiers même. Les pensées, les idées, le quotidien d'un français qui a choisi de collaborer avec l'Allemagne nazie et qui s'est engagé volontairement dans la LVF. Ce n'est pas un essai, ni un roman mais un témoignage d'autant plus précieux qu'il est rare et qu'il ne s'agit pas d'un témoignage à postériori ni initialement conçu pour être édité. L'éditeur prend beaucoup de précautions (Note de l'éditeur) pour qu'il ne lui oit pas reproché toute tentative larvée de faire le jeu de l'extrême droite ou d'avoir des idées proches de celles ici énoncées ce qui m'indique à quel point de tels sujets sont toujours de nos jours considérés comme sensibles ... C'est aussi assez bien écrit par une personne cultivée et comme également les lettres en annexe Pierre-Guy Delent.

Il est vrai que de toutes les périodes de l'histoire c'est celle de la seconde guerre mondiale sur laquelle je me suis le plus penché. Par sa proximité temporelle, parce qu'elle a façonné le XXème siècle et que cette période continue de s’immiscer encore au XXIème siècle dans les débats, la politique ou dans l'idéologie des partis (cf. supra pour la note de l'éditeur). On revit à travers les écrits de Freddy Legrand son quotidien de militaire, ses idées, ses sources d'inspirations, ses contradictions, son racisme latent alors qu'il s'intéresse beaucoup aux étrangers et à leur culture, les raisons de ses choix, enfin si l'on peut parler de choix tant sa solitude, ses frustrations avec les femmes, son rationnement, les difficultés liées à la guerre ont du aussi peser. C'est certainement sa conviction que l'Allemagne allait gagner qui l'a conduit à choisir la collaboration.

Il est toujours aisé de juger a posteriori, des années après, une fois que l'on sait comment cela s'est passé (avec la Shoah, la victoire alliée etc) mais au moment des évènements, dans un climat délétère, avec autant d'incertitudes sur l'avenir, je me suis posé plein de questions, par exemple aurais-je refusé d'aller au STO ?  C'est toujours facile, avec bonne conscience, mangeant à ma faim, heureux en amour, lisant à volonté, de penser que j'aurais été extraordinaire. Bon je le suis, la question n'est pas là, mais à cette époque, avec une vision du monde déformée, colonialiste, avec des mouvements politiques divers, des tensions fortes, l'aurais-je été ? Ce n'est pas tant cela que je cherche que d'essayer aussi de comprendre ces périodes étranges et disruptives. Avec des documents plus précis, qui ne survolent pas les grandes lignes, on s'aperçoit d'une complexité loin des affirmations et des simplifications de certains. Un jugement moral n'apporterait guère mais cette lecture m'a offert une prise de distance plus étoffée sur la question. Le plus éclairant étant les contradictions de pensées démontrant que les idéologies ne sont pas aussi lisses qu'on pourrait le penser. L'autre point éclairant c'est qu'une des raisons d'engagement dans la LVF était de lutter contre le bolchevisme. Une fois la guerre terminée, la case prison (s'ils n'ont pas été exécutés), puis pour se racheter on leur propose des guerres coloniales pour lutter ... contre le communisme !!!!!!!! Certes la situation a changée,, on entre dans la guerre froide, mais quand même cela donne à réfléchir. L'épuration aussi donne à réfléchir, des français se croyant innocents et justes qui tondent des femmes (qui ont ou auraient fricotés avec des allemands), se comportant comme des salauds, cela donne aussi à réfléchir.

Note : AAAAA

samedi 22 juillet 2017

Ice Age chronicle of the earth de Jirô Taniguchi

Sacrée minerve !
Ice Age chronicle of the earth Tome 1 de Jirô Taniguchi (Kana, 274 pages, 2015)

L'auteur de l'excellent Quartier lointain. Comme il s'agit d'un diptyque dont seul le premier volume m'a été offert, je ne puis trop me prononcer en dehors de quelques points comme la qualité des dessins et une mise en situation extrême (une mine au fond d'un puits sur la Terre verglacée) efficace. Je vous en parlerais plus lorsque j'aurais lu le tome 2.

