vendredi 21 décembre 2018

LOeuvre au Noir de Marguerite Yourcenar

Tu es keph et sur ce kaph,
je batirai ma knossiah
L’Oeuvre au Noir de Marguerite Yourcenar (Folio, n pages, 1980)

Incipit étendu :
Henri-Maximilien Ligre poursuivait par petites étapes sa route vers Paris.
 Des querelles opposant le Roi à l'Empereur, il ignorait tout. Il savait seulement que la paix vieille de quelques mois s'effilochait déjà comme un vêtement trop longtemps porté. Ce n'était un secret pour personne que François de Valois continuait de guigner le Milanais comme un amant malchanceux sa belle ;
Les aventures d'un médecin alchimiste, Zénon, au travers d'une époque intolérante envers ceux qui cherchent. J'ai été moins passionné que par ses Mémoires d'Hadrien, il y a quelques passages un peu long, disons trop sinueux à mon goût. Cela reste tout de même très bien écrit avec des passages lumineux et une qualité littéraire largement au dessus de la moyenne. Un hymne aux cherchants, à la science, à la vérité, devant l'ignorance, la bêtise, les pouvoirs et les dogmatismes, et qui illustre l'adage selon lequel pour vivre heureux il faut vivre caché. Il me plait bien ce Zénon ... La postface, qui explique la genèse du livre, est passionnante, d'autant que ce livre a des liens très fort avec Mémoire d'Hadrien justement et que l'auteur décrit un ensemble assez étoffé d'ouvrages, de rapports, d'essais, qui lui ont servis de sources d'inspiration. Dire qu'elle avait ébauché ces deux ouvrages dès une vingtaine d'année ... j'en suis époustouflé.

Nec certam sedem, nec propriam faciem, nec munus ullum peculiare tibi dedimus, o Adam, ut quam sedem, quam faciem, quae munera tute optaveris, ea, pro voto, pro tua sententia, habeas et possideas.
Pic de la Mirandole.
Oratio de hominis digratate.

Note : AAAAA

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