vendredi 30 novembre 2018

Le TAO de la physique de Fritjof Capra

Yin = M.Yang2
Le TAO de la physique de Fritjof Capra (J'ai lu Aventures secrètes, 512 pages, 2018)

Incipit :
Un chemin avec un cœur ?
 La physique moderne a exercé une profonde influence sur presque tous les aspects de la société. Elle est devenue la base des sciences de la nature, et la combinaison de la science et de la technique a fondamentalement changé les conditions de vie sur notre planète, en bien comme en mal. Aujourd'hui, il n'existe presque aucune industrie qui n'utilise les résultats de la physique nucléaire et l'influence de celle-ci sur la structure politique du monde à travers son application à l'armement atomique est bien connue.
Un livre étonnant à plus d'un titre. Comme j'apprécie les ouvrages transdisciplinaires ou proposant des liens entre des sujets a priori peu compatibles, ce livre m'a évidemment séduit. En plus il associe deux sujets qui par ailleurs m'intéressent fortement : la physique quantique et les philosophies orientales (bouddhisme, tao notamment), ce qui est pour le moins troublant et mérite une réflexion poussée. Cela ravive en moi les souvenirs délicieux de L'infini dans la paume de la main, qui faisait converser un astrophysicien, Trinh Xuan Thuan et un bouddhiste, Matthieu Ricard. L'auteur présente les grandes lignes des philosophies orientales, l'hindouisme, le bouddhisme, la pensée chinoise, le taoïsme et le zen. Puis plonge dans les aléas de la physique quantique et montre que les points de vue ultimes sont étonnamment similaires. J'aime beaucoup les liens qu'il effectue comme par exemple entre les clichés des chambres à bulle et la danse cosmique de Shiva. Il rappelle ô combien la réalité ultime nous échappe, comment les particules sont des constructions mentales, la physique des modèles et comment énergie et matière ne font qu'une. Les quarks, à ce jour, n'ont aucune réalité concrète. Pire, il semble que les fondements mêmes soient purement des potentiels, des probabilités comme dans le débat entre Einstein et Bohr ou The Grand Design. La fiche wikipedia du Tao de la Physique aborde les dérives possible, le mysticisme quantique. Et il est vrai que l'auteur, sans jamais vraiment étayer le fond de l'affaire semble avoir un biais cognitif comme celui de prendre l'observateur d'une expérimentation comme personne, conscience subjective, et de la confondre avec l'instrument qui effectue la mesure, ce qui me semble abusif. Selon moi, seul l'instrument étant la source de la décohérence quantique et non la conscience de la personne effectuant la mesure. Là dessus il ne m'a pas convaincu un iota. Néanmoins je trouve ce livre passionnant et élargit mon horizon de la connaissance.

Note : AAAAAAAAAAA


Suddenly swooping low on an ocean deep
Arousing of a mighty monster from its sleep
We're walking in the air
We're dancing in the midnight sky
And everyone who sees us greets us as we fly

Walking in the air. Howard David Blake

vendredi 16 novembre 2018

l'empire du Baphomet de Pierre Barbet

Le crépuscule des idoles
l'empire du Baphomet de Pierre Barbet (J'ai lu, 158 pages, 1972)

Incipit :
Octobre 1118.
 Haut dans le ciel azuré de Cathay, un météore laisse derrière lui une longue trainée argentée bien visible sous les rayons du soleil.
La forêt d'Orient, proche de Troyes, est dépouillée de sa parure dorée. Au loin, on entend le jappement plaintif de chiens flairant une piste.

Sous couvert d'une apparente uchronie, l'auteur réécrit l'histoire en prenant au pied de la lettre les accusations proférées à l'encontre des Templiers, en particulier la croyance en une divinité appelée Baphomet. Cette entité aurait donc ici existé et aurait aidé à la conquête des terres infidèles, ce qu'on a appelé les croisades (Une vision peu congruente, et tout de même dissonante, avec le message chrétien d'aimer son prochain). C'est clairement une critique de la guerre absurde, de l'impérialisme et du fanatisme religieux. Aliénation de par nos illusions de contrôle et de croyances diverses. L'enfer pavé de bonnes intentions, et allégoriquement  de devoir se défaire de notre puppet master, notre démon intérieur. Cette entité fournira des boules de feu, dont l'explosion forme un champignon atomique. C'est alors également une interrogation légitime, liée à l'époque (de l'écrivain, pas de celle de l'histoire) de la guerre froide, et de l'usage des armes nucléaires où, pour imposer sa vision, on est prêt à tout détruire, tout corrompre, y compris son propre idéal. Imposer la démocratie à coup d'ICBM peut légitimement interroger, c'est un projet un peu fou, MAD (Mutual Assured Destruction). Le final est intéressant à plus d'un titre, que ce soit le recours à la méditation en groupe, le combat de la raison en somme, et surtout des aspects qui auraient plu à Philip K. Dick grand pourfendeur du réel mais je ne peux en dire plus sans dévoiler la fin, justement. Un livre assez court qui fleure bon la science-fiction des années 70, avec une odeur de papier vieilli qui me plait bien. Des thèmes profonds sont ici traités sous l'apparence d'un récit qui baigne dans l'imaginaire. Une autre approche du crépuscule des idoles, symbolisée ici sur la couverture par un être verdâtre répugnant, cornu, ailé, aux yeux rouges et à la peau pustuleuse. Je pense que consulter un dermato et un oculiste s'impose dans les plus brefs délai, il me semble ne pas aller très bien. Je suis tombé sur cet ouvrage un peu par hasard suite à une série télévisuelle qui, déjà, m'avait amené à La révolte des anges.

