jeudi 18 avril 2019

Qui a tué l'homme-homard ? de J.M. Erre

Le cuistot ?
Qui a tué l'homme-homard ? de J.M. Erre (Buchet-Chastel, 359 pages, 2019)

Incipit :
Je vois la vie en monstre,
le blog de Winona Jane

Episode 1

Ma première fois, c'était avec un grand blond plus âgé que moi.

De retour triomphal et adulé du Club de Lecture, j'ai ramené cette perle d'humour sur les conseils avisés de sa Présidente attitrée, la Grande Catherine. Ce n'est pas le premier ouvrage de l'auteur que je lis, je me rappelais vaguement celui de Sherlock, mais ce blog, merci à lui, me rappelle aussi celui sur la fin du monde. Mais peu importe, ce mystère du tueur de l'homme-homard est un délice d'humour noir, deuxième degré, oserais-je dire pince-sans-rire (ha ha ha), qui en fera bisquer (ho ho ho) plus d'une et plus d'une. Loin des blagues de crustacé sauce armoricaine, l'auteur déploie l'humour que j'aime et se paie le luxe de mettre en scène une narratrice détective à roulette suivant en cela les quota handicap imposé mais pour mieux s'en moquer, et surtout nous faire réfléchir sous un angle moins policé et donc plus riche. J'ai éclaté de rire plusieurs fois (oui, j'ai l'humour facile mais quand même). Il y a un côté méta comme à chaque fois avec l'auteur, qui s'amuse des codes pour s'en jouer, s'en moquer, les détourner, offrant une parodie savoureuse et réussie du genre. Cela m'a distrait un temps de ma lecture de la biographie de Claude Shannon, de ma relecture d'Harry Potter (Je n'avais pas tout compris les trois premières fois), d'une réflexion pertinente du genre science fiction (Le langage de la nuit, quel beau titre, d'Ursula K. Le Guin), oui ok lire plusieurs livres en parallèle n'est pas raisonnable, mais cela en valait la peine. S'il est vrai que rire équivaut à manger un steak alors mon régime végan a été soumis à des contraintes insoutenables. Ce qui n'est guère trop gênant vu que je ne suis pas Végan. Oui, ok, pour l'humour je ne suis pas J.M. Erre, que voulez-vous ...

Mon frère, il est mort à l'étranger ; à Paris, précisément. La cause du décès était-elle précisée ? Il semblerait que ce soit un gros refroidissement.
Oscar Wilde dans L'importance d'être constant (1895)

Note : AAAAAAA

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