Note partielle : AAAA

jeudi 20 juillet 2017

Jolly Jumper ne répond plus de Bouzard

Jolly, là, je crois qu'on les rattrape !
Lucky Luke - Jolly Jumper ne répond plus de Bouzard (Lucky Comics, 48 pages, 2017)

Un nouveau Lucky Luke qui manie la parodie avec à la fois finesse et hommage, un humour décalé très drôle, j'ai éclaté de rire au moins deux fois ! Pour en apprécier toute la saveur il faut connaître Lucky Luke mais aussi quelques changements plus ou moins polémiques, comme l'arrêt de la cigarette à cause de la loi française (D'ailleurs je trouve cela un peu nase, bientôt les hoplophobes demanderont à ce que Lucky Luke n'ai plus de revolver, les défenseurs des animaux à ce qu'il ne monte plus son cheval, ceux qui veulent faire reconnaitre le génocide indien à ce qu'il ne soit plus un cow-boy, les daltoniens à ce que la BD soit exclusivement en noir & blanc etc).

Rien que la couverture avec Lucky en position de jockey et Jolly Jumper qui broute ... il y aurait de quoi gloser, en plus avec le titre qui rappelle Le "Manitoba" ne répond plus ... Le quatrième de couverture indiquant L'homme qui a eu l'idée de tirer sur son ombre, le ton est donné. Il y a plusieurs niveaux de lecture pour les gags ainsi qu'un regard distancié sur le mythe, comme lors de son changement d'habit, là on est dans le meta mais c'est trop drôle. Jeux de mots, y compris via les cases qui se chevauchent (comme Jolly ha ha), ironie sur son célibat, sa relation avec Jolly etc .. . Cette BD est une totale réussite !! Bravo !!! S'il y a un autre épisode j'en suis !!!!

Note : AAAAAA

mercredi 19 juillet 2017

Le dictionnaire amoureux de Tintin d'Albert Algoud

Le dictionnaire amoureux de Tintin d'Albert Algoud (Plon, 800 pages, 2016)

Incipit :
Je venais de m'assoir à ma place dans le Thalys. Après avoir passé la nuit à relire le manuscrit du Dictionnaire amoureux de Tintin, j'étais épuisé mais heureux à l'idée de me rendre à Bruxelles pour discuter de l'ensemble avec Jean-Claude Simoën, initiateur de ce projet exaltant.

Dans la série Dictionnaire amoureux ..., voici celui concernant Tintin, de la part d'un tintinophile assumé et reconnu. C'est l'avis personnel d'Albert Algoud mâtiné de la vie personnelle d'Albert Algoud, et parfois, à l'instar des Dupon{d,t}, il a le melon. Un passionné ad hoc donc, qui comme Haddock peut en avoir quelques traits comme celui de l'injure de haute volée, et d'une certaine manière, comme Lampion, il assure. Mais ce n'est pas l'humilité qui l'étouffe ni la vanité qui l'étrangle. Qu'on en juge, il se dit le seul détenteur d'un document très rare, une affichette fabriquée avec de vrais vignettes d'album de Tintin, pour avouer quelques lignes plus tard qu'il en est l'auteur. A cette aune, moi aussi j'ai des objets extrêmement rares qui feraient baver de jalousie un tintinophile intégriste, un collier de nouille avec le symbole de Kih-oskh dessiné dessus par ma belle-sœur. Impossible non plus de ne pas savoir qu'Albert Algoud, en mercantile avisé, est l'auteur du Haddock illustré, tant il en fait une publicité éhontée au fil des 800 pages (Cité au moins cinq fois, après j'en ai perdu le décompte). Faire le recensement des jurons d'Haddock et en proposer une définition du dico, ce n'est pas l'ouvrage du siècle non plus. Il se permet quelques erreurs , comme par exemple à l'entrée Wronzoff, je le cite : "../.. un des hommes de main du docteur Müller porte un nom russe, Wronzoff" (c'est moi qui souligne). C'est tout  à fait incorrect, Müller indiquant clairement (Île, 51, 4) qu'il n'est pas le chef de la bande et que d'autre vignettes portent à croire qu'au contraire c'est bien Wronzoff qui dirige et n'est donc pas un homme de main de Müller. Je vous laisse déceler les autres erreurs factuelles de cet ouvrage, cela vous fera de l'exercice. Albert Algoud, citant Le matin des magiciens est catégorique, pas de racines occultes au nazisme. J'ai pu lire plusieurs ouvrages qui disent et apportent des éléments de preuve du contraire. Je ne parlerais pas des auto-citations au travers de lettres élogieuses. A ce stade vous pourriez penser qu'il s'agit de l'ouvrage Le dictionnaire amoureux de moi-même d'Albert Algoud (Pas étonnant que sur la couverture son nom soit juste en dessous de la photo de Tintin donnant l'impression d'un livre sur Albert Algoud écrit par Tintin, ce dernier amoureux du premier ...). Pas tout à fait faux, mais pas vrai non plus tant il propose une compilation dense sur l’œuvre d'Hergé et comme j'ai trouvé particulièrement passionnant de m'y plonger (au delta près de l'égo surdimensionné de l'auteur qui en devient étouffant dans quelques passages). Je reconnais à Albert Algoud une écriture acérée, vivante, cultivée et ayant souvent de l'humour. J'y ai aussi découvert et parfois redécouvert beaucoup d'éléments. Sur l'entrée Vétilles j'y ajouterais bien la mienne, que je n'ai à ce jour jamais lu ailleurs (mais il semble qu'il existe 400 ouvrages sur l’œuvre d'Hergé, alors ...), c'est le nombre erroné de rire de Carreidas. Ce dernier (714, 9, 6) dit "../.. ça fait la troisième fois que ris aujourd'hui), Or il en est à son quatrième rire (714, 4, 10), (714, 5, 4), (714, 7, 9), (714, 9, 3). Voilà ma (très petite) pierre à l'édifice. Qu'il se trompe sur ce point, ajouté à sa personnalité de radin, menteur etc. n'est peut-être pas anodin.