Celui qui n'ose pas regarder le soleil en face ne sera jamais une étoile.  
William Blake.

Note : AAA

dimanche 11 novembre 2018

Le voyage alchimique de Georges Combe

Le voyage alchimique. Sur les chemins de la pierre philosophale de Georges Combe (E.P.I. Diffusion, 7 DVDs, 2011)

Une série de sept étapes avec Patrick Burensteinas, pour un voyage alchimique. Environ 1 heure par DVD. Vous passerez par La grande place de Bruxelles, puis irez à la cathédrale de Chartres pour ensuite se poser au Mont Saint-Michel (où Patrick Burensteinas chantera, plutôt bien d'ailleurs), et gambader à Rocamadour, visiter ses trois moulins, enfin Saint-Jacques de Compostelle, qui n'est en réalité pas la fin du voyage, et finir à Paris, un coucou à Nicolas Flamel et surtout à Notre-Dame de Paris, mais aussi les vitraux de Saint-Etienne du Mons. Un voyage rafraichissant sur les traces des alchimistes, une relecture des symboles religieux sous le prisme de l'alchimie, la visite de sites architecturaux de toutes beautés. Plein d'anecdotes intéressantes, comme la pierre de touche, côté septentrion. Le seul bémol est la fin un peu trop  mystique. Une excellente série.

Tue, donc, avec l'épée de la sagesse le doute né de l'ignorance
qui réside en ton cœur. Sois Un en harmonie avec toi-même,
dans le Yoga, et lève-toi, grand guerrier, lève toi.
Bhagavad-Gita, 4, 42.

Note : AAAA

Un alchimiste raconte de Patrick Burensteinas

Falsus spiritus
Un alchimiste raconte. Autobiographie d'un alchimiste de Patrick Burensteinas (J'ai Lu, 382 pages, 2018)

Incipit :
Un alchimiste au XXIe siècle. Ça existe ?
Oui, puisque je suis là.
Mais vous pouvez oublier tout de suite la grande barbe, le chapeau pointu et la cape violette. Je m'appelle Patrick Burensteinas, je vis à Paris et je suis alchimiste opératif depuis plus de trente ans. C'est écrit sur ma carte de visite.

