lundi 22 avril 2019

Philosophie et modernité d'Alain Finkielkraut

Run Forest, run !
Philosophie et modernité d'Alain Finkielkraut (Les éditions de l'école Polytechnique,130 pages, 2009)

Incipit :
I
Rousseau et la question du mal

«Toute philosophie passe dans les faits. La spéculation la plus escarpée a les pieds dans la pratique de la vie et les principes mènent les hommes, et les plus bruts d'entre eux, la chaîne de la logique au cou», a écrit Jules Barbey D'Aurevilly.

Un recueil de cours d'Alain Finkielkraut à l'école Polytechnique où il enseigne. Des thèmes précis concernant notre modernité sont exploré au travers de chapitres thématiques. L'égalité, le ressentiment, Freud et la Psyché, Heidegger et la teckhnè, Carl Schmitt et la guerre, Levinas et l'éthique, ou encore Hannah Arendt et la question de l'histoire. C'est assez dense, mûrement réfléchi, très construit et, cela va de soit, très enrichissant. Cela nécessite de monopoliser toutes ses ressources et toute son attention, car chaque thème est traité de manière synthétique, cela est d'autant plus stimulant. Certains points noirs ne sont pas occultés, comme le nazisme d'Heidegger ou de Carl Schmitt. J'y ai retrouvé les trois vexations (Chapitre concernant Freud), auxquelles pourraient se rajouter celle de l'Intelligence Artificielle, depuis Big Blue et surtout dernièrement avec AlphaGo. Ce documentaire m'a bien fait ressentir qu'un changement de paradigme est en cours et que je suis en plein dedans.

La modernité, c'est le transitoire, le fugitif, le contingent, la moitié de l'art, dont l'autre moitié est l'éternel et l'immuable. Il y a eu une modernité pour chaque peintre ancien.
Charles Baudelaire

Note : AAAAAA

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