jeudi 27 décembre 2018

21 Lessons for the 21st Century by Yuval Noah Harari

Véda du XXIème siècle
21 Lessons for the 21st Century by Yuval Noah Harari (Jonathan Cape, 352 pages, 2018)

Incipit étendu :
In a world deluged by irrelevant information, clarity is power. In theory, anybody can join the debate about the future of humanity, but it is so hard to maintain a clear vision. Frequently, we don't even notice that a debate is going on, or what the key questions are. Billions of us can hardly afford the luxury of investigating.

De la bonne futurologie comme les livres que d'Alvin et Heidi Toffler que je lisais avec émotion il y a plus de 20 ans (Par exemple La troisième vague). Le genre d'esprit qui me pousse à me remettre en question et à me dépasser. Des  analyses toujours aussi inspirantes, synthétiques, stimulantes. Un livre qui brille de mille feux. Je trouve l'auteur clair dans ses analyses que j'épouse la plupart du temps, et j'adore lorsqu'il résume sa pensée en une ligne. Cela n'a pas la poésie du Haïku mais cela en a toute la pertinence. Il intègre dans ses analyses les structures fondamentales de nos comportements, comme nos biais cognitifs, notre substrat émotionnel, et bâtit sur l'incertitude de l'avenir les tendances qui pourraient aider au mieux à survivre comme individu mais aussi comme société. Que ce soit sur le racisme, l'éducation, les religions pour n'en citer que trois, il apporte à chaque fois les éléments permettant de débattre sur des bases saines, claires, accessibles. Je ressens qu'il arrive à se placer au dessus du lot, au dessus des partis, au dessus des passions et ainsi permettre à chacun d'en retirer le meilleur. Son approche sécularisée ne plaira pas à tout le monde en particulier aux fondamentalistes et  aux idéologues mais si vous arrivez à prendre du recul comme il le fait, alors votre vision des choses s'en trouvera enrichie voire transformée. Lire Yuval Noah Harari c'est comme se synchroniser à une station de radio dans le brouhaha du monde, une épiphanie intellectuelle. Parfois l'allégorie manque tout de même (Selon moi) de pertinence. Par exemple p. 267 lorsqu'il évoque qui contrôle qui de l'humain et de la technologie, il compare l'individu scotché sur son smartphone à un zombie. Comparaison n'est pas raison et comme Michel Serres qui confond vitesse de pianotage sur le smartphone (capacité physique) de Petite Poucette avec intelligence (capacité cognitive), il confond la couche 1 (Physique) et la couche 7 (Applicative) du modèle OSI. Si cela se trouve le zombie en question est en train de lire le livre de l'auteur sur son application e-book, et bam voilà sa comparaison qui s'effondre bêtement, à cause d'un zombie fan de l'auteur, c'est ballot. Mais bon rien de grave, et puis peut-être veut-il souligner la dépendance à la technologie. Il est presque réjouissant que le plus ancien conseil recommandé, encore plus important selon lui au XXIème siècle soit le Connais-toi toi-même, n'est-ce pas édifiant ? Les derniers chapitres qui parlent bouddhisme ou méditation m'évoquent beaucoup de choses personnelles. Je n'ai pas encore eu le courage de faire Vipassana, en revanche je tente depuis quelques jours de passer de 30 mn de méditation journalière à 1 heure. Il me rappelle la même recherche, la même approche que Derren Brown, mais ce dernier se concentrait sur le bonheur. J'aurais tellement aimé rencontrer Harari et qu'il m'aiguille plus qu'il ne me révèle, afin que je trouve par moi-même, un guide plus qu'un professeur en somme, mais néanmoins il reste tellement de choses qu'il n'a pas épuisé le sujet, cela laisse de la marge. Pour chaque chapitre il y a tout un pan à explorer. A moi de travailler maintenant.


Genevieve, Genevieve
Horoscopes were written in the snow
Genevieve, Genevieve
Sometimes the sun just gets too close

Genevieve - Perry Blake

Note : AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA 

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