Ce livre est un désastre. Mythomane, affabulateur ? L'auteur aurait transmuté le plomb en or ? Et même les autres métaux ? Il aurait un élément dans une bouteille d'huile d'antimoine sur son bureau dont le poids ferait 40 kg ? Après avoir avalé la pierre philosophale il se serait évanoui et n'aurait pas mangé et bu pendant trois semaines (Wahou) ? Et plein d'anecdotes invérifiables et la plupart improbables, certaines relevant du délire pur. Plusieurs contradictions qui prêtent même au risible. Il croit en la voyance, la télékinésie ? Les reptiliens, les Moaï de l'île de Pâques étant des antennes (??), un vieux maître d'art martiaux qui se déplace instantanément ... Il invoque des déités ... des pierres qui mordent (?!), des disparitions étranges (!?), il déclenche des tempêtes (ben voyons), il est maître d'une école d'art martial (L'Azoth) dont son disciple (Si, si !) est ... un ancien maître d'art martial (No comment) ... Et il ment sciemment sur l'expérience Opera. Cela n'a pas été étouffé comme une simple recherche Google peut le confirmer et le nombre important d'articles à ce sujet (77 000 résultat pour une recherche avec les mots-clés "cern opera neutrino faster than light"). Il dit aussi n'importe quoi sur l'invariance du temps (p. 319) comme n'importe quel curieux sur la relativité peut le vérifier, par exemple le paradoxe des jumeaux, ou l'expérience avec les horloges atomiques, déjà le temps c'est compliqué et il y a un lien fort avec l'espace, on parle d'ailleurs plutôt d'espace-temps, ou alors qu'il le justifie !. Il a aussi inventé la Trame, une médecine alternative, avec à l'appui une thèse de 68 pages dont plusieurs membres du jury sont également dans l'association la Trame (Juge et partie donc, conflit d'intérêt évident) ? Sous couvert d'allégorie l'auteur se dévoile, son égo se dévoile plutôt, et franchement, j'ai trouvé cela dissonant. Belle démonstration des techniques éprouvées du charlatanisme (Références invérifiables, arguments inexistants ou faibles, assertions d'autorité, propos infondés, peu ou pas de preuves, mais le tout raconté avec les techniques de persuasion). Les rares preuves avancées, comme la surfusion, ne démontrant en rien, par analogie ou comparaison, ses propres propos. Une imposture intéressante à étudier qui m'a poussé à creuser, par exemple sur son CV, ses inventions, ses diplômes, sa découverte d'une plante anti-sida mais aussi sur certaines réponses critiques édifiantes comme, parmi d'autres, celle-là. C'est très très bien que l'auteur cite Cleve Backster dont la théorie de la Primary Perception a été démontée par Mythbuster sur le Discovery Channel. Ses mélanges new-age de pacotille, de psychologie de comptoir, de PNL pour débutant, de kabbale à peine digérée, de trucs d’illusionnistes en somme, de délires extraterrestres, des limitations de nos sens qui nous empêcherait de voir d'autres dimensions (ce qui est vrai mais ne légitime en rien tous les délires) bref du bla bla bla qui n'étonnera pas d'un poil ou d'une oreille les lecteurs de l'allumé David Icke. Mais risque de surprendre les autres. Pour avoir vu ses 7 DVDs, deux conférences et lu deux de ses livres etc. il répète à chaque fois à peu près la même chose mais tant que c'était sur l'alchimie, les liens avec l'art, les allégories, la démarche spirituelle, ok, mais là ... c'est du grand n'importe quoi, c'est plus le melon, c'est la citrouille, et une citrouille sous LSD. Je suis sidéré par les avis positifs sur cet ouvrage (Sur Amazon). Il y a quand même quelques critiques négatives et constructives, cela me rassure quelque peu. Que dirais Stephen Hawking d'un individu tel que lui ? Le titre devrait être modifié en Un alchimiste raconte n'importe quoi. Autobiographie d'un mytho. Cela serait plus conforme au contenu. Je prend pourtant grand soin à choisir les ouvrages que je lis et là quelle déception, c'est vertigineux ... et pourtant l'auteur a de réelles qualités, sur sa connaissance alchimique, sur celle de la langue des oiseaux, une certaine finesse d'esprit, de l'humour, il écrit plutôt pas mal, il a l'art du récit, du conte, il s'exprime avec aisance, mais l'attitude générale de fond, qu'il ne doit rien à personne, qu'il a créé plein de choses en tant que maître (le tout en quelques années), ses sous-entendus constants sur les disciples réels ou supposés, cela fait de plus en plus gourou (et ce besoin de reconnaissance qui corrompt tout), ses affirmations gratuites plus ou moins irréelles qu'il faut prendre pour argent comptant, cette accumulation de choses improbables et impossibles (mot dont il dit lui-même qu'il n'y croit pas ... tu m'étonnes), le manque total de références, de sources vérifiables (à part quelques rares exceptions) et d'arguments, ses dérives sur les reptiliens et autres délires, tout en assurant qu'il ne croit pas aux superstitions, que c'est vrai ce qu'il dit, qu'il s'agit d'avoir la foi (Sinon passes ton chemin, tactique très connue), pas toujours cohérent quand même tout ça, m'ont fait perdre la plus grande partie du crédit que je lui accordais. Le précepte à l'entrée de son oratoire aurait plutôt du être "Que nul n'entre ici s'il a un esprit critique". Autant dans les DVDs on était dans le monde normal qu'ici on entre dans ce qu'il appelle la réalité non ordinaire, concept fumeux un peu comme les faits alternatifs, vocable s'étant substitué dans la novlangue de notre monde en pleine déréliction, à propagande ou mensonges, qui Trump énormément comme chacun sait. Alors que la réalité est extraordinaire, ce sont nos vues qui sont ordinaires. Qu'en aurait pensé James Randi ? C'est plus roublard que de tordre des cuillères à la Uri Geller. Mais bon il a bien le droit, c'est tout à fait légitime, d'écrire ce qu'il veut et si des gogos veulent bien le croire, grand bien leur fasse, après tout qui suis-je pour juger ? Personne. Mon site n'est pas à mon nom, je n'ai rien à vendre. Mais je n'abdiquerais pas qui je suis pour autant. Et pourtant la spiritualité m'intéresse, profondément, mais pas ce type de mysticisme occulte à deux balles basé sur des fondations fragiles, sableuses pour ne pas dire virtuelles. Pour moi ce chemin n'a aucune utilité. Il relève pour moi de l'imposture pure et simple. Invoquer des déités ? Non mais sérieux ! Et comme on ne peut pas prouver qu'il n'a pas pris la pierre, qu'il a une vie allongée etc. vu qu'on ne peut pas prouver une négation, une non existence ou ce qui n'est pas falsifiable, et que de toute manière il ne le prouvera pas lui-même en la proposant à d'autres (le pierre philosophale), pas de révélation de secrets, bla bla bla, le système tient, d'une certaine manière, c'est le saut de la foi en somme. Sauf que assez rapidement cela pue le faux. En revanche pour le placement de produits (La Trame, l'Azoth, une gamme de bijoux, Les noces chymiques, dont je n'en ai pas trouvé la trace, les livres passés et à venir, et produits dérivés divers, bientôt les portes-clés ?) il maîtrise. Après tout chacun sa came. Ce n'est pas la mienne, ce livre, par certains de ses propos, est une insulte à l'intelligence. Bon c'est pas tout ça,  j'ai un documentaire sur Thich Nhat Hanh à voir, pour me réconcilier avec mon présent et me purifier de ces scories qui m'ont pollué.