Un livre digne de figurer dans toute bibliothèque de Tintinophile à côté des ouvrages de Benoit Peeters et autres passionnés de cette œuvre d'Hergé. Ce n'est pas un hasard si, étudiant d'autres langues, ce soit Tintin qui ait mes faveurs (La Templo de l'Suno, Tinĉjo en Tibeto, La nigra insulo) et d'ailleurs Albert Algoud m'a incité à découvrir d'autres langues comme le Polynésien ! Peut-être vais-je reprendre Le dictionnaire des nombres dans Tintin, que j'avais commencé, pensant recenser tous les nombres qui apparaissent dans les albums (N° tél, immatriculations de bateaux, autos etc, adresses, dates etc) ...

Note : AAAAA

La nigra insulo de Hergé

La nigra insulo. La aventuroj de Tinĉjo  de Hergé (Esperantix, 62 pages, 1987)


Saluton !

Ma troisième lecture en esperanto. Oui si on veut progresser il faut être régulier, outre mes cours en ligne sur iKurso, j'essaye de m'imprégner de cette langue et quoi de mieux que la lecture d’œuvres diverses dont la BD, je vous le demande ?

Un de mes Tintin préféré !

Quelques liens esperanto :

 Ĝis revido !

Note : AAAAA

Chronosquad T1 de Panaccione et Albertini

Bon ok j'ai mis de la confiture
de fraise partout, et alors ?
Chronosquad. Lune de miel à l'âge du bronze, Tome 1  de Panaccione et Albertini (Delcourt, 240 pages, 2016)


Une BD originale à plus d'un titre. Utilisant le voyage dans le temps pour proposer des voyages touristiques où un anti-héros va devoir corriger quelques anomalies, s'instaure un début d'intrigue de plus en plus étrange ... Un mélange parfois surprenant entre violence crue et humour potache, avec un dessin proche de la peinture, une BD qui sort du lot !! Peut rappeler un peu Valérian et Laureline pour les aspects spatio-temporels ...

Note : AAAA

lundi 17 juillet 2017

Tinĉjo en Tibeto de Hergé

Ça c'est pas un lapin !
Tinĉjo en Tibeto. La aventuroj de Tinĉjo de Hergé (Casterman, 62 pages, 2005)

Saluton !

Ma deuxième lecture en esperanto ! Peut-être un peu plus facile que pour La templo de l'suno. Il est vrai qu'entre temps j'ai progressé (un peu) dans mes cours sur iKurso. Outre les qualités propédeutiques de l'esperanto cela m'a donné envie de lire un Astérix en latin, j'ai commandé Asterix apud Helvetios, car j'ai toujours aimé cet album et on retrouve le mot apud utilisé en esperanto comme en latin, si c'est pas un critère ça !

