lundi 22 avril 2019

Le langage de la nuit d'Ursula K. Le Guin

Janus Saturnien ?
Le langage de la nuit d'Ursula K. Le Guin (Le Livre de Poche, 191 pages, 2016)

Incipit :
Une citoyenne de Mondath
 Un soir, j'avais peut-être douze ans, je parcourais les rayons de la bibliothèque du salon à la recherche d'un livre à lire, quand je trouvais un petit volume des éditions Modern Library, à la reliure de vieux cuir fatigué.
Un recueil de textes, réflexions, interventions, conférence, d'Ursula K. Le Guin et qui tente, entre autre, d'expliquer pourquoi le genre science-fiction est mal compris, considéré comme un sous-genre ou encore dénigré au point de le ranger dans la catégorie littérature jeunesse. Étant donné la qualité de cette dernière je ne vois pas cela d'un si mauvais œil, mais je m'égare. Des réflexions profondes qui me rappellent Psychanalyse des contes de fées de Bettelheim ou encore les ouvrages de Joseph Campbell sur les mythes. Mais ce n'est pas une analyse systématique ou un essai, la forme est plus libre, et l'auteur partage aussi une partie de sa vie. Les premiers articles me paraissaient un peu léger mais la suite m'a rassuré. C'est le titre qui m'a attiré et un article sur la méfiance envers l'imaginaire, la fantasy ou la science-fiction. Comme j'ai un peu de mal à comprendre cet ostracisme je me suis dit que j'y trouverais peut-être des réponses. En fait non. Les qualités du genre me sont connues, les travers des détracteurs aussi. Ces derniers souvent résument la science-fiction à des vaisseaux spatiaux, ce qui est assez réducteur. Mais la partie concernant les mythes et leur utilité, là en revanche cela m'a fait réfléchir. Et puis le titre est très beau, le langage de la nuit ... Rien que cela et je pars déjà ... Cela m'a rappelé un des livres de Michel Onfray qui expliquait combien l'imaginaire était réprimé au travers de l'histoire, pour des raisons politique et religieuse. Bref.

L'histoire du christianisme ressemble à un récit de science-fiction. 
Emmanuel Carrère.

Note : AAAAAAA

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