mercredi 21 mars 2018

Ces rêves qu'on piétine de Sébastien Spitzer

Ces rêves qu'on piétine de Sébastien Spitzer (Les éditions de l'Observatoire, 304 pages, 2017)

Incipit :
 Un pas. Une pierre. Un chemin de poussière. Un printemps qui bourgeonne. Au fond bruit un torrent.
 Des bruits. Mille pas. Tous aussi mal cadencés.
 «Il y aura bien une halte, plus tard, pense-t-il. Cette longue marche forcée s'arrêtera un jour.»
 Aimé sent la brise, infime et infiniment douce.

Après Transport, encore un livre de la Sélection Roblès 2018 sur la deuxième guerre mondiale, c'est malin ... Donc un léger a priori pour commencer, et il est vrai qu'au début j'ai craint d'être dans le même cas que le livre Arden dans lequel je n'ai pas réussi à entrer et où je me suis ennuyé à mourir. Là, à part quelques petites longueurs, rien de tel, et l'histoire a su me captiver. Un sujet difficile dont le fil conducteur est la destinée de Magda Goebbels, qui aurait laissé périr son père. Ce sont aussi les derniers instants dans le bunker d'Hitler, alors qu'un livre (La Mort d'Hitler de Brisard et Parshina) et un documentaire viennent de sortir sur la fin de ce dernier, coïncidence signifiante ? Déjà en 2017 il y avait eu Magda Goebbels, la première dame du IIIe Reich, un documentaire d'Antoine Vitkine. Revenons au livre, en parallèle des derniers jours de Magda, la destinée d'innombrables vies et surtout celles d'enfant dont la vie a été brisée par ces moments atroces de l'Histoire. Une fin glaçante où l'on peut vivre en quelques pages un infanticide. Un livre qui propose un angle différent sur la chute du nazisme. L’addendum précisant la démarche de l'auteur ainsi que les sources utilisées a été un plus. Le titre est judicieusement choisi. Il y a des pages très bien écrites.

Note : AAA

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