Tout chemin est seulement un chemin, et il n'y a pas d'offense envers soi-même ou les autres à le quitter si le cœur t'en dit ... Regarde chaque chemin séparément et délibérément. Essaie-les autant de fois qu'il te paraît nécessaire. Puis demande-toi, et à toi seul : ce chemin a-t-il un cœur ? S'il en a, le chemin est bon ; s'il n'en a pas, il n'est d'aucune utilité.
Carlos Castaneda.

Note : 0

jeudi 8 novembre 2018

La révolte des anges d'Anatole France

Dans ta face Ialdabaôth !
La révolte des anges d'Anatole France (Rivages, 299 pages, 2010)

Incipit :
Contenant en peu de lignes l’histoire d’une famille française depuis 1789 jusqu’à nos jours.

 L’hôtel d’Esparvieu dresse, sous l’ombre de Saint-Sulpice, ses trois étages austères entre une cour verte de mousse et un jardin rétréci, d’âge en âge, par des bâtisses toujours plus hautes et plus proches et dans lequel deux grands marronniers élèvent encore leurs têtes flétries. C’est là que vécut, de 1825 à 1857, le grand homme de la famille, Alexandre Bussart d’Esparvieu, vice-président du Conseil d’État sous le gouvernement de Juillet, membre de l’Académie des Sciences morales et politiques, auteur de l’Essai sur les institutions civiles et religieuses des peuples, en trois volumes in-octavo, ouvrage malheureusement inachevé.

 Cet éminent théoricien de la monarchie libérale laissa pour héritier de son sang, de sa fortune et de sa gloire Fulgence-Adolphe Bussart d’Esparvieu, qui fut sénateur sous le Second Empire, accrut grandement son patrimoine en achetant des terrains sur lesquels devait passer l’avenue de l’Impératrice et prononça un discours remarquable en faveur du pouvoir temporel des papes.

La manière dont j'ai découvert ce livre est bizarre. Pour entretenir mon anglais je suis de temps à autre des séries en VO anglais, et là j'ai accroché avec la série Chilling adventures of Sabrina. J'y retrouvais entre autre un peu l'ambiance Adam's family, Stranger Things, Rosemary's Baby avec une esthétique gothique à la Tim Burton. En cherchant des informations sur la prochaine saison, je suis tombé sur une plainte de The Satanic Temple (T.S.T.) pour violation de copyright sur notamment une sculpture de Baphomet (Non pas de lien direct avec les Templiers, enfin je crois pas, ni avec la série de jeu vidéo Les chevaliers de Baphomet,  de la fin des années 90, ahhh le point & click de ma jeunesse, que de souvenirs) créé par T.S.T., qu'on retrouve dans des épisodes de Sabrina.  Je vais voir un peu le site de T.S.T et dans leur recommandation de lecture il y a un écrivain français dont je connais tout de même le nom, Anatole France, et l'un de ses livres, considéré comme livre canonique par le T.S.T., La révolte des anges. Ce mouvement se revendique d'ailleurs féministe, libertaire, laïc, peut-être antimilitariste (je sais pas trop sur ce point) et met en avant le libre arbitre, donc la figure de l'ange déchu Satan devant ce Dieu dogmatique et méchant, Ialdabaôth. C'est aussi pour garder la séparation de l'état de et le religion et lutter contre les groupes fondamentalistes dont certains d'ailleurs "se prennent au jeu" et apportent leur propre statue (Saint-Michel ayant battu le diable, comme la sculpture de la Place Saint-Michel à Paris) . Anatole France d'une belle écriture fin XIXème siècle début XXème revisite l'angéologie, juste avant la boucherie de 1914. On voit que l'auteur était assez érudit, ce n'est pas un hasard s'il parle d'une grande bibliothèque dans son ouvrage, et que parmi ses références il y ait un tableau de Delacroix, celui dans l'église Saint-Sulpice à Paris.Il y a aussi beaucoup de références implicites qui rendent le texte délicieux. La critique sociale ou des comportements est ironique, sans complaisance, que ce soit aussi des pouvoirs religieux ou temporels, notamment la Troisième République en déliquescence, avec une volonté nette de dépeindre la guerre comme absurde. Le final dont je ne parlerais pas est assez profond. Les aspects religieux sont assez denses, en tout cas pour moi ignorant, mais en tirant le fil à partir de Ialdabaôth  je me suis renseigné, entre autre, sur le gnosticisme  et la bibliothèque de Nag Hammadi et donc sur l'édition, onéreuse, en Pléiade, de cette dernière. Sans parler du Paradis perdu de Milton. Purée les trucs que j'ignore ... si je n'avais pas une telle maîtrise de moi-même je pourrais presque m'inquiéter. Hum et puis quelle bonne odeur papier que cette collection ... Hummmm ...