Pour celles et ceux qui seraient intéressé par l'esperanto, dont je fais aussi la promotion (si, si !) : 
  • Un exposé TED où l'enseignant (anglais, à Manchester je crois) montre tous les bénéfices à étudier l'esperanto à l'école.
  • Le film Juna Sherlock de et avec Buster Keaton.
  • Pasporto al la tuta mondo, premier cours
  • Katy Perry en esperanto
  • Rat-man en esperanto, l'occasion de découvrir wikipedia en esperanto !
  • Apprendre sur iKurso, Lernu mais aussi sur duolingo ! (Attention il faut se mettre locuteur anglais pour avoir l'esperanto comme langue à apprendre, vous ne l'aurez pas avec le français comme langue de base).
 Ĝis revido !

La perfection du tir de Mathias Enard

Bon, il arrive ce café ?
La perfection du tir de Mathias Enard (Babel, 181 pages, 2003)

Incipit :
Le plus important c'est le souffle.
La respiration calme et lente, la patience du souffle ; il faut d'abord écouter son propre corps, écouter les battements de son cœur, le calme de son bras, de sa main. Il faut que le fusil devienne une partie de soi.

Une guerre civile, pas vraiment située mais en orient, proche de la mer. On suit un jeune sniper, ses interrogations, sa vie quotidienne, à quel point la guerre vous ronge et vous déshumanise et à quel point les décisions peuvent être individuelles, irrationnelles et contribuent à entretenir les conflits.

L'auteur instille une réelle empathie pour ce meurtrier dont il est difficile parfois de le rendre totalement responsable. L'auteur dépasse l'analyse creuse de "la guerre c'est pas bien" pour à la fois en montrer la cruauté, la bêtise, l'absurdité mais surtout à quel point on est le jouet d'évènements qui nous dépassent. Le personnage principal se désagrège sous nos yeux, son champ d'analyse se réduit comme peau de chagrin, tout est vue sous le prisme de son combat individuel, il peut de plus en plus difficilement conduire sa vie sans être équipé de son fusil ou de son pistolet, et ironie suprême, et ces objets phalliques s'en trouveront castrateurs, l'empêchant de toute relation charnelle, lui volant son désir le plus intime pour celui, destructeur, d'ôter la vie de civils innocents.

Un livre d'une écriture compassionnelle, poétique, envoutante, pas dans le jugement, montrant la lente et inexorable destruction des âmes, de l'amour et de la beauté. Des réflexions qui sonnent justes, des scènes qui décrivent avec une étonnante légèreté jusqu'où la haine peut s’immiscer et en devenir d'une glaçante horreur, où la folie se glisse petit à petit dans les corps, dans les cœurs, dans vos pensées les plus intimes. La guérilla comme si vous y étiez, au niveau d'un combattant. Une fin bouleversante. Merci à mon libraire préféré, Christophe, de l'avoir mis en valeur lors de mon passage chez lui !

Note : AAAAA

dimanche 16 juillet 2017

L'éternité dans une heure de Daniel Tammet

L'éternité dans une heure de Daniel Tammet (J'ai Lu, 279 pages, 2012)

Incipit :
Dans une petite ville de la banlieue de Londres où il ne se passait jamais grand-chose, ma famille était peu à peu devenue un grand sujet d'étonnement. Tout au long de mon adolescence, partout où j'allais, j'entendais cette question  « Combien de frères et sœurs as-tu ? »
Un recueil fascinant de pensée latérale, des rapprochements fructueux entre littérature, histoire, neurosciences, mathématiques, politique, poésie, linguistique. Un livre séduisant par ses approches originales et variées où les nombres ne sont jamais très loin.

Vous apprendrez aussi, peut-être, quelques mots comme fildefériste (page 154) ou subitiser (page 163). L’illusionnisme l'intéresse ? Cela tombe bien moi aussi ! En revanche sa solution proposée (page 165) me semble bien trop technologique pour être la bonne, non pas que la technologie ne puisse être utilisée, loin de là, mais c'est en général réservé aux apprentis magiciens qui sont prêts à mettre plusieurs centaines d'euros pour un tour automatique, substituant leur incompétence par une solution reposant sur la technologie (puces rfid dans des cartes, ondes radios entre une boite et un récepteur etc). A ce titre sont admirés les magiciens utilisant des boites (les grandes illusions), certes ils le méritent pour la partie spectacle indissociable d'un bon tour, mais celui qui devrait être vraiment admiré est le concepteur de la boite !. Les tours faisant appel à la dextérité, à nos biais cognitifs ou à la dissimulation d'astuces et cela en close-up sont bien plus bluffant à mes yeux. D. Tammet rappelle aussi une énigme assez intéressante (page 168) solvable pour peu qu'on fasse appel a minima à la pensée latérale, celle du nénuphar, sur un étang, et qui double de surface chaque jour. au bout de 30 jours il a recouvert tout l'étang, mais combien de jour lui faut-il pour en couvrir la moitié ? Il est intéressant de se pencher sur la démarche de ceux qui ne trouvent pas. Bref, ce livre, par bien des aspects, excite notre intellect !

