dimanche 9 septembre 2018

Happy by Derren Brown

:-)
Happy Why more or less everything is absolutely fine by Derren Brown (Bantam Press, 448 pages, 2016)

Incipit :
Once upon a time.
 A while ago, my long-term friend and collaborator Andy Nyman told me the following story.
 Andy, an actor with a strong fan base, had emerged from the stage door after a show to find waiting for him a lost-looking, nervous young girl, perhaps fourteen years old, barely able to make eye contact. Her mother, who was clutching a small camera, stood next to her. The mother asked if her daughter might get a photograph with him.
Philosophie, expérimentation de psychologie sociale, et état des lieux sur les dernières recherches sur le bonheur et qu'est-ce qu'être heureux finalement. Franchement une excellente synthèse sur le sujet, qui répond aux interrogations métaphysiques de certains et certaines (Par exemple l'article sur l'Happycratie). Démontre l'imposture des marchands du temple comme ceux qui nous disent, ou plutôt nous vendent, que si on a pas une Rolex avant 50 ans on a raté sa vie, ou ce genre de propos d'une grande médiocrité.

Ce livre explore les réflexions philosophiques sur le sujet après avoir dénoncé les soi-disant recettes du bien être dont certaines relèvent de la pure escroquerie (La pensée positive en particulier) et il explique pourquoi. Outre nos biais cognitifs et notre double moi (un moi immédiat, de l'expérience vécu, du plaisir et un moi qui remémore, avec une description des expériences de Kahneman pages 76/77), nous avons une tendance lourde à nous raconter de belles histoires qui ne reflètent pas vraiment le réel ou tout du moins qui en diffère tellement que si on n'y prête pas attention nos décisions sont prises sur de mauvaises hypothèses ou une vision erronées des choses. Et certains en profitent (Les publicitaires mais aussi les livres de développement personnels qui vous vendent du bonheur en prêt à porter avec des fondations illusoires). Mais c'est fou de voir à quel point il a raison et a bien réfléchit au sujet.

L'auteur plonge aussi dans les racines de la philosophie antique, Les lettres du stoïque Sénèque, les ouvrages de Schopenhauer (Oui ok c'est pas antique ça, c'est pour savoir si vous suiviez), les notes de Marc-Aurèle, le manuel d’Épictète et donne des exemples particulièrement bien choisis, par des auteurs contemporains comme William B. Irvine. Notamment l'exercice de pensée suivante (page 61/62) : imaginez que vous être le dernier être vivant au monde. Seriez-vous alors sensible à posséder un palace, une Maserati, vous habillez d'habits luxueux, avoir le dernier iphone ? Probablement que non et la raison essentielle de l'importance que cela a, lorsqu'on n'est pas seul, est le regard des autres. J'ai fait court mais l'ouvrage développe sur cette tendance et explique les racines de la souffrance (qui rejoint ce qu'en disait déjà le bouddhisme) et par d'autres exercices de pensée nous éclaire sur notre vision du monde (voire notre manque de vision). J'ai bien apprécié la partie sur la mort, à la fin de l'ouvrage. Il y a quelques exercices de pensées assez bien trouvés qui font réfléchir intensément. Finalement nous savons que nous allons mourir. La peur de mourir (à part l'inquiétude de la souffrance juste avant ou de la décrépitude) se résume principalement à ne pas vouloir mourir maintenant, mais plus tard. Ok, pour mourir mais pas aujourd'hui, non pas demain non plus, j'ai un truc à faire, un projet à finir, j'aimerais voir ma fille grandir et savoir ce qu'elle va devenir etc.

J'ai fini ce livre il y a 10 jours environ et j'ai l'impression qu'il faudra déjà que je le relise. En tout cas une excellente introduction sur un sujet que je trouve essentiel.

Note : AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA


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