L'harmonie provient toujours des contraires ; elle est en effet l'unité d'un mélange de plusieurs et la pensée unique de pensants séparés. Philolaos de Crotone.

Note : AAAAAA

La voie des idées de Descartes à Hume de Pierre Guenancia

La voie des idées de Descartes à Hume de Pierre Guenancia (Fremeaux & Associes, 4 CDs, 2015)

Un coffret qui recoupe un peu Descartes - Spinoza - Leibniz de Luc Ferry, sauf que Pierre Guenancia raconte à sa manière, cela fait moins cours, plus exposé, mais cela donne clairement un regard, une tonalité différente et au final j'apprécie beaucoup les deux approches. La voix de Guenancia me rappelle un ami, ce qui me fait sourire intérieurement. J'aime vraiment cette histoire des idées, les liens entre les différents penseurs, ce qui les rapproche ou les différencie, ce qui les démarque, les variantes ou les changements de postulats. L'auteur fait des liens avec l'époque et aussi les idées sur lesquelles de futurs penseurs s'appuieront (Karl Marx par exemple). Alors je n'ai évidemment par retenu grand-chose, c'est bien trop riche et comme j'écoute en voiture je ne peux prendre de notes. Mais c'est la vue d'ensemble qui me tentait et là dessus je n'ai pas été déçu, après si je lis un des auteurs je saurais dans quel cadre il s'est trouvé. Et puis c'est prévu que je les réécoute.

La vérité est plus répandue qu'on ne pense, mais elle est aussi enveloppée, et même affaiblie, mutilée, corrompue par des additions qui la gâtent ou la rendent moins utile. En faisant remarquer ces traces de la vérité dans les anciens (ou, pour parler plus généralement, dans les antérieurs), on tirerait l'or de la boue, le diamant de sa mine et la lumière des ténèbres ; et ce serait, en effet, perennis quaedam philosophia [une certaine philosophie éternelle]
Gottfried Wilhelm Leibniz  

Note : AAAAA

mardi 6 novembre 2018

The Grand Design by Stephen Hawking & Leonard Mlodinow

The Grand Design. New answers to the ultimate questions of life by Stephen Hawking & Leonard Mlodinow (Bantam, 256 pages, 2011)

Incipit :
We each exist for but a short time, and in that time explore but a small part of the whole universe. But humans are a curious species. We wonder, we seek answers. Living in this vast world that is by turns kind and cruel, and gazing at the immense heavens above, people have always asked a multitude of questions.

La théorie M qui va bientôt expliquer les questions fondamentales. J'admire la clarté des propos, les images très belles, la profondeur des questions traitées. En plus ce livre revient sur une question qui me taraude : qu'est-ce que le réel ? Et confirme ce que je soupçonnais, les modélisations qui ne sont qu'une vue de la réalité, deux modèles différents conformes à l'observation seraient aussi réels l'un que l'autre.Et donc qu'est-ce que comprendre au final ? Bref, des principes très bien exposés, des questions fondamentales remises en perspectives, qu'est-ce que la science, etc. Ce n'est pas toujours simple tout de même, personnellement au dessus de quatre dimensions je me perd un peu. Bon, là où les auteurs indiquent que la philosophie est morte, j'aurais quelques réserves, même de nombreuses réserves. Mais cela n'a pas d'importance. J'ai apprécié les références avec différents mythes anciens (mayas et autres) et liens avec la vision scientifique moderne. Je me demande si le titre Grand Design ne serait pas un pied de nez à l'Intelligent Design, hypothèse dont, à l'instar de Laplace, n'a pas besoin Stephen Hawking. Une certaine poésie parfois, renforcée par de belles illustrations, et de l'humour mais quand même niveau blague carambar, là dessus peut mieux faire. Richard Feynman dans cet ouvrage est considéré quasi comme l'égal d'Einstein, c'est dire, et ses diagrammes, qui ont aussi servi à décorer son van, est un grand moment de lecture. Un grand dommage que l'ouvrage soit gribouillé par du feutre, à chaque page, et parfois toutes les lignes (!), c'est le problème parfois en achat de livre d'occasion. Mais quand même quand on souligne autant, sur toutes les pages, alors est-ce nécessaire de souligner ??? Un livre éblouissant qui m'a englouti ... j'ai adoré ! Je pars de suite me faire tatouer un diagramme de Feynman ...