Aussi passionnant que son premier livre autobiographique

Note : AAAA


samedi 8 juillet 2017

L'homme qui a défié Babel de René Centassi et Henri Masson

L'homme qui a défié Babel de René Centassi et Henri Masson (L'Harmattan, 339 pages, 2016)

Incipit :
Le front contre la paume de sa main gauche, Lejzer est penché sur son cahier. Il s'applique avec gravité. Dans une pièce voisine, ses trois petites sœurs jouent en criant, mais le garçonnet ne prête pas attention à leur tintamarre. Dans une calligraphie laborieuse, il trace sur le papier blanc les premiers mots de l’œuvre naissante : "Tragédie en cinq actes, par Lejzer Zamenohf." Il les relit à mi-voix, satisfait.
Une biographie de l'inventeur de la Lingvo Internacia, l'esperanto. On y a apprend qu'il a puisé dans son environnement proche pour avoir l'idée d'une langue commune, facile à apprendre, mettant tout le monde sur un pied d'égalité et qui permettrait, in fine, une paix mondiale.

L'aventure humaine d'exception pour une création unique qui a réussi et perdure encore de nos jours, où un homme de qualité, Zamenhof (droiture, honnêteté, idéalisme, tolérance, partage, humaniste, ..), a pu concevoir une langue artificielle qui a réussi à se hausser à la hauteur d'une langue naturelle (créations littéraires, romans, poésies, proverbes, chants, reconnaissance dans des instances dirigeantes, qualités soulignées par des penseurs célèbres et renommés, des linguistes, des écrivains comme Jules Verne, etc) une prouesse qui n'a d'égal que la réflexion globale d'une grande densité qui à la fois a pu accoucher d'une telle création mais qui suscite chez le lecteur la même démarche intellectuelle qui a permis cet exploit.

Le destin a pourtant été cruel, l'esperanto, est à son apogée au début du XXème, lors d'un énième congrès, alors que se déclare la 1ère guerre mondiale l'antithèse de ce que cette nouvelle langue représente. Et lors de la seconde guerre mondiale, une grande partie de sa famille sera décimée par les nazis. Mais l'idée de l'esperanto, qui dépasse celle d'une langue vernaculaire réduite à communiquer, a survécu à ses affres et mêmes aux purges Stalinienne. Quel tristesse d'ailleurs de constater que des criminels comme Hitler ou Staline soient plus connus que Ludvik Lejzer Zamenhof, que ces êtres méprisables, destructeurs, inondent les livres d'histoire au détriment des bâtisseurs. Quand on parle de devoir de mémoire de quel devoir, de quelle mémoire parle-t-on ? N'est-ce pas trop d'honneur pour ces tyrans responsables de génocides, de massacres que de remplir des étagères entières ? Pire, au détriment d'autres hommes qui ont lutté pour des idéaux nettement plus méritants ?

Ce livre permet de découvrir un nouveau continent ... Partez à l'aventure vous ne le regretterez pas ! Ce livre répondra à la plupart des questions que l'on se pose à propos de l'esperanto, et bien plus encore, pourquoi cette langue a été créée, quels principes sous-jacents la fondent, sa propagation autour du monde, existe-t-il une culture basée sur l'esperanto, est-ce une "vraie" langue, combien d'ouvrages existent au moins, existe-t-il des créations directement conçues en esperanto etc.


Note : AAAAAAA

La templo de l'suno La aventuroj de Tinĉjo

La aventuroj de Tinĉjo * La templo de l'suno de Hergé, en espéranto (Casterman, 62 pages, 2012)

Saluton !

