vendredi 15 juin 2018

Panorama de l'Art contemporain / Les mini Larousse

Homard m'a tué
Panorama de l'Art contemporain / Les mini Larousse (Les mini Larousse, 93 pages, 2011)

Incipit :
De l'adhésion au rejet, l'art des soixante-dix dernières années s'inscrit sous le signe de la polémique. A cela, au moins deux raisons : la mutation ou disparition de ses matériaux et supports traditionnels : le rôle écrasant du marché, l'activité artistique relevant désormais du génie gestionnaire plus que de la spéculation esthétique.
Un petit livre sur l'Art Contemporain, pour en avoir une idée en somme. Malheureusement c'est parfois simpliste voir contradictoire. Déjà l'avant-propos parle de polémique concernant l'art des soixante-dix dernières années. Pour avoir lu un peu de ça et là, ce n'est pas nouveau la polémique dans l'art. Déjà au début du XXème siècle avec l'art abstrait cela commençait déjà et les aspects mercantiles n'en était pas absent. Kupka pour avoir choisi d'être en dehors de ces circuits a eu moins de succès que Duchamp par exemple. Sans parler de génie gestionnaire cet aspect n'était pas exempt dans la démarche de certains artistes. Bref l'avant-propos me semble tellement général que cela en devient cliché.


C'est contradictoire de définir le Land Art comme le .. refus d'inscrire l’œuvre dans la pérennité .. et d'insister sur la précarité comme un de ses formants (page 69) pour, page suivante, citer Double Negative ou Spiral Jetty, le premier étant une tranchée de 13 m de large, 15 m de profondeur, longue de 457 m, déplacement de 244 800 tonnes de roches ... autant dire que les prérequis cités ne sont guère rempli au point de se demander si les auteurs savent de quoi ils parlent, ou même se relisent un minimum. La définition du Land Art est plus générale : ..soumis à l'érosion naturelle .. et les deux exemples cités font plutôt partie d'un dérivé du Land Art, le Earthwork, qui recherche une empreinte définitive dans le paysage, donc tout à fait le contraire de la définition proposée par cet ouvrage. Mini c'est faire court mais rester cohérent, ou être tellement mini dans la définition est-ce sombrer joyeusement dans le contresens ?

Autre exemple ? L'Arte Povera (Art pauvre) dont une des œuvres illustrée (Vénus aux chiffons) présente une statue classique (pas vraiment partie de l'art brut avec des matériaux les plus humbles p. 66) devant un tas de linge variés et colorés, démontre la même contradiction entre sa définition et l'exemple proposé. A se demander si à un certain niveau d'intellectualisme on peut dire n'importe quoi en pensant faire sens par pure autorité.

Ceci étant dit, ce livre brosse à peu de frais tout un paysage de l'Art Contemporain, sa richesse, ses différentes et nombreuses branches, les techniques variées, quelques bases conceptuelles et incite surtout à la curiosité, à aller plus loin. Cela m'a poussé à creuser (moins que pour Double Negative, ha ha) un peu sur certains mouvements, artistes ou œuvres cités et j'en suis de ce point de vue pleinement satisfait. D'une certaine manière ce livre a joué son rôle d'introduction et après tout que demander de plus ?

Note : AAAAA

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