Tu dois devenir l'homme que tu es. Fais ce que toi seul peux faire. Deviens sans cesse celui que tu es, sois le maître et le sculpteur de toi-même. Friedrich Nietzsche dans Par delà Bien et Mal.

Note : AAAAAAAAAA

Lettre à Ménécée d'Épicure

Lettre à Ménécée d'Épicure(Hatier, 95 pages, 2017)

Incipit:
Quand on est jeune, il ne faut pas attendre pour philosopher et quand on est vieux, on ne doit pas se lasser de la philosophie, car personne n'est trop jeune ni trop vieux pour prendre soin de son âme. Dire qu'il est trop tôt ou trop tard pour faire de la philosophie, cela revient à dire que l'heure d'être heureux n'est pas venue encore ou qu'elle a déjà passé.
Une entrée en matière qui m'a convaincue que j'étais sur la bonne voie no matter what ! En quelques pages toute la sagesse antique d’Épicure. Les 2500 années qui ont suivies, pffft, vacuité. En fait la lettre ne fait que quelques pages ! Tout le reste est une analyse critique. Ceci étant dit, il y a les points essentiels de la philosophie d’Épicure, mais faut pratiquer, pas que lire ou faire des cocottes en papier avec les pages.J'ai lu cette lettre car elle était citée dans plusieurs ouvrages et il est bon parfois d'aller boire à la source même.

Note : AAAA

L'existentialisme est un humanisme de Jean-Paul Sartre

L'existentialisme est un humanisme de Jean-Paul Sartre (Gallimard, 108 pages, 1996)

Incipit :
Je voudrais ici défendre l'existentialisme contre un certain nombre de reproches qu'ont lui a adressés.
On lui a d'abord reproché d'inviter les gens à demeurer dans un quiétisme du désespoir, parce que, toutes les solutions étant fermées, il faudrait considérer que l'action dans ce monde est impossible, et d'aboutir finalement à une philosophie contemplative, ce qui d'ailleurs, car la contemplation est un luxe, nous ramène à une philosophie bourgeoise. Ce sont surtout là le reproche des communistes.

Un texte qui vise à défendre L'être et le néant et surtout à expliciter envers les forces adverses idéologiques et contextuelles. A noter que certains communistes de l'époque m'avaient l'air bien obtus. Une présentation claire de l'existentialisme, bien que je ne sois pas sûr que cela exonère de lire L'être et le néant (En fait certainement pas !). J'ai perçu des points commun avec les idées de Pascal (présenté par Guenancia dans son cours audio). Si la citation "L'existence précède l'essence" vous semble obscure elle sera rendue ici compréhensible. Cela me rappelle tout de même le Deviens ce que tu es. On est : existence, et on se réalise dans son essence : on devient. Et donc l'existence précède l'essence. Bref rien ne se perd , rien ne se crée, tout est lié.

Note : AAAAA

vendredi 2 novembre 2018

Nietzsche de Luc Ferry

Nietzsche ! A tes souhaits.
Nietzsche, l’œuvre philosophique expliquée de Luc Ferry (Fremeaux ,3 CDs, 2009)

Petit oubli de ma part, j'avais écouté ce coffret il y a quelques semaines maintenant et je n'avais pas fait d'article. Cela va m'être plus dur maintenant car je suis en mode immersion philo (comme un bain linguistique en fait) pour me faire une idée générale des différentes pensées (méthode entonnoir) et surtout parce qu'une analyse comparative en dit beaucoup sur la pensée d'un auteur. Par exemple là j'écoute en voiture la pensée de Descartes à Hume en passant par Spinoza et Locke, et M. Guenancia nous raconte les points clés mais aussi ce qui différencie ces différents philosophes. En quoi une monade se distingue nettement de la pensée de Descartes par exemple, ce qui permet de comprendre la monade selon Leibnitz et par rapport à la pensée de Descartes. Mais de ce coffret de Nietzsche il me reste quelques bribes, en particulier de ne pas faire de contresens quant au nihilisme selon Nietzsche. Ce nihilisme, ce sont les idoles qu'il va casser au marteau, c'est de croire à des absolus dogmatiques, c'est de croire tellement à une transcendance qu'on en vient à nier (d'où le nihilisme en question) le réel d'ici bas, c'est de privilégier le ciel au détriment du terrestre. Et c'est très cohérent car Nietzsche rejoint la pensée antique des stoïciens, de vivre dans le présent. Bon, je ne sais pas si j'ai bien expliqué mais Luc Ferry, lui, est limpide, très bon pédagogue, son cours magistral est très structuré et cela me convient parfaitement. Je compte bien sûr réécouter et lire (Le crépuscule des idoles) et relire (Par delà Bien et Mal) quelques ouvrages de Nietzsche. Franchement j'aurais du me mettre à la philo format CD audio bien avant !! (En fait c'est du MP3, les nouveaux véhicules n'ont plus de lecteur CD ... Pffft)

"Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement".  
Nicolas Boileau.