Mon premier livre lu (et presque complètement compris) en esperanto. Après quelques heures de cours c'est insuffisant pour moi pour me sentir tout à fait à l'aise, mais néanmoins j'ai ressenti une certaine satisfaction à lire dans une langue étrangère comme ce fût le cas lointain lors de mon premier roman en anglais (Dune de Franck Herbert). Quel dommage que l'album qui précède Le Temple du Soleil, Les sept boules de cristal n'ait pas encore été traduit en esperanto. Mais je ne vais pas bouder mon plaisir. Comme je relis régulièrement Tintin celui-ci s'ajoutera à la liste. J'en ai aussi en picard tournaisien (Les Pinderleots de l'Castafiore), et cela vaut le détour !

Pas facile de trouver des bandes dessinées en esperanto ... Il existe aussi des Astérix, Le petit Spirou et même un Gaston Lagaffe !!! Impossible de trouver ce dernier sur le marché de l'occasion. Pour un fan de Gaston comme moi, c'est source de tristesse (ouiiinnnnnn !!!), ĝis revido kaj bonan tagon !

Note : AAAA

Valérian intégrale volume 3 de Christin et Mézières

Valérian intégrale volume 3 de Christin et Mézières (Dargaud, 172 pages, 2016)

Recueil de trois aventures  :
  • L'ambassadeur des ombres
  • Sur les terres truquées
  • Les héros de l'équinoxe
Toujours le même plaisir de redécouvrir ces BD de mon enfance. Suite de l'intégrale volume 1 et intégrale volume 2.  Même dans un scénario de 48 pages il y des réflexions sur le pouvoir, l'humanisme, l'anthropocentrisme etc. Cela fait écho à mes lectures actuelles sur l'esperanto ...

Note : AAAA

dimanche 2 juillet 2017

Esperanto !!!!!!!!!

Lernu esperanto !

J'ai choisi d'apprendre l'esperanto, une langue artificielle mais dont l'objet universaliste, humaniste ainsi que sa construction rationnelle m'ont séduit. Que ce soit une langue réellement pratiquée, vivante, où il est toujours à ce jour possible de l'apprendre en ligne, d'assister à des congrès, n'y est pas non plus pour rien dans mon choix. Que son créateur, Zamenhof, ait eu une vie tout aussi digne que sa création a aussi pesé dans la balance. Il me tarde d'ailleurs de lire sa biographie.  J'ai plein d'autres raisons, notamment que ce serait un choix très intéressant d'en faire une langue pour l'Europe, de l'utiliser pour la pédagogie. Comme disait Coluche vous apprenez l'étranger vous changez de pays et il faut réapprendre l'étranger ! L'esperanto permet d'aller dans n'importe quel pays avec cette unique langue. Elle s'apprend 6 fois plus vite qu'une langue naturelle. Sa grammaire permet, sans exceptions ou pièges, de bien comprendre une langue et d'apprendre plus facilement une autre langue, naturelle cette fois.

Si vous aussi vous souhaitez découvrir et/ou apprendre :
  • Esperanto-France : vous y trouverez plein d'informations sur les parutions (Livres, magazines, enseignements, congrès, etc) ainsi qu'un catalogue. Vous y trouverez même Le petit prince de Saint-Exupéry.
  • Des cours en ligne : iKurso et Lernu. Le premier peut même vous attribuer un tuteur. C'est mon cas et ce dernier est très sympa !
  • GoogleTrad pour une aide en ligne.
  • Cover d'une chanson d'Adèle ou de Queen
  • Les 16 règles de base.
Mon premier objectif est d'avoir quelques bases (pas con, hein ?) puis de lire un premier livre (Probablement Gerda malaperis !) et quelques autres (Le petit Prince, mais aussi des pièces de théâtres). Vous le saurez bien assez tôt !
Ĝis revido!

Dans l'ombre d'Edouard Philippe et Gilles Boyer

Dans l'ombre d’Édouard Philippe et Gilles Boyer (JCLattès,400 pages, 2011)

Incipit :
Mardi 16 février, 11 h 15
Pinguet sait qui a truqué le vote du 15 septembre. Pinguet pourrait parler. Mais Pinguet est mort. Curieux, non ?

Curieux n’était pas le mot.
Le message était bref. La voix ne m’évoquait rien. Un homme, sans accent, parlant lentement. Le numéro était masqué et le petit Caligny ne voyait pas de qui il pouvait s’agir.
À notre arrivée, une fois le Patron éloigné, il m’avait tendu son portable et j’avais écouté le message en affectant le calme le plus absolu. Mais j’étais sur le cul.
Le scrutin du 15 septembre, c’était le vote des militants grâce auquel le Patron avait été choisi comme candidat du parti à la présidentielle. Notre primaire.