Note : AAAAAAAAAA

Le miracle Spinoza de Frédéric Lenoir

Le miracle Spinoza de Frédéric Lenoir (Fayard, 234 pages, 2017)

Incipit :
Le miracle Spinoza

La vie a parfois de bien curieuses malices. Deux hommes, parmi les plus grands génies de l’humanité, sont nés à moins d’un mois d’intervalle, ont vécu fort modestement à quelques kilomètres l’un de l’autre, sont décédés relativement jeunes (à 43 et 44 ans) et assez pauvres pour laisser des dettes à leurs héritiers. Même si leur œuvre a eu un certain rayonnement de leur vivant, ce n’est que plus de deux siècles après leur disparition que leur génie a été reconnu et que leur influence est devenue planétaire. L’un était peintre, l’autre était philosophe. Tous deux sont nés aux Pays-Bas en 1632. Johannes Vermeer et Baruch Spinoza ne se sont jamais rencontrés. Il y a pourtant, outre leur biographie, une étonnante parenté dans leur œuvre : la lumière. La qualité de la lumière des intérieurs de Vermeer fait écho aux lumineuses démonstrations de Spinoza, elles nous font regarder l’homme et le monde autrement.

J’ai rencontré Spinoza assez tardivement, mais ce fut une des rencontres les plus marquantes de mon existence. C’est alors que j’ai compris pourquoi Vermeer était le peintre qui me touchait sans doute le plus : l’harmonie que révèle la lumière de ses toiles a sur moi, comme la pensée du philosophe, un effet profondément apaisant.

Un livre clair et passionnant sur la philosophie de Spinoza. Un complément au livre d'Irvin Yalom, d'ailleurs cité la bibliographie en fin d'ouvrage, mais aussi pour moi des cours audio. Quelques passages où j'aurais bien aimé disserter avec l'auteur pour quelques éclaircissements mais globalement accessible. Je suis en mode immersion totale, sans scaphandre, sans GPS et je me laisse bercer par l'histoire de la pensée et des idées des différents philosophes au cours de l'Histoire. C'est tout bonnement fascinant ... je commence à percevoir des liens, des similitudes, des approches nuancées d'un même problème fondamental. Là en ce moment c'est un cours audio sur Pascal, et j'ai un tout autre regard sur son livre des Pensées, que j'ai du lire un peu au lycée (Cela compte plus c'était il y a longtemps, aucun souvenir).

Ne pas se moquer, ne pas se lamenter,
ne pas détester, mais comprendre.
Baruch Spinoza

Note : AAAAA

Le Banquet de Platon

Le Banquet de Platon (Flammarion, p. 5 à 189 avec les notes, 2008)

Incipit :
Je crois que je ne suis pas mal préparé à vous faire le récit que vous me demandez : car il y a peu de jours, comme je revenais de ma maison de Phalère un homme de ma connaissance, qui venait derrière moi, m’aperçut, et m’appela de loin : Hé quoi, s’écria-t-il en badinant, un homme de Phalère aller si vite ? — Je m’arrêtai, et l’attendis. — Apollodore, me dit-il, je te cherchais justement pour te demander ce qui s’était passé chez Agathon le jour que Socrate et Alcibiade y soupèrent. On dit que toute la conversation roula sur l’amour, et je mourais d’envie d’entendre ce qui s’était dit de part et d’autre sur cette matière. J’en ai bien su quelque chose par un homme à qui Phénix, fils de Philippe, avait raconté une partie de leurs discours ; mais cet homme ne me disait rien de certain : il m’apprit seulement que tu savais le détail de cet entretien ; conte-le-moi donc, je te prie : aussi bien, c’est un devoir pour toi de faire connaître ce qu’a dit ton ami. Mais, avant tout, dis-moi si tu étais présent à cette conversation ? — Il paraît bien, lui répondis-je, que ton homme ne t’a rien dit de certain, puisque tu parles de cette conversation comme d’une chose arrivée depuis peu, et comme si j’avais pu y être présent. — Je le croyais.
  C'est mon troisième ouvrage de Platon, après l'Apologie et Gorgias. Là Socrate fait moins le malin, Diotime lui sert sa recette fétiche de sa maïeutique et c'est Socrate qui se retrouve sur la braise, mais c'est un texte qui parle principalement de l'Amour, l’Éros, au cours d'un banquet. Bon petit souci, je l'ai lu il y a déjà quelques semaines et depuis je suis passé à plusieurs choses différentes. J'aurais du prendre des notes pour faire un article un peu plus abouti, ou ne pas attendre autant pour l'écrire. D'un autre côté c'est Phèdre et le Timée que je voulais lire, mais il était recommandé dans je ne sais plus quel blog de commencer par L'Apologie, Le Banquet etc. Ok, pourquoi pas. Il est vrai que sous l'apparence trompeuse d'échanges, les thématiques traitées sont assez profondes en fait. J'aime bien aussi que Platon ne propose pas de système tout fait, de conclusion ou d'un vadémécum qui dispenserait de penser par soi-même. Et puis avant d'avoir une analyse plus poussée de la pensée de Platon, encore faudrait-il avoir tout lu (et relu), mis en perspective, ordonnancé dans le temps et dans les différents contextes etc. C'est d'ailleurs pour cela que je potasse en parallèle le Bescherelle sur l'Histoire de la Philosophie (Oui quand je me met à quelque chose je fonce, c'est encyclo, cd audio, livres, blog de philo etc.). Enfin je fonce, disons que je réoriente mes énergies, j'abandonne les occupations peu nourrissantes et réduit ma dispersion à un objectif plus concis.