La campagne d'un candidat à la présidentielle au travers de son bras droit ...

C'est un peu parce qu'il est devenu Premier Ministre (Je parle d’Édouard Philippe) et que Le Un a fait un article sur le quotidien des parlementaires et a proposé un extrait de ce livre que je me suis mis à le lire.

Le cynisme dans toute sa splendeur, l'art de la manipulation et de la communication dans toute sa complexité, l'Art de la guerre en politique et toutes ses ramifications et chausses-trappes. Cela sent le vécu (et pour cause !) mais c'est tout de même une histoire assez prenante et un final digne d'un thriller ! Les différends personnages sont bien campés et on y croit !

Les description truculente d'un milieu, descriptifs assez vachards, j'en conviens, des relations si particulière de ce milieu où il faut avoir le cuir épais. La sélection naturelle des grands fauves de la testostérone. La couverture rouge sang n'est pas due au hasard.

Dans le genre, les bas fonds de la politique politicienne esprit français, c'est très réussit !!! Les deux compères en ont écrit un autre (L'heure de vérité), qui semble antérieur, avec un lien possible avec ce livre-ci ... Zut, j'aime bien lire dans l'ordre ...

Note : AAAA

Je suis né un jour bleu de Daniel Tammet

Je suis né un jour bleu de Daniel Tammet (J'ai Lu, 281 pages, 2006)

Incipit :
Je suis né le 31 janvier 1979. U mercredi. Je le sais parce que dans mon esprit, le 31 janvier 1979 est bleu. Les mercredis sont toujours bleus, de même que le nombre 9 ou le bruit d'une dispute.
L'autobiographie de Daniel Tammet qui est touché par le syndrome d'Asperger avec quelques caractéristiques singulière comme la synesthésie. Outre que sa vie est assez mouvementée, il a l'art d'avoir un regard particulier, une pensée latérale vivifiante. J'ai pu y trouver de nombreuses idées originales, pleines d'imagination et de références culturelles intéressantes,mélangeant histoire, mathématiques, et surtout des réflexions sur l'apprentissage ou le fonctionnement du cerveau. Ce n'est pas un roman comme dans Le théorème du Homard ce qui ne l'empêche pas parfois d'être assez drôle. Depuis je fais une fixation sur ce personnage, Daniel Tammet, j'ai regardé pas mal de vidéos dont sa conférence TED, ou son interview (en français !!!) dans TLMEP (Tout Le Monde En Parle, émission québécoise) et bien sûr je lis ses autres ouvrages, actuellement L'éternité dans une heure. Je compte lire aussi son premier roman Mishenka, car, oui, j'ai très peu de livres à lire ...

Note : AAAA

Les Macron de Caroline Derrien et Candice Nedelec

Les Macron de Caroline Derrien et Candice Nedelec (Fayard, 234 pages, 2017)

Incipit :
Prologue
 Elle serait la pierre angulaire du couple. Son socle, son roc. Certains jugent qu'elle en serait plutôt la faille. Sa faille à lui.
 Imprévisible parfois et prolixe souvent, Brigitte Macron inquiète les communicants de son mari. Il serait dommage qu'un candidat si bien lancé en vienne à trébucher. Pas maintenant.

Pour les curieux sur les coulisses d'une ascension fulgurante.Pour moi ce n'était pas seulement l'unique raison. J'ai quelques points communs qui ont excité mon intérêt. Amiens, Le Touquet je connais ... je n'en dirais pas plus, ma biographie sera à paraitre dans quelques années.

Un livre plutôt équilibré, qui n'élude pas certaines hypocrisies, le jeu trouble de la politique ni la communication omniprésente. Un récit qui retrace de manière assez honnête ( ni pro ni anti) l'histoire qui a précédé l'élection du Président actuel. Ma curiosité a été comblée mais je ne peux pas dire que j'en retire quoi que ce soit de concret, même si cela m'a convaincu que la politique n'était pas pour moi (Au cas où j'aurais douté). Le style n'est pas brillant, faut dire qu'après Marguerite Yourcenar beaucoup de livres peuvent s'en trouver affadis, c'est tout de même beaucoup mieux que Voici, un récit plutôt bien mené et entrainant. Pour voyeuristes.

Note : AAA