I'm gonna swing from the chandelier, from the chandelier
I'm gonna live like tomorrow doesn't exist
Like it doesn't exist
I'm gonna fly like a bird through the night, feel my tears as they dry
I'm gonna swing from the chandelier, from the chandelier

Chandelier - Sia


Note : AAA

jeudi 1 novembre 2018

The Genius and the Goddess by Aldous Huxley

Chaîne de vie !
The Genius and the Goddess by Aldous Huxley (Penguin Vintage, 128 pages, 2018)

Incipit :
"The trouble with fiction," said John Rivers, "is that it makes too much sense. Reality never makes sense."
 "Never ?" I questioned.
 "Maybe from God's point of view," he conceded. "Never from ours. Fiction has unity, fiction has style. Facts possess neither. In the raw, existence is always one damned thing after another, and each of the damned things is simultaneously Thurber and Michelangelo, simultaneouslyMickey Spillane and Thomas à Kempis. The criterion of reality is its intrinsec irrelevance."
L'incipit donne le ton, la réalité n'a aucun sens. Peut-être est-ce l'absurde de Camus, je ne sais pas, mais à la lecture de ce livre je le pense, récusant l'unité du réel dès l'incipit tout en réfutant le dualisme, renvoyant dos à dos le mètre linéaire de la psychologie analytique et celui de la philosophie, nous laissant finalement seul devant l'Univers. Aldous Huxley est un auteur qui, au delà d'une histoire d'amour, a quelque chose à dire, un auteur intelligent, cultivé, racé, qui nous fait part de ses interrogations et nous pousse à nous poser les même questions, il convoque ses propres questions existentielles qui sont, je le pense, communes à tous et à toutes. Une sensibilité, un art de décrire l'indicible de nos pensées ou plutôt de les suggérer à l'instar de Stefan Zweig ou d'un Victor Hugo. Une histoire remarquablement construite, lorsque, par exemple, Huxley remet en cause le dualisme, cela sera illustré à plusieurs endroits dans la nouvelle, laissant même libre cours à la notion de superposition (Qui éveille en moi aussi bien la physique quantique que Schopenhauer ou Nicolas de Cues que je suis en train de lire). Lorsque le thème du silence sera traité, plusieurs aspects et facettes de celui-ci seront approchés, aussi bien au niveau matérialiste, moral que spirituel. La finesse de l'écriture, la profondeur des thématiques traitées font de cet ouvrage une construction magistrale. La causalité que l'auteur approche par la Prédestination, m'a rappelé Spinoza, et la mécanique implacable de l'histoire celle du Grand Horloger panthéiste Spinoziste. Même la perturbation du narrateur qui s'immisce dans ces deux particules intriquées que sont le Génie et la Déesse, qui vient en prendre la mesure et par là même définit la place et la vitesse des uns et des autres, induisant la survie de l'un au détriment de l'autre, invitant Morta, l'une des trois Parques, à l’inéluctable de sa fonction, rend ce livre transcendant, bouleversant. Huxley m'avait déjà profondément plus aussi bien par son ouvrage sur Les portes de la perception que son livre Île. Étonnamment je n'ai pas lu, enfin je crois pas, son livre le plus connu, Le meilleur des mondes. Bref, une nouvelle d'une grande portée sur laquelle pourrait se tisser de multiples échanges avec vos amis, un soir à côté d'un feu de cheminée, avec une lumière tamisée. Comme dans Interstellar ou Platon, l'Amour est la plus haute vertu. Préparez vos mouchoirs quand même.

"Il y a toujours un peu de folie dans l'amour, mais il y a toujours aussi un peu de raison dans la folie."
Citation de Friedrich Nietzsche ; Ainsi parlait Zarathoustra (1885)

"La difficulté actuelle, c'est que l'homme s'imagine qu'il est l'auteur de ses actes. C'est une erreur. C'est la Puissance supérieure qui fait toute chose; l'homme n'est qu'un instrument. S'il accepte cette position, il se libère de tous ses troubles; sinon, il les favorise." Citation de Ramana Maharshi , (1879-1950), philosophe et mystique hindou.

